Kitabı oxu: «Les avantages de l'équitation basés sur la médecine»
A Fitz Patrick
Les avantages de l'équitation basés sur la médecine

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066328689
Table des matières
I
AVANT-PROPOS.
II
INTRODUCTION.
III
IV
V
VI
VII
VIII
DU CHEVAL.
DU PAS.
DU TROT.
DU GALOP ORDINAIRE.
DU PETIT GALOP OU GALOP DE CHASSE.
DU GALOP DE COURSE, OU VENTRE-A-TERRE.
DU TRAQUENARD

I
Table des matières
AVANT-PROPOS.
Table des matières
On a toujours reconnu que l’exercice du corps était le moyen le plus sûr et le plus efficace pour conserver la santé, ou pour la rétablir, lorsqu’elle se trouve altérée et dérangée. Il est de fait que les personnes qui passent leur vie dans la mollesse et sans faire jamais aucun exercice ne jouissent jamais d’une bonne santé, et qu’elles sont sujettes à une infinité de maladies; leurs fibres sont faibles et relâchées, leurs organes s’engourdissent et deviennent paresseux. Elles commencent à perdre l’appétit parce que les digestions se font mal; leur corps grossit et se charge d’un embonpoint incommode, et elles sont bientôt dans l’incapacité de vaquer à rien.
L’exercice, au contraire, augmente les forces.; la circulation du sang et de toutes les humeurs se fait-mieux et avec plus d’uniformité ; les fibres prennent plus de vigueur et plus d’élasticité ; toutes les humeurs reçoivent une élaboration plus parfaite; le fluide nerveux se sépare en plus grande quantité dans le cerveau pour se répandre dans les nerfs, et tous les mouvemens et toutes les fonctions du corps se font avec plus d’énergie et d’aisance.
Mais si l’exercice, en général, donne d’aussi heureux résultats, celui du cheval a sur tous un avantage immense. Non seulement il guérit un grand nombre de maladies, mais il les prévient avant qu’elles soient formées.
Développer cette idée qui fait depuis quinze ans l’objet de mes plus sérieuses méditations, de mes études les plus approfondies, tirer de ce principe fécond toutes les conséquences qui en découlent, en rendre l’application plus générale et plus salutaire dans l’intérêt de l’humanité, tel est le but que je me suis proposé en publiant cet ouvrage sur les avantages de l’équitation considérée dans ses rapports avec la médecine.
Ce que Boerhaave, Sydenham, Hoffman, et après eux nos plus célèbres médecins n’ont pour ainsi dire qu’indiqué, je viens le traiter avec détails. Après avoir examiné la question sous toutes ses laces, après avoir soigneusement visité, exploré ses moindres replis, j’apporte avec confiance aux médecins et au public éclairé le fruit de longues recherches.
Si ce travail n’est pas aussi complet que je l’aurais désiré j’espère que l’on voudra bien considérer qu’il n’existe aucun ouvrage spécial sur l’équitation appliquée à la science médicale; que par conséquent je n’ai pu trouver aucun guide pour me diriger dans des investigations difficiles, et que ce livre n’est en quelque sorte que le résumé des faits que j’ai recueillis et des expériences que j’ai faites moi-même.
Tel qu’il est cependant, je crois que cet ouvrage renferme des préceptes sûrs pour le public en général, et pour le médecin en particulier des documens importans sur une matière peu connue et à peu près dédaignée, à cause des obstacles immenses qu’on rencontre, lorsque s’agit d’adapter convenablement l’exercice du cheval à telle ou telle maladie.
Il en est de même de tous les autres agens nouveaux en médecine: jusqu’à ce que leur efficacité soit bien démontrée, on ne les emploie qu’avec timidité et la plus grande réserve.
L’équitation a dû naturellement éprouver le même sort. Le bien qu’elle produit, l’influence favorable qu’elle exerce n’étant montrés que de loin en loin, ce qu’on en a écrit se trouvant confondu dans divers ouvrages où il serait long et mal aisé de le rencontrer, l’attention du médecin ne s’est point arrêtée sur ce point.
Je viens essayer de combler cette lacune. Heureux si mes faibles travaux parviennent à jeter quelques lumières sur un côté vierge encore d’hygiène et de thérapeutique; je ne demande pas d’autre récompense; là se borne toute mon ambition.
II
Table des matières
INTRODUCTION.
