Kitabı oxu: «Histoire naturelle racontée à la jeunesse»

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Aglaé de Bouconville

Histoire naturelle racontée à la jeunesse, ou Exposé des instincts et des moeurs des animaux, précédé d'une notice sur les races humaines, par Mme Achille Comte


Publié par Good Press, 2021

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066333355

Table des matières

INTRODUCTION.

ORGANISATION DES ÊTRES VIVANTS.

FONCTIONS NUTRITIVES.

FONCTIONS DE RELATION.

L’OUÏE.

LA VUE.

L’ODORAT.

LE TOUCHER.

LE GOUT.

DES RACES HUMAINES.

RACE BLANCHE OU CAUCASIQUE.

RACE JAUNE OU MONGOLIQUE.

RACE ROUGE.

RACE BRUNE OU MALAISE.

RACE NOIRE OU ÉTHIOPIQUE.

MAMMIFÈRES.

QUADRUMANES.

CARNASSIERS.

MARSUPIAUX.

RONGEURS.

ÉDENTÉS.

PACHYDERMES.

RUMINANTS.

CÉTACÉS.

OISEAUX.

RAPACES.

PASSEREAUX.

GRIMPEURS.

GALLINACÉS.

ÉCHASSIERS.

PALMIPÈDES.

REPTILES.

CHÉLONIENS.

SAURIENS.

OPHIDIENS.

BATRACIENS.

POISSONS.

MOLLUSQUES.

INSECTES.

PARASITES.

SUCEURS.

COLÉOPTÈRES.

ORTHOPTÈRES.

HÉMIPTÈRES.

NÉVROPTÈRES.

HYMÉNOPTÈRES.

LÉPIDOPTÈRES.

DIPTÈRES.

ANNÉLIDES.

CRUSTACÉS.

ARACHNIDES.

PULMONAIRES.

TRACHÉENNES.

ZOOPHYTES.

ÉCHINODERMES.

INTESTINAUX.

ACALÈPHES.

POLYPES.

INFUSOIRES.

CONCLUSION.

PREMIÈRE PÉRIODE.

DEUXIÈME PÉRIODE.

TROISIÈME PÉRIODE.

QUATRIÈME PÉRIODE.

CINQUIÈME PÉRIODE.

SIXIÈME PÉRIODE.

INTRODUCTION.

Table des matières

L’étude de l’histoire naturelle offre l’intérêt le plus puissant. Cette science, qui se dévoile peu à peu aux yeux de l’observateur, révèle des vérités incontestables, et tout ce qu’elle enseigne est prouvé. Les grands secrets de la nature, où sont renfermés les principes de toutes choses, restent à jamais cachés à l’homme; mais l’étude de l’histoire naturelle en fait connaître et apprécier les résultats. L’intelligence, après avoir approfondi, peut comprendre, et l’imagination, dans cette sage étude, ne se trouvant pas exposée à s’égarer comme dans l’étude des arts, est forcée de ne pas dépasser un but dont la vérité a fixé les limites.

Quoique resserrée dans le cercle de la raison, cette étude peut toutefois s’étendre à l’infini; car les détails qui composent la nature sont innombrables autant que sublimes, et la science qui nous permet de découvrir ces détails promet autant de jouissances qu’elle offre de difficultés. C’est ainsi que l’esprit exercé à ce travail devient grave, profond et philosophique; c’est ainsi que l’homme qui en fait son ambition méprise les futilités mondaines et se prépare de véritables jouissances; son savoir n’ayant rien de factice, il est de tous les temps comme de tous les pays. Les observations du naturaliste ayant pour but de comprendre et d’enseigner des vérités, le caprice et la mode n’ont aucun droit d’appauvrir son travail. C’est à la nature qu’il demande conseil; c’est l’œuvre de Dieu qui l’inspire; c’est ainsi qu’il developpe dans son esprit des pensées dont la justesse est incontestable, qu’il agrandit son âme par la contemplation réfléchie des chefs-d’œuvre qui frappent ses yeux, et qu’il enrichit sa pensée de tous les secrets que la science lui dévoile.

