Kitabı oxu: «Rapport des délégués»

Şrift:

André Perrin, Victor Barbier, Pierre Tochon

Rapport des délégués


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066306168

Table des matières

PREMIÈRE PARTIE

SECONDE PARTIE

TROISIÈME PARTIE

TABLE ALPHABÉTIQUE

des Exposants de la Savoie qui ont obtenu des récompenses.


PREMIÈRE PARTIE

Table des matières

INDUSTRIE

L’Exposition universelle de 1878 est close depuis longtemps déjà, et nous venons conformément à la mission qui a été confiée aux Délégués du Comité départemental, publier le rapport que nous devons faire d’une part, sur l’effet général produit par l’Exposition de la Savoie, d’autre part sur les résultats obtenus par les exposants; enfin nous devons également signaler les produits, machines, appareils, inventions, qui nous ont paru au point de vue agricole ou industriel, intéresser l’avenir du pays ou convenir le plus à ses besoins.

Nous ne nous dissimulons point que la tâche qui nous est personnellement échue en ce qui concerne l’industrie, est des plus ingrates, et qu’il nous est bien difficile, pour ne pas dire bien présomptueux, de vouloir apprendre aux fabricants, aux industriels de toute sorte ce qui conviendrait le mieux. On doit supposer, en effet, qu’ils se tiennent en général au courant des progrès de la science et de la mécanique. Ce n’est donc point à ceux-là que nous nous adressons, mais à ceux dont l’éloignement des grands centres, la position de fortune ne permet point les longs et coûteux déplacements que peuvent entreprendre les plus privilégiés.

Aussi bien faut-il reconnaître que par la nature même de son installation, par le nombre si considérable d’exposants qui ont pris part à cette grande manifestation du génie universel, par la quantité des annexes, par leur situation même, la comparaison et l’étude des produits et appareils français ou étrangers étaient rendues singulièrement difficiles pour ne pas dire impossibles quelquefois, en raison de la dispersion des objets appartenant à une même classe.

Ce sera là une des critiques les plus méritées de l’Exposition de 1878, comparée avec celle de 1867.

De quelles difficultés n’ont-elles pas été entourées, en effet, les études comparatives auxquelles nous devions nous livrer, puisque nous avions quelquefois peine à retrouver les produits d’une même classe, appartenant à notre département, et qu’un exposant que nous pourrions citer n’a jamais pu voir ceux qu’il avait envoyés.

Il n’y a pas lieu de s’étonner si les opérations du Jury ont donné lieu souvent à de si vives et de si légitimes réclamations. En dehors de l’incompétence de certains jurés, en dehors de la difficulté d’études comparatives un peu atténuées, il est vrai, pour des hommes complètement versés dans les matières qu’ils avaient mission de juger, on peut supposer sans beaucoup de frais d’imagination qu’un grand nombre de produits ont échappé involontairement à leurs investigations.

Nous ne reviendrons pas dans ce rapport sur les nombreuses critiques qu’ont soulevées certaines dispositions applicables aux exposants.

Disons seulement que nous n’avons pas pu comprendre d’une part pour quel motif on n’a point permis aux Délégués du Comité départemental de représenter les exposants près des membres du Jury. Ils avaient certainement une compétence et une autorité pour défendre les intérêts qui leur avaient été confiés, qui ne pouvaient en aucune façon porter ombrage aux membres du Jury, appelés simplement en définitive à écouter leurs explications sans qu’ils eussent à subir une pression quelconque de leur part.

Nous pourrions demander aussi pourquoi on a refusé à certains exposants, sans leur donner aucun motif, sans même répondre à leurs réclamations, les représentants fort honorables qu’ils avaient indiqués. Sans doute l’article 12 du règlement général en laissait la latitude au Commissariat général, mais évidemment cette faculté ne pouvait et ne devait s’exercer que dans le cas où les représentants des exposants auraient donné lieu à quelques critiques des actes qu’ils étaient appelés à remplir au nom de leurs mandants.

Personnellement, nous n’avons eu qu’à nous louer de l’urbanité et du bon vouloir du Directeur de la Section française et du personnel placé sous ses ordres, et si le Comité départemental n’a pas obtenu satisfaction sur certains points de détails, qu’il considérait comme avantageux aux intérêts des exposants, il faut reconnaître que les facilités qu’il sollicitait n’ont point été davantage accordées à d’autres.

Mais il est un fait qu’il faut retenir entre tous et sur lequel il faut insister, parce qu’il doit être un enseignement pour l’avenir.

C’est le prix exhorbitant auquel ont été taxés les exposants auxquels on promettait un emplacement gratuit, et qui ont dû acquitter sous prétexte d’installation de vitrines des plus ordinaires, pour ne pas dire des plus défectueuses, imposées par le Commissariat général. des taxes qui n’ont pu, malgré tout ce qui a été dit sur cette malheureuse question, éloigner l’idée d’une exploitation des plus maladroites et des plus arbitraires.

Si les produits envoyés par le département de la Savoie avaient pu être réunis tous ensemble, il n’y a aucun motif de douter qu’ils n’eussent très certainement attiré l’attention du public beaucoup plus que leur dissémination dans les 75 classes de l’Exposition ne l’a permis.

Peu de départements peuvent en effet compter un nombre d’exposants relativement aussi considérable, et moins encore, certainement, peuvent mettre à leur actif autant de collectivités que la Savoie.

Mais à défaut de l’appréciation d’un public dont nous n’avons pu que saisir quelquefois au hasard l’opinion favorable, nous avons au moins en grande partie celle des membres du Jury qui ont pris part aux travaux de la distribution des récompenses, et quelle que puisse être la valeur des critiques dont ces travaux ont été l’objet, nous n’avons pas dans l’ensemble d’autre base pour éclairer les exposants du département sur la valeur réelle et comparée de leurs produits.

Nous y ajouterons bien volontiers notre opinion personnelle, ayant toujours l’habitude de procéder en tout avec la plus entière impartialité, et si certaines choses peuvent et doivent être l’objet de notre critique, les exposants peuvent être assurés qu’elle sera entièrement bienveillante, et que c’est uniquement dans le but de leur être utile que nous la formulerons.

Les récompenses accordées aux exposants consistaient, on le sait, en grands prix, grandes médailles, diplôme d’honneur équivalant à une grande médaille, médailles d’or avec ou sans diplôme, médailles d’argent avec ou sans diplôme, médailles de bronze et mentions honorables.

Dans cette distribution, le département de la Savoie a été, on peut le dire, bien partagé.

Deux médailles d’or, neuf médailles d’argent dont quatre avec diplôme, vingt-une médailles de bronze et vingt-cinq mentions honorables ont été attribuées soit aux exposants individuels, soit au Comité départemental, et ces distinctions sont venues attester des efforts faits par tout le monde pour paraître dignement devant le Jury.

Mais il ne faut pas oublier que lors de l’exposition des animaux de races bovine, ovine, etc., le département avait déjà remporté 4 médailles d’or, 4 médailles d’argent, 4 de bronze et un objet d’art en porcelaine de Sèvres. Nous ne devons pas omettre non plus d’ajouter à toutes ces distinctions, les récompenses obtenues par les exposants indirects du département dont nous avons fait mention dans la 4e section de notre catalogue.

Ainsi l’administration des forêts a remporté dans la classe 43 (produits des exploitations et industries forestières) une médaille d’or avec diplôme, et dans la classe 51 (matériel et procédé des exportations rurales et forestières), un diplôme d’honneur équivalent à une grande médaille.

L’important établissement du Creuzot qui exploite depuis quelque temps les mines de Saint-Georges d’Hurtières a mérité deux grandes médailles, l’une dans la classe 33 (Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie), l’autre dans la classe 66 (Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architectecture. )

L’institut général des frères de la doctrine chrétienne a obtenu une médaille d’or, et la maison Audibert et Cie de Lyon, à laquelle appartient la belle fabrique de tissus de soie de Saint-Pierre d’Albigny, une semblable récompense.

Les deux médailles d’or ont été attribuées l’une à la Société centrale d’agriculture de Chambéry pour son exposition collective des vins de la Savoie; l’autre à M. Turel propriétaire, pour ses vins de Montmélian.

Les 4 médailles d’argent avec diplôme ont été obtenues par l’Académie de Savoie pour la collection de ses mémoires et documents; par le Comité départemental pour l’exposition des cartes géologique, industrielle et hydrologique, puis pour son exposition collective des eaux minérales du département. La chambre syndicale des entrepreneurs de Chambéry a mérité également une semblable récompense pour sa belle collection des pierres de construction et d’ornement du département.

Une médaille d’argent a été attribuée au ministère des travaux publics, mais elle revient en réalité à l’établissement d’Aix-les-Bains pour l’ensemble de son exposition, organisée par les soins des divers agents relevant de ce ministère.

Les autres médailles d’argent ont été obtenues par MM. Bal (François) pour ses cuirs de veau tannés et corroyés; Ve Chapot et fils pour ses peaux chamoisées et mégissées; Valet (François) pour sa serrurerie artistique; Vialetet Duret, pour leurs fromages façon gruyère.

L’espace nous manque pour énumérer toutes les autres distinctions, on les trouvera dans le cours de ce rapport pour lequel nous avons suivi le même ordre que dans le catalogue et à la fin du même travail par ordre alphabétique.

CLASSE 6

ÉDUCATION D’ENFANT. — ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.

ENSEIGNEMENT DES ADULTES.

Les objets envoyés par les diverses écoles du département, classés par les soins de l’inspection primaire, ont été installés par les agents du ministère de l’instruction publique.

Ce département a obtenu un diplôme d’honneur, équivalant à une grande médaille pour l’ensemble de son exposition. C’était justice assurément, car il avait réuni dans la classe 6 les éléments les plus variés, les plus utiles, les plus remarquables à tous les titres de l’instruction primaire en France.

Mais les participants à cette exposition, on peut dire sans rivale, qu’ont-ils obtenu, rien que nous sachions jusqu’à présent. Nous n’avons point appris que les écoles communales ou les écoles libres du département de la Savoie, que l’école normale d’Albertville aient reçu un témoignage quelconque de satisfaction, une marque d’encouragement, quelle qu’elle fût.

Cependant l’inspecteur primaire de l’arrondissement de Chambéry avait réuni des travaux très intéressants des maîtres et des élèves, au nombre desquels on ne pouvait s’empêcher de remarquer le plan des diverses maisons d’école d’un grand nombre de communes, l’histoire de toutes ces écoles depuis leur fondation jusqu’à nos jours, les diverses phases par lesquelles elles avaient passé, les résultats qu’elles avaient obtenus, etc. On avait pu voir étalés sur les murs des galeries consacrées à la classe 6, des dessins de tout genre qui se faisaient remarquer, aussi bien sur le rapport de l’exécution que de l’idée qu’ils donnaient des méthodes employées pour arriver à un résultat aussi satisfaisant. Les ouvrages de couture envoyés également en grand nombre par les écoles libres ou communales de filles avaient attiré l’attention par leur variété, par le soin avec lequel l’instruction dans ce genre de travail était appropriée à la position sociale des enfants, qui recevaient les notions qui leur étaient nécessaires pour faire plus tard de bonnes ménagères, d’intelligentes mères de famille.

Sans doute tout n’était pas parfait, on a dû refuser des travaux qui n’avaient point réellement un mérite suffisant pour figurer dans une pareille exposition, on a pu constater que pour les plans en relief les teintes n’étaient point suffisamment fondues; il y avait certainement matière à quelques critiques, mais en somme à côté de choses médiocres quelquefois, il y en avait de véritable valeur, et il est regrettable que les participants à ces belles choses en soient encore à se demander quels sont ceux qui ont été méritants, quels sont ceux qui ne l’étaient point.

CLASSE 8

ORGANISATION, MÉTHODES ET MATÉRIEL DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.

Expositions particulières des Institutions et Sociétés savantes.

Académie des sciences, belles lettres et arts de Savoie (Chambéry).

Médaille d’argent (Diplôme).

En prenant part à l’Exposition universelle, les quatre Sociétés savantes du département donnaient un exemple qui n’a été suivi que par un petit nombre de Sociétés françaises, tandis que les associations semblables étrangères étaient largement représentées. Et cependant le rôle des Sociétés savantes n’est-il pas de coopérer à l’organisation et aux méthodes de l’enseignement supérieur?

L’Académie des sciences, belles lettres et arts de Savoie a obtenu pour la collection complète de ses mémoires et de ses documents une médaille d’argent avec diplôme. C’est à peu près la seule société savante des départements à laquelle ait été accordée une semblable récompense, et cependant elle était en concurrence avec des associations scientifiques importantes de Paris et avec des sociétés étrangères d’une notoriété et d’une valeur qui augmentent le prix de la récompense.