Table des matières
L’équitation a été dans tous les temps regardée par les médecins comme un moyen curatif dans certaines maladies. L’expérience avait appris à Sydenham à en faire tant de cas, qu’il la croyait propre à guérir, sans autre secours, non seulement de petites infirmités, mais encore des maladies désespérées, telles que la consomption, la phthisie même accom pagnée de sueurs nocturnes et de diarrhée colliquative, et il témoigne n’être pas moins assuré de l’efficacité de ce secours dans cette dernière maladie, que de celle du mercure dans le traitement des affections vénériennes, et de celle du quinquina contre les fièvres intermittentes.
Si jusqu’à ce jour l’équitation a été employée en médecine avec peu de succès, c’est, d’un côté, parce que l’application de cet exercice est confiée ou bien à des malades incapables de la faire prudemment, graduellement et en temps opportun, ou bien à des hommes tout à fait étrangers à la science médicale, et parce que d’un autre côté les médecins sont d’ordinaire des écuyers peu expérimentés.
Toutes ces causes m’ont fait penser que je pourrais être utile en me livrant à une spécialité qui, si elle n’a pas été complètement abandonnée, a du moins été fort négligée. Convaincu que tous les efforts qui ont pour but le perfectionnement d’une science sont comptés pour quelque chose à celui qui les tente, je n’ai point hésité à mettre au jour un second ouvrage sur les bienfaits de l’équitation dans ces diverses maladies.
Peut-être cette idée semble-t-elle au premier abord n’offrir rien d’important ni de bien neuf. Cela vient de ce qu’aucun médecin n’a assez appliqué l’équitation, comme remède médical pour ordonner cet exercice avec certitude de succès. Cela vient aussi de l’ignorance où l’on est encore, à l’heure qu’il est, des avantages spéciaux de l’équitation, aucun traité pratique n’en ayant parlé avec quelques développemens.
Si l’on veut bien parcourir cet ouvrage; on reconnaîtra facilement que je n’ai point étudié l’exercice du cheval en écuyer qui l’enseigne à des élèves, mais en médecin qui l’envisage comme un curatif dans certaines maladies prévues.
Jusqu’à ce jour les praticiens se sont bornés à prescrire l’exercice du cheval dans quelques convalescences; mais aucun d’eux, par impuissance sans doute, n’a cru nécessaire de désigner quel cheval était propre au tempérament de tel ou tel malade, ni quelle allure convenait mieux à telle ou telle maladie. Aussi la plupart du temps n’obtenait-on point les résultais désirés. Il arrivait très souvent que la maladie empirait. (C’est malheureusement ce qui arrive encore.) Dans cette occurrence, les médecins, au lieu de rechercher les causes qui influaient désavantageusement sur le malade, au lieu d’examiner si elles n’étaient point ailleurs que là où ils les croyaient, défendaient cet exercice salutaire, faute d’en savoir ordonner l’usage à propos.
On comprend qu’il est naturellement très difficile pour celui qui n’a pas une profonde connaissance des chevaux, de donner utilement des prescriptions qui exigent cette connaissance. Mais il n’en est pas moins vrai que l’équitation est, dans une infinité de circonstances, souverainement curative.
Le point essentiel est donc de savoir la diriger.
Bien persuadé de cette vérité, j’ai longtemps étudié et observé pour rechercher les élémens d’une bonne direction, sachant que toute la question est là. J’apporte à cet effet au public le fruit de mes études et d’une pratique depuis longtemps journalière.
Déjà, les considérations que je développe ici, je les ai sommairement examinées dans une brochure que j’ai publiée, sous le titre de Considérations sur l’exercice du cheval employé comme moyen hygiénique et thérapeutique. Depuis, mon opinion s’étant fortifiée du succès de plusieurs applications heureuses, je crois utile de la faire connaître.
J’ai dit quelques mots, dans la brochure dont je parle, des diverses races de chevaux et de l’importance de leurs allures sous le rapport médical. J’ai expliqué comment l’équitation ne peut pas être propre à tous les tempéramens, et je me suis attaché à convaincre de cette vérité : que l’exercice équestre, tout en produisant sur le corps les plus favorables effets, favorisait le développement de l’intelligence et avait la meilleure influence sur le moral.
Je n’y exposais que brièvement la nature des maladies où cet exercice devient salutaire et j’indiquais en passant les affections organiques ou accidentelles qui en défendent l’usage.
Ce que je n’ai fait qu’ébaucher alors, je tâche de l’achever aujourd’hui.
Je ne regarde pas l’exercice du cheval sous le même point de vue que les anciens médecins. Je ne puis être, par exemple, de l’avis de Mercuriali qui, en matière d’équitation, entendait faire valoir l’exercice de l’âne et du mulet ni plus ni moins que celui du cheval. Cette prétention est inadmissible; personne, je pense, ne la défendra. Il est impossible de mettre l’âne et le mulet dans la même catégorie que le cheval dont ils diffèrent pour tout, en agrément et en allure. J’attribue l’erreur de cet habile médecin à son inexpérience de l’exercice de l’âne et du mulet, dont la monture est toujours fort pénible. Ces animaux peuvent, néanmoins, dans certains cas fort rares, procurer beaucoup de soulagement aux convalescens assez forts déjà pour en faire usage sans danger.
Il n’y a qu’un médecin qui puisse dire quelles sont les meilleures manières de s’exercer à cheval; il faut un homme qui connaisse le jeu et tous les ressorts de la machine humaine, pour commander les poses du corps avec profit. Dans telle pose, par exemple, les muscles sont dans un état de repos et de relâchement tranquille, ou bien ne servent qu’à maintenir dans une situation calme certaines parties du corps. Dans telle autre pose, il y a plus de mouvement et plus de dérangement.
Les poses de l’homme à cheval présentent des conditions différentes que l’homme de l’art doit connaître et dont il doit profiter dans l’intérêt de ses malades. Il en est qui agitent la machine bien plus vivement et bien plus fortement que les autres; quelques-unes la soumettent à des influences particulières, et par conséquent méritent une grande attention de la part des médecins.
Dans l’équitation, l’homme, assis sur un cheval, soumet son corps à suivre tous les mouvemens du corps du cheval. Or, chaque fois qu’en se portant en avant, celui-ci pose un pied sur la terre, il se fait un choc; une répercussion de mouvement a lieu; le corps de cet animal est secoué, et l’homme qui repose dessus en est ébranlé plus ou moins fortement, selon qu’il est plus ou moins cavalier et qu’il se lie à son cheval; et comme ces successions, répétées sans fin, deviennent, en peu d’instans, innombrables, une cause qui agit avec tant de force ne peut. manquer de déterminer des changemens importans dans l’état du système vital.
Les effets immédiats de l’équitation n’ont pas-toujours le même degré d’intensité. Ils sont peu marqués, si l’animal va lentement et au pas; ils deviennent plus prononcés et ordinairement plus salutaires, à mesure qu’il allonge la marche. Si le cheval est au trot, ces effets ont une grande violence et les saccadés ne se supportent qu’avec peine. Dans le petit galop et le galop ordinaire le corps reçoit des secousses plus douces. Dans le ventre à terre les secousses sont très-agréables, mais la rapidité de la courte gêne les phénomènes de la respiration. L’amble et le traquenard balancent le corps et l’agitent de droite et de gauche par des trémoussemens vifs et répétés.
La grosseur du cheval, le volume de son corps et ses différentes allures sont autant de circonstances que l’on ne doit pas négliger lorsque l’on s’occupe de l’étude des effets que détermine l’équitation. L’équitation a toujours été une gestation célèbre en médecine et rangée parmi les agens toniques les plus remarquables.
Aux avantages essentiels qui tiennent à son influence sur nos organes, elle joint, nous l’avons dit, celui de relever le moral des malades. A ceux qui, trop faibles pour se promener à pied, sont cependant assez forts pour se donner de l’exercice, le cheval permet d’aller en pleine campagne, d’y respirer un air vif, pur et sans cesse renouvelé, de jouir des beautés de la nature, et de se procurer enfin tout le bien du mouvement sans fatigue pour le corps et avec plaisir pour l’esprit.
Je signalerai ces divers avantages lorsque je traiterai de l’influence de l’équitation sur le corps humain.
Je tâcherai ensuite de démontrer la différence qui existe pour le médecin entre les diverses races de chevaux et le mérite de leurs allures particulières.
Quant à l’emploi thérapeutique de l’équitation, je suis assez heureux pour ne le conseiller qu’avec le secours des observations que j’ai été à même de recueillir moi-même.
Plus à portée que personne, par les divers services que j’ai été appelé à faire, et par la nature de l’établissement que j’ai fondé à Paris, établissement destiné spécialement à l’équitation médicale, d’étudier et d’approfondir cette partie, j’y ai consacré tous mes soins et tout mon temps. Aussi cet ouvrage n’étant dû en grande partie qu’à mes expériences personnelles, j’ai l’espoir qu’il ne trouvera point de contradicteurs et qu’il pourra au contraire rendre quelques services.
Après ce dernier préambule, j’entre en matière.
Pulsuz fraqment bitdi.