La science de l’histoire naturelle comprend la description de tous les êtres qui couvrent le globe, animés ou inanimés, pensants, instinctifs ou inertes. Depuis l’homme qui occupe à une si grande distance le premier degré de l’échelle des êtres, jusqu’au polype, espèce d’animal-plante, tout dans la nature est empreint d’une puissance divine. Si le germe de la plus petite des productions se perdait, toute l’intelligence de l’homme ne pourrait lui donner le moyen de réparer cette perte; tous les efforts de son imagination seraient impuissants à reconstruire le plus minime des êtres qu’il foule aux pieds avec dédain. Là où il faut créer, l’homme finit, et Dieu commence. A Dieu seul les grands secrets qui régissent le monde, mais aussi à l’homme seul la faculté d’étudier et de contempler les travaux du Créateur. Il est vrai que la vie de l’homme est trop courte et sa vue trop bornée pour qu’il puisse embrasser cette infinie variété d’êtres divers que la magnificence céleste a répandus sur la terre; un seul produit de cette divine industrie suffirait pour occuper toute la vie d’un naturaliste.

Chez les Grecs, chez les Latins, et chez tous les peuples civilisés, on a placé les savants qui se sont livrés à l’étude de l’histoire naturelle au premier rang des hommes utiles. Dans le siècle dernier surtout, les sciences naturelles ont fait de rapides progrès. Sous des mains habiles, elles se sont dégagées de fausses notions pour s’enrichir de précieuses découvertes, et l’on est heureux aujourd’hui d’aller pénétrer, à la suite des Buffon, des Lacépède et des Cuvier les secrets que ces hommes illustres ont découverts par de studieuses et d’immortelles veilles.

Qu’on cesse donc de craindre une étude qui ne peut qu’agrandir l’esprit et l’âme, qu’affermir dans l’idée d’un Dieu créateur de toutes choses, en ouvrant les yeux sur des vérités qui attestent son existence et son pouvoir. Aider à admirer davantage les œuvres de la nature, c’est faire mieux comprendre le Créateur aux hommes mêmes qu’une sainte foi embrase, et c’est le révéler à ceux qui voudraient douter encore.

Comment ne pas voir Dieu partout où l’on étudie la nature? La plus simple de ses productions est empreinte d’une sagesse immuable. Un rien pourrait détruire l’organisation des êtres, et Dieu les maintient dans un équilibre si parfait que la mort même, en éteignant la vie, est forcée de laisser sur la terre des traces de sa victime. La plante morte reste plante aussi bien que chaque animal anéanti demeure ce qu’il était vivant, et ce reste tel quel, qui n’a de nom dans aucune langue, conserve sa désignation dans le langage scientifique. Voyez ces galeries monumentales frappées du sceau du génie de Cuvier, voyez ces pierres animées du souvenir des êtres indentifiés à elles: ces animaux fossiles ont été reconnus, nommés et classés. Les volcans, les révolutions, les siècles entassés sur leur sépulture n’ont pu détruire leur organisation au point de forcer le savant à confondre leurs espèces.

Au moment où l’esprit se développe, à l’instant où le maître ose prononcer à son élève le nom du Créateur, accueillir pour lui l’étude de l’histoire naturelle, c’est offrir à l’enfant le moyen le plus simple et le plus vrai d’adorer son Dieu en l’admirant dans ses œuvres?

Est-il besoin d’ajouter que l’ouvrage d’histoire naturelle que nous offrons aujourd’hui, composé et écrit par une femme, peut être mis entre les mains des jeunes personnes sans qu’on s’expose à blesser la délicatesse d’un sentiment qui est l’apanage exclusif de leur sexe.

ORGANISATION DES ÊTRES VIVANTS.

Table des matières

L’ensemble des animaux, ou, pour mieux dire, le règne animal se partage en classes; ces classes se divisent en ordres, les ordres en genres, et les genres en espèces.

Il faut d’abord considérer les êtres d’après leur organisation physique. Cette étude, si intéressante jusque dans ses moindres détails, prouve l’harmonie parfaite qui a présidé à la création. La céleste prévoyance a calculé les besoins de chaque individu, a prévu, dans son organisation, jusqu’aux moindres détails, afin d’assurer son existence et la durée de son espèce. L’animal le plus grand par sa structure et le plus remarquable par l’importance que lui accorde l’homme n’est pas plus perfectionné que l’insecte à peine visible dans l’espace. Tous ont des organes propres à leur conservation, à leur accroissement, à leur bien-être, les organes de la vie, en un mot, ceux qui servent à les nourrir et ceux qui les mettent en rapport avec le monde extérieur.

Avant d’entrer dans la description de ces faits importants, établis? sons la classification des animaux.

En tète du règne animal est placée la classe des mammifères; viennent ensuite les oiseaux, les reptiles, les poissons, les mollusques, les animaux articulés et les animaux rayonnés.

Dans la classes des mammifères on range tous les animaux vivipares, c’est-à-dire qui mettent au monde leurs petits vivants et les nourrissent avec leurs mamelles. Les autres animaux sont ovipares; la conservation de leurs espèces est assurée par des moyens différents.

Si l’on considère l’animal sous ses rapports organiques, on est merveilleusement étonné à la vue de cette machine construite avec un art si parfait. Les travaux les plus habiles des hommes ne peuvent donner qu’une bien faible idée du mécanisme ingénieux qui constitue les organes qui concourent à l’existence des animaux. Rien n’est plus admirable, en effet, chez les mammifères par exemple, que la charpente solide et flexible à la fois qui supporte le corps de ces animaux: ces os creux joints entre eux par des espèces de charnières; cette colonne vertébrale, composée d’os unis et superposés, qui, se prêtant sans résistance à tous les mouvements du corps, empêchent que ces mouvements, quelquefois heurtés, ne compromettent l’harmonie des organes renfermés dans la charpente animale. Sur cette colonne admirable sont attachées des côtes, espèce de coffre à jour qui contient et protège les organes principaux de la vie. Ces côtes, symétriquement rangées, viennent se réunir sur la poitrine par des cartilages flexibles, afin que cette partie osseuse se prête à la respiration et ne comprime pas les organes de cette faculté importante. Quant aux os dont la destination est de former les membres, ils n’ont de flexibilité que celle que leur donnent les jointures qui les unissent ensemble. Ces os ont une résistance telle qu’il faut, pour les briser, des causes étrangères aux mouvements naturels. Tout le système osseux est recouvert de muscles désignés sous le nom de chair. Les mouvements les plus simples d’un membre sont soumis à tel ou tel muscle, sans que jamais ce mouvement musculaire soit contrarié par la présence des autres muscles qui environnent celui qui agit. Tous ont leur destination particulière pour effectuer les mouvements, et tous agissent avec une simultanéité et une indépendance parfaites.

Sous les côtes dont j’ai parlé résident les organes qui concourent aux actes les plus importants de la vie.

Pour mettre de l’ordre dans la description de ces organes et dans l’histoire de leurs fonctions, les physiologistes ont divisé les fonctions des animaux en deux classes: fonctions nutritives et fonctions de relation.

FONCTIONS NUTRITIVES.

Table des matières

Les fonctions nutritives servent à la nourriture de l’animal; les fonctions de relation mettent l’animal en rapport avec les êtres de la nature. A l’aide de ces fonctions, l’animal évite ou recherche son semblable suivant ses craintes et ses besoins. Il a reçu à cet effet un nombre assez considérable d’organes que l’on nomme sentants, qui lui servent à établir entre lui et le monde extérieur des relations aussi nombreuses que faciles. Ces organes lui servent à connaître les corps qui l’environnent.

Le travail nutritif, qui n’est autre chose qu’un mouvement continuel de composition et de décomposition, s’accomplit par trois ordres d’action bien distincts: la digestion, la respiration et la circulation.

La digestion a pour objet la transformation des aliments en un liquide nutritif particulier nommé chyle. Ce fluide, à la suite des diverses opérations de plusieurs organes, devient le sang, premier mobile de l’existence, réparateur indispensable pour tous les tissus qu’il parcourt, liqueur bienfaisante dont on ne peut déranger la marche sans compromettre la vie. Le sang est rouge chez les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons. Les autres animaux ont le sang blanc.