Les 32 volumes de mémoires et des documents qui résument tous les grands travaux historiques, archéologiques, littéraires, industriels de la Savoie sont une preuve de la vitalité de cette compagnie.

Société savoisienne d’histoire et d’archéologie (Chambéry).

Médaille de bronze.

Poursuivant un but plus défini, par suite plus restreint que l’Académie de Savoie, la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie de Chambéry s’adonne, ainsi que l’indique son titre, plus spécialement aux recherches historiques et archéologiques qui intéressent la Savoie. Mais. cette Société de formation plus récente que l’Académie de Savoie, n’en a pas moins rendu de signalés services à l’histoire locale, et c’est à juste titre que le jury voulant encourager ses utiles travaux et ses persévérants efforts dans la voie qu’elle s’est tracée, lui a décerné une médaille de bronze.

CLASSE 9

LIBRAIRIE.

M. A. Perrin, libraire à Chambéry.

Mention honorable.

Le catalogue officiel de l’exposition nous fait connaître que les produits exposés dans la classe 9,y sont considérés uniquement au point de vue de l’exécution matérielle en tant que produits fabriqués. Le soin d’apprécier le mérite de ceux qui fournissent les outils ou les matières premières à cette production a été réservé à d’autres classes. La même restriction s’applique aux jugements à porter sur la valeur des livres, aussi bien que sur l’utilité de leur publication.

Si ces considérations avaient été indiquées au début de l’exposition, le Comité eût peut-être choisi un autre mode pour faire apprécier la valeur des ouvrages imprimés en Savoie, que M. Perrin a exposé dans la classe 9, et pour lesquels il a obtenu une mention honorable.

Tout en se plaçant au point de vue du Jury et en ne recherchant que la valeur de l’exécution matérielle, les imprimeurs de la Savoie ont tenu un rang honorable en étant traités comme l’imprimerie nationale d’Espagne, la commission centrale de Grèce, l’imprimerie de la Société littéraire de Finlande, l’imprimerie du Mémorial des ingénieurs d’Espagne, l’imprimerie du dépôt de la guerre d’Espagne, la librairie de la Société bibliographique de France, la Société centrale d’architecture de Belgique, la Société d’encouragement pour la propagation des livres d’art de France et tant d’autres qu’il serait trop long d’énumérer.

CLASSE 15

INSTRUMENTS DE PRÉCISION

M. Sanguet à Aigueblanche

(Médaille d’argent).

L’exposition de M. Sanguet a été faite en dehors de l’action du Comité. Cependant il convient de constater qu’il a obtenu une médaille d’argent pour un nouveau tachéomètre.

CLASSE 16

CARTES ET APPAREILS DE GÉOGRAPHIE

ET DE COSMOGRAPIE

Comité départemental de la Savoie.

Médaille d’argent (diplôme).

Le Jury de la classe 16 ne s’est évidemment pas inspiré des mêmes idées que celui de la classe 9. IL n’a point eu certainement en vue de récompenser uniquement le plus ou moins d’habileté dans la main d’œuvre et on doit supposer, en effet, en comparant les résultats obtenus parles deux exposants de cette classe, qu’il a dû considérer au moins autant l’idée nouvelle qui avait présidé à l’exposition faite par les soins du comité départemental, que l’exécution matérielle qui, pour deux d’entre elles avait été faite très rapidement en raison du peu de temps que l’auteur, secrétaire du Comité avait eu à sa disposition. On est d’autant plus fondé dans cette opinion que la belle carte géologique de la Savoie due aux savants travaux de MM. Lory, Pillet et Vallet et sortie des ateliers de M. A. Perrin qui n’a obtenu pour les diverses cartes qu’il a exposées qu’une mention honorable.

A. Perrin, imprimeur-lithographe, Chambéry

Mention honorable.

Cartes géographiques des deux départements.

Nous avons exposé plus haut les motifs qui nous faisaient penser à quel point de vue le jury de la classe 16 s’était placé pour l’appréciation des objets qui étaient soumis à son contrôle.

Nous ne pouvons pas expliquer autrement la différence avec laquelle ont été traités les deux exposants de la Savoie.

Les cartes exposées par M. A. Perrin se rapportaient aux deux départements, elles avaient à leur actif, une exécution irréprochable, une fidélité parfaite qui les fait rechercher partout.

En consultant le catologue des récompenses, on peut se rendre compte que cet exposant était en concurrence avec de nombreuses sociétés savantes de la France et de l’étranger qui ont obtenu la même distinction.

CLASSE 17

MEUBLES DE LUXE ET A BON MARCHÉ

MM. Galthier et Janin Frères.

Bien que ces deux exposants n’aient point été médaillés, nous ne pouvons laisser passer leurs produits sans nous y arrêter un instant, parce que pour l’un d’eux, M. Janin, il y a un enseignement qui doit porter plus haut et plus loin. Nous savons en effet que le Jury, tout en rendant justice à la parfaite exécution du travail de M. Janin, a fait à son meuble le reproche de n’avoir point un style suffisamment déterminé et défini, d’appartenir à diverses époques de l’art qui s’y confondaient de manière à nuire à l’ensemble, enfin de manquer d’harmonie dans certaines proportions, qui n’avaient point été suffisamment observées.

Mais il est bon d’ajouter que l’administration de l’exposition voulant reconnaître les efforts qui avaient été faits, non sans quelque succès par ces deux exposants, a décidé que les meubles de MM. Galthier et Janin seraient achetés par la Commission de la loterie nationale, et ils ont formé deux lots qu’on aura été heureux de gagner.

CLASSE 34

SOIES ET TISSUS DE SOIES

Mes Fanny Martin-Franklin et Cie

Médaille de bronze (Rappel).

Le catalogue des récompenses indique au nom de cet exposant médaille de bronze (rappel). On a constaté dans l’ensemble de l’exposition de cette classe, que depuis 1867, l’industrie de la soie, arrivée déjà à un haut degré de perfection, a eu peu de chose à changer à ses procédés et qu’il n’y a pas eu de progrès généraux à signaler. Il en a été de même pour les gazes de Chambéry qui se maintiennent dans les mêmes conditions de bonne fabrication, de dessin, de couleur, tout en sachant faire les concessions que réclame la mode.

CLASSE 36

DENTELLES, TULLES, BRODERIES ET PASSEMENTERIES.

Pensionnat des Dames Marcellines de Chambéry

Médaille de bronze.

Portés au catalogue dans la classe 6 (instruction primaire), les objets envoyés à Paris par les dames Marcellines de Chambéry ont été avec raison classés par le Jury dans les broderies.

La beauté du travail, la finesse de l’exécution, la délicatesse de la broderie enlevaient en effet à ces travaux le caractère d’un enseignement primaire. Nous avons été heureux de constater que le Jury avait rendu justice aux qualités que nous nous étions efforcés de mettre en lumière dans le catalogue.

CLASSE 38

HABILLEMENTS DES DEUX SEXES.

Meffret, bottier à Chambéry.

Mention honorable.

M. Meffret a obtenu une mention honorable pour ses chaussures. C’était justice, on ne pouvait s’empêcher de reconnaître, malgré la concurrence que lui faisait la cordonnerie de Paris, toutes les qualités d’exécution qui distinguaient les bottes et bottines qui décoraient sa vitrine.

Lacroix, officier en retraite à Albertville.

Médaille de bronze.

Dans la vitrine de M. Meffret on voyait exposées une paire de bottes et une paire de brodequins pour chaussure militaire. Ils avaient été confectionnés sous l’inspiration de M. Lacroix, officier en retraite à Albertville, qui s’occupe sérieusement de la recherche de la meilleure chaussure pour l’armée, son ancienne famille.

Le Jury a voulu donner un juste encouragement à M. Lacroix, et lui a décerné une médaille de bronze.

Comité départemental.

Médaille de bronze.

Récompense obtenue pour les costumes populaires de la Tarentaise et de la Maurienne, qui ont attiré un grand nombre de curieux dans le pavillon spécial qui était destiné à cette annexe de la classe 38, et que l’on peut voir maintenant au Musée départemental de Chambéry.

CLASSE 43

PRODUITS DE L’EXPOSITION DES MINES ET DE LA

MÉTALLURGIE.

Comité départemental.

Mention honorable.

Deux départements seulement avaient eu l’idée de faire connaître leurs richesses au point de vue de l’exploitation des mines, celui des Pyrénées-Orientales et celui de la Savoie.

Malheureusement l’emplacement était si peu convenable pour faire valoir les produits de la Savoie, qu’une partie de ses richesses a dû passer inaperçue. Le Jury, tenant compte de l’idée qui avait présidé à cette exposition, lui a décerné une mention honorable.

Boulangier, Ingénieur à Lyon.

Mention honorable.

Récompense obtenue pour l’exposition des minerais de fer de Saint-Hugon, qui ont été l’objet d’une exploration spéciale en 1873, de travaux de recherche et d’une demande de concession qui a été obtenue en 1874.

On peut espérer que la récompense obtenue par les minerais de Saint-Hugon dont tout le monde en Savoie connaît la bonne qualité, sera de nature à faire reprendre l’exploitation de ces mines d’une manière fructueuse pour le pays.

Nous ne pouvons terminer ce qui concerne la classe 43, sans parler de l’exposition du Creuzot, qui comprenait entre autres choses intéressantes, le plan en relief de l’exploitation de la montagne de Saint-Georges. d’Hurtières, et de ses mines de fer.

La Savoie peut hardiment revendiquer une part dans la grande médaille que cet important établissement a obtenue dans cette classe.

CLASSE 44

PRODUITS DES EXPLOITATIONS ET INDUSTRIES FORESTIÈRES.

P.-A. Rey, à la Rochette.

Médaille de bronze.

Récompense obtenue et bien méritée par M. P-A. Rey, pour son exposition de bois débités pour ébénisterie, sabots, tonnellerie, boissellerie.

M. Rey a su donner à son usine un développement utile aux intérêts généraux de son pays. Cette impulsion ne doit pas s’arrêter, car on peut dire que cette industrie est presqu’encore en enfance dans le département de la Savoie.

En visitant les salles dans lesquelles se trouvaient exposés, avec un art et une variété dont on ne peut se faire une idée si on ne l’a pas vu, les différents objets fabriqués avec les bois feuillus ou résineux, on reste étonné de l’emploi si restreint que l’on en fait encore dans ce pays.

Il y a là une véritable richesse à utiliser, tout en sauvegardant bien entendu les intérêts de l’avenir par une exploitation bien entendue.

CLASSE 47

PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES.

Comité départemental.

Médaille d’argent (Diplôme).

Le pavillon des Eaux minérales formaient un splendide spécimen des richesses de la France dans ce genre. Tous les départements qui ont des sources, tous les établissements publics ou particuliers qui les exploitent, avaient tenus à l’honneur de s’y faire représenter d’une manière brillante. Nous avons indiqué dans le Catalogue le but qu’avait poursuivi le Comité départemental, aidé par un membre distingué de la Société de médecine de Chambéry.

Nous avons été heureux d’apprendre de la bouche de l’un des organisateurs de l’exposition des eaux minérales que ce but avait été pleinement atteint, et que l’exposition collective du Comité départemental de la Savoie, bien que modeste dans sa décoration, avait été réellement appréciée des personnes spéciales. La carte qui avait été dressée spécialement par le secrétaire du Comité pour la classe 16, et réduite pour la classe 47, a eu les honneurs d’un article élogieux de la Gazette des Eaux, journal spécial, qui avait à se prononcer sur divers travaux du même genre, et qui n’a pas hésité à donner la préférence à la forme adoptée pour la carte hydrominérale des deux départements.

Le Jury a décerné au Comité départemental, pour son exposition collective, une médaille d’argent (Diplôme).

Ministère des Travaux publics.

Médaille d’argent.

L’exposition organisée par les soins de l’établissement d’Aix-les-Bains, un peu maigre dès le principe, avait été rapidement complétée par les soins des agents de l’Etablissement thermal, ressortissant au ministère des travaux publics. En définitive, elle donnait une idée suffisante et satisfaisante des ressources multiples que la science thérapeutique trouve dans l’application de ces sources bienfaisantes.

Le ministère des travaux publics a reçu une médaille d’argent qui revient en réalité à l’Etablissement d’Aix.

Société de la Tarentaise.

Médaille de bronze.

La Société de Tarentaise a obtenu une médaille de bronze pour l’exposition des eaux minérales de Brides et de Salins.

Pulsuz fraqment bitdi.

3,92 ₼

Janr və etiketlər

Yaş həddi:
0+
Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
Həcm:
111 səh. 19 illustrasiyalar
ISBN:
4064066306168
Naşir:
Müəllif hüququ sahibi:
Bookwire
Yükləmə formatı: