Kitabı oxu: «Paris sous Louis XIV : monuments et vues»
Auguste Maquet
Paris sous Louis XIV : monuments et vues

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066322823
Table des matières
PARIS SOUS LOUIS XIV
PREMIER QUARTIER. — DE LA CITÉ
LA BASILIQUE DE NOTRE-DAME.
L’EXTÉRIEUR DE NOTRE-DAME
LE PALAIS DE LA CITÉ
LA SAINTE-CHAPELLE
LE PONT SAINT-MICHEL
LE PONT NEUF. — LA SAMARITAINE. — LA STATUE DE HENRI IV
LA SAMARITAINE
L’HOTEL DE BRETONVILLIERS
HOTEL DES URSINS
II E QUARTIER. — DE SAINT-JACQUES-LA-BOUCHERIE
LE GRAND-CHATELET
ÉGLISE ET TOUR SAINT-JACQUES-LA-BOUCHERIE
III E QUARTIER. — DE SAINTE-OPPORTUNE
IV E QUARTIER. — DU LOUVRE OU DE SAINT-GERMAIN-L’AUXERROIS
LES TUILERIES
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-L’AUXERROIS
L’HOTEL DU PETIT-BOURBON
V E QUARTIER. — DU PALAIS-ROYAL
LA PORTE DE LA CONFÉRENCE
LE COURS-LA-REINE
LE COUVENT DES FEUILLANTS
PLACE LOUIS-LE-GRAND OU DES CONQUÊTES
LE PALAIS-ROYAL
VI e QUARTIER. — DE MONTMARTRE
PLACE DES VICTOIRES
VII E QUARTIER. — DE SAINT-EUSTACHE
L’HOTEL DE LA VRILLIÈRE (PLUS TARD DE TOULOUSE)
L’ÉGLISE DE SAINT-EUSTACHE
TOMBEAU DE COLBERT
L’HOTEL DE SOISSONS. — LA COLONNE DE CATHERINE DE MÉDICIS
VIII E QUARTIER. — DES HALLES
IX E QUARTIER. — DE SAINT-DENIS
L’ÉGLISE SAINT-SAUVEUR
LA PORTE SAINT-DENIS
X E QUARTIER. — DE SAINT-MARTIN
LA PORTE SAINT-MARTIN
SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS
L’HOPITAL SAINT-LOUIS
XI E QUARTIER. — DE LA GRÈVE
LA PLACE DE LA GRÈVE
L’HOTEL-DE-VILLE.
ÉGLISE SAINT-GERVAIS
XII E QUARTIER. — DE L’ARSENAL
XIII E QUARTIER. — DE SAINTE-AVOYE
L’HOTEL DE SOUBISE
L’ÉGLISE DES PÈRES DE LA MERCI
XIV E QUARTIER. — DU TEMPLE
L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT
ÉGLISE SAINTE-ÉLISABETH
LE TEMPLE
XV E QUARTIER. — DE SAINT-ANTOINE
L’HOTEL DE SAINT-PAUL PRIMITIVEMENT DE SICILE
LA RUE SAINT-ANTOINE
LA PLACE ROYALE
LES MINIMES
L’HOTEL D’ANGOULÊME
L’ÉGLISE SAINT-PAUL-SAINT-LOUIS
LA BASTILLE
XVI E QUARTIER. — DE LA PLACE MAUBERT
LA PORTE SAINT-BERNARD
L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR
LA SALPÊTRIÈRE
LES GOBELINS
XVII E QUARTIER. — DE SAINT-BENOIT
L’ABBAYE DE SAINTE-GENEVIÈVE
SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT
LE VAL-DE-GRACE
L’OBSERVATOIRE
XVIII E QUARTIER. — DE SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS
ÉGLISE SAINT-SÉVERIN
LA SORBONNE
TOMBEAU DU CARDINAL DE RICHELIEU
L’HOTEL DE LUYNES
XIX E QUARTIER. — DU LUXEMBOURG
LE PALAIS DU LUXEMBOURG
LES CHARTREUX
LES CARMES DÉCHAUSSÉS
LE NOVICIAT DES JÉSUITES
L’ÉGLISE SAINT-SULPICE
L’AQUEDUC D’ARCUEIL
XX E QUARTIER. — DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS
L’ABBAYE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS
LA TOUR DE NESLE ET L’HOTEL DE NEVERS
L’HOTEL DE CHEVREUSE
LE COLLÈGE DES QUATRE-NATIONS, — LE TOMBEAU DE MAZARIN
NOTRE-DAME-DES-CHAMPS
HOTEL DES INVALIDES



L’HISTOIRE de Louis XIV et celle de Paris sont faites depuis longtemps et bien faites soit par d’innombrables contemporains, témoins véridiques des choses qu’ils racontent et qui ont tout raconté, soit par d’illustres écrivains qui ont ajouté à leur gloire en rédigeant les annales de la grande ville ou celles du grand siècle.
On ferait un dictionnaire rien qu’avec les noms de tous ceux qui ont écrit sur Paris ou sur Louis XIV: diplomates, hommes de guerre, de cour et de finances, gens du monde, savants, philosophes, artistes, poètes, archéologues, chroniqueurs. De leurs livres, mémoires, registres, notes, souvenirs, correspondances et pamphlets, on ferait une bibliothèque.
Aussi la matière est-elle épuisée. Sur le champ récolté, plus un épi pour le glaneur. On pourrait, par amour de l’esthétique, ou au profit de certaines doctrines, dites avancées, on pourrait paraphraser Saint-Simon, donner des entorses à Voltaire, conspuer Dangeau, et redire autrement ce que tant d’autres ont dit; mais, quant à produire un fait nouveau qui révèle quelque chose, quant à rajeunir le connu par l’inconnu, cela n’est au pouvoir de personne. En histoire on n’invente pas.
Il faudrait qu’un écrivain, pour se décider à traiter de pareils sujets et en extraire un livre curieux et utile, découvrît quelque manuscrit égaré , comme les moines de Saint-Gall retrouvèrent celui de Tite-Live; mais, de nos jours, les manuscrits sont imprimés avant d’être recopiés, et l’on ne sait plus ce que c’est que palimpsestes; il faudrait donc que cet écrivain rencontrât (après 200 ans!) un survivant, un témoin nouveau, tout bourré de secrets et de révélations inédites dont il enrichirait le monde.
Mais les centenaires les plus obstinés n’ont jamais atteint deux siècles; ils sont morts sans avoir rien dit, et Virgile et Dante ne sont plus là pour faire parler les ombres. Ce serait donc une œuvre téméraire et sans gloire que recopier l’histoire déjà faite, sous prétexte de galvaniser une époque bien finie et endormie à jamais dans son glorieux linceul.
Ainsi pensait, et bien convaincu, celui qui écrit ces lignes, lorsqu’un éditeur de Paris, homme d’un goût sérieux, vint lui demander d’écrire une étude sur Paris au temps de Louis XIV. L’écrivain, conformément à ses principes, répondit qu’il ne voyait ni prétexte pour entreprendre cet ouvrage, ni moyen de le réussir; que la foi manquerait à l’auteur, l’attrait au livre, et le public à la publication; trois éléments indispensables qu’on ne pouvait réunir sans un miracle.
L’éditeur ouvrit alors son carton qui renfermait toute une collection des monuments, édifices et vues de Paris, dessinées et gravées de 1650 à 1700, c’est-à-dire en plein règne de Louis XIV. Gravures fines et fermes, vraies comme des photographies, sûres et correctes comme un tracé de Mansart ou de Perrault, tout empreintes de l’élégance sereine et du caractère majestueux de l’époque. Elles représentaient Paris, naïvement, tel qu’il était alors, avec ses ruines et ses nouveautés, ses palais naissants, échafaudés encore, ses églises décrépites, ses quais ébauchés, ses rivages indécis, son fleuve vagabond, certains morceaux, du Louvre sortant des mains d’Henri IV, la Tour de Nesle à demi éventrée sur les brèches du mur de Philippe-Auguste; rien de convenu, rien de fardé : un Palais-Cardinal totalement inconnu des Parisiens; tout le quartier Saint-Germain sorti fraîchement de terre, et les nobles promenades de Marie de Médicis, et la Conférence et les Portes triomphales qui n’existent plus, et les ruines romaines qui existaient encore.
Tous ces tableaux animés par la population du temps, les chevaux, les chiens, les costumes, les carrosses, les soldats de l’époque, et les bateaux, et les coches sur la Seine, et les oiseaux dans l’air...
Le tout, authentique, signé, daté, incontestable toujours, unique souvent; une noble curiosité, une trouvaille d’antiquaire.
L’écrivain regardait-silencieux, surpris. Il croyait entrevoir, ressuscitée un moment par magie, cette vieille ville, en train, comme celle d’Auguste, de redevenir neuve, et il se la montrait à lui-même, à lui Parisien, comme un guide explique Pompeï au voyageur.
— Oui, dit-il enfin, cela ferait une curieuse illustration, mais incomplète, car auprès de ces gravures du XVIIe siècle, toute ornementation moderne sera un contresens ou une faiblesse. Il eut fallu pouvoir tout demander à cette époque, les fleurons, les lettres, des portraits.....
L’éditeur vida le carton qui contenait: frontispices, vignettes, culs-de-lampe, chiffres, attributs, lettres ornées de l’époque; et signés Sébastien. Leclerc, Bailly, Lepautre, Simonneau, Audran, Puget le fils; toutes les richesses de la glyptique ornementale, mise au service, cherchée à grands frais, et trouvée miraculeusement à profusion, pour satisfaire à toutes les exigences du texte.
Une série de magnifiques portraits d’artistes et de maîtres du XVIIe siècle couronnait l’œuvre; exhibition de gravures introuvables; Puget, Sarrazin, Mansart, Guillain, Coysevox, Coustou, Anguier, Perrault — créés, comme exprès, pour illustrer la mémoire de leur œuvre; maîtres puissants, enchanteurs tant de fois nommés dans l’ouvrage, et qui apparaîtraient sur la scène pour recueillir l’applaudissement public.
C’était en un mot une trouvaille, inespérée, irréalisable, un ensemble harmonieux, homogène. Le livre a désormais sa raison d’être, il vit, et, dans de telles conditions, devient une œuvre utile, originale. On appellera le volume: Paris sous Louis XIV. — Monuments. — Vues.
Cela plaira beaucoup à ceux qui estiment, qu’avant nous, il y avait quelque chose, et qu’il y aura quelque chose encore après nous. Paris sous Louis XII sera un recueil choisi de légendes historiques, attachées modestement, pieusement, par l’auteur, comme des inscriptions, à chacun des monuments ou édifices de Paris de 1638 à 1715, et ces fragments d’histoire locale, écrits avec conviction et indépendance, auront le double mérite de consoler les Parisiens qui aiment leur ville, et de gêner ceux qui la brûlent.
On a dit: Heureux les peuples qui n’ont pas d’histoire; mais ce mot, spirituel peut-être, n’est qu’un paradoxe menteur. Les peuples comme les individus ont tous une histoire quelconque. Faisons de cette phrase creuse une maxime française, et disons: Heureux les peuples qui n’ont pas à rougir de leur histoire, et bienheureux ceux qui en ont une glorieuse, la respectent, et savent la faire respecter.
Septembre 1882.

PARIS SOUS LOUIS XIV
Table des matières
NOUS ne rechercherons pas, d’après le grec et le latin, si Paris doit son nom au voisinage d’un temple d’Isis, Par’Isis, ni si Lutèce s’appelait ainsi à cause des marécages qui l’entouraient. Ces savantes études n’ont jamais abouti à un renseignement positif. Lutèce-Paris était une cité classée, célèbre déjà sous Jules César: assiégée à cette époque, elle se défendit vaillamment, devint glorieuse quoique vaincue, et les rois francs l’adoptèrent pour leur capitale et leur séjour, à partir du moment où la Gaule, arrachée au joug des Romains, et devenue chrétienne avec Clovis, c’est-à-dire vers 500, constitua un royaume indépendant, et fit son entrée dans le monde civilisé.
Certes il y avait loin de cette ville de bois et de boue à la grande Cité dont nous entreprenons décrire l’histoire; mais onze siècles passèrent sur le berceau de Paris avant que Louis XIV, recueillant l’héritage de tant de rois, enrichi de leurs trésors, et resplendissant de sa propre gloire ajoutée à toutes les gloires passées, formât la résolution de compléter Paris et d’en faire la plus magnifique des villes connues. Cependant, à dater du sixième siècle, les rois avaient commencé à bâtir, à orner Paris, et plusieurs monuments de grande importance attestent les efforts des princes, le zèle des premiers évêques