La circulation est une des fonctions importantes de l’être animé. Ce phénomène s’opère à l’aide de vaisseaux qui sont nommés veines et artères. Les artères sont des canaux dont la fonction est de porter le sang dans toutes les parties du corps. Elles forment comme autant de branches qui se développent et se ramifient à mesure qu’elles s’éloignent du cœur. Les veines, qui sont destinées à rapporter vers le cœur le sang qui a circulé dans les artères, sont très nombreuses et, après qu’elles se sont réunies entre elles, elles viennent se terminer au cœur.

Pour opérer le prodige de cette double circulation par le même fluide, la nature a formé d’autres petits vaisseaux, appelés vaisseaux capillaires, qui lient intimement les veines aux artères, et permettent ainsi le passage du sang des unes dans les autres. Ainsi le sang est tour à tour ramené vers le cœur par les veines, et reporté aux extrémités par les artères; le moteur de cette circulation est une pompe foulante et aspirante qu’on appelle le cœur.

Par la circulation, le sang pénètre dans les poumons. Les poumons sont les organes qui servent au phénomène de la respiration.

La respiration est caractérisée par l’entrée de l’air dans les poumons pour servir à la vivitication du sang.

L’air, pour arriver dans les poumons, passe dans les bronches, petits canaux qui sont une des divisions d’un conduit unique appelé trachée-artère. Le phénomène de la voix se passe dans la cavité d’un organe qui communique ave la trachée-artère, et qu’on appelle larynx; la voix est le produit des vibrations que l’air y reçoit. On désigne ces organes réunis par le mot de canal aérien. L’air arrive dans les poumons en s’introduisant par les fosses nasales, en parcourant le canal aérien, et en pénétrant jusque dans les cellules pulmonaires. Le sang, de son côté, y arrive introduit par des vaisseaux sanguins.

Or, avant qu’il ne soit en contact avec l’air atmosphérique, le sang est noir, épais; dès que l’air extérieur se mêle à lui, le sang s’enrichit de qualités nutritives et prend une couleur pourprée. En dépurant le sang, l’air pur s’est vicié ; ainsi, lorsque les poumons le rendent à l’extérieur par les mêmes organes qui l’y ont apporté, l’air a de moins les parties vivifiantes qu’il a laissées au sang.

C’est par suite des mouvements alternatifs d’inspiration et d’expiration que la vie de l’animal se régénère et se soutient. Les poumons sont logés dans une grande cavité appelée poitrine ou thorax, dont les parois mobiles se resserrent et se dilatent alternativement. Il est évident que c’est de l’état de la respiration que dépend le bien-être de l’animal; car, puisque la respiration doit révivifier le sang et que le sang est plus ou moins pur suivant l’air qu’on respire, les organes que le sang arrose sont nécessairement vivifiés ou viciés par la présence d’un sang plus ou moins pur. Le sang des mammifères, comme nous l’avons fait observer, est chaud; la chaleur du sang résulte de la formation d’une certaine quantité de gaz acide carbonique. Il y a tel animal dont la chaleur interne s’élève à trente-six ou quarante degrés, tandis que le sang d’autres animaux ne s’élève pas au-dessus de la chaleur atmosphérique.

Pour s’entretenir, se renouveler et servir à la conservation des organes comme mobile de l’existence animale, il faut au sang des substances réparatrices: ces substances sont le produit des aliments que l’animal introduit dans son corps. Ces aliments sont soumis à diverses opérations par les organes qui concourent au phénomène de la digestion; ces organes sont les organes de la préhension et de la mastication. La plupart des animaux sont obligés de prendre leurs aliments avec leur bouche. Cependant quelques animaux font autrement et les portent à leur bouche avec leurs pattes; les éléphants se servent de leur trompe; quelques insectes ont une petite pompe, les fourmis se servent de leur langue, etc., etc. En décrivant les mœurs de chaque animal, nous parlerons des modifications de la préhension,

Lorsque l’animal a introduit les aliments dans sa bouche, ils sont soumis à l’action qu’on appelle la mastication; elle s’exerce à l’aide des dents et d’un fluide nommé salive qui aide à introduire dans le pharynx les aliments réduits en une pâte molle; du pharynx, les aliments passent dans l’estomac par un canal nommé œsophage.

L’estomac est une espèce de poche dont une cornue peut donner l’idée; dans sa cavité se placent par couches les aliments broyés et préparés dans les opérations que je viens de décrire. Alors l’estomac entre en fonction, il presse à son tour l’aliment qui lui est confié ; aidé de sa chaleur naturelle et du suc qu’il renferme (nommé suc gastrique), il réduit cette première pâte en une pâte plus molle et plus légère à laquelle on donne le nom de chyme.

Cette élaboration faite, le chyme passe, par l’ouverture inférieure de l’estomac, nommée pylore, dans la cavité de l’organe le plus important à la digestion: cet organe se nomme duodénum. C’est là que le chyme se transforme en chyle, en se mêlant aux liquides que sécrètent deux glandes voisines de l’estomac, le foie et le pancréas. Ces deux glandes, ainsi que deux vases renfermant des liqueurs précieuses, ne s’ouvrent que comme derniers moyens pour transformer les aliments en un fluide régénérateur, le chyle.

Le chyle est enfin transporte du tube digestif dans les vaisseaux sanguins par le phénomène de l’absorption. Les canaux qui transportent le chyle dans les vaisseaux sanguins se nomment vaisseaux chylifères; le chyle est à son tour mêlé au sang et dirigé vers tous les organes. Les deux liqueurs renfermées dans les deux glandes dont J’ai parlé se nomment suc pancréatique et bile. C’est en traversant une poche nommée réservoir de Péquet et le canal thoracique que le chyle s’introduit dans les vaisseaux sanguins.

Ainsi, comme nous l’avons dit, la digestion, la respiration et la circulation, résumées sous la dénomination de fonctions nutritives, sont les trois opérations importantes de la vie animale.

FONCTIONS DE RELATION.

Table des matières

Sentir et se mouvoir sont les fonctions qui mettent l’animal en rapport avec les objets extérieurs. Les organes par lesquels il éprouve des sensations se nomment organes sentants ou sens. Ils sont au nombre de cinq, savoir: l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher, le goût. Ces cinq sens donnent à l’animal la faculté d’entendre, de voir, de percevoir les odeurs, de toucher les objets qui sont à sa portée, et de juger de la saveur des aliments.

Les organes de translation lui permettent de se mouvoir, de se transporter d’un lieu dans un autre. Ces organes sont les muscles ou chair qui recouvrent la charpente osseuse; la chair est nourrie par une quantité innombrable de petits vaisseaux sanguins. Chaque muscle, comme nous l’avons fait observer, a sa fonction particulière: le corps peut se pencher en avant, en arrière, de côté et d’autre, changer de place, se lever, s’asseoir, se coucher, et les membres, agir sans embarras, sans confusion, avec ordre et méthode.

Le corps des animaux est comme une machine destinée à différents usages, dont les rouages ne marchent que d’après la volonté du maître. Ce maître, chez l’animal, c’est son instinct. Cet instinct lui inspire tous les moyens propres à assurer sa conservation; mais il fallait que les membres pussent agir selon la volonté de l’animal, et il y a encore un appareil d’organes qui concourent à produire ce phénomène.

Dans toutes les parties du corps sont répandues à l’infini de frêles cordons blancs, appelés nerfs, qui vont se réunir au cerveau. Ces organes ont pour fonction de percevoir les sensations provoquées par les sens, d’être en quelque sorte réveillés par elles, et de les transporter au cerveau. Le cerveau, frappé par le coup électrique qu’il reçoit des nerfs, lesquels ont été avertis par les sens, porte aux muscles les ordres de la volonté : c’est ainsi que s’opère le prodige du mouvement uni à la volonté. Le cerveau semble une souche féconde de laquelle partent des milliers de branches délicates, ingénieusement répandues sur tout le corps, afin d’en rendre toutes les parties sensibles. Ce phénomène dépend tellement des nerfs que, pour paralyser un organe, il suffit de couper les troncs nerveux qui vont se ramifier dans sa structure.

On distingue dans le système nerveux le nerf grand sympathique, sous l’influence duquel s’exécutent les fonctions de nutrition, et le système encéphalique, qui préside aux fonctions de relation.

Nous allons passer à la description des cinq sens.

Janr və etiketlər

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Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
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706 səh. 294 illustrasiyalar
ISBN:
4064066333355
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Bookwire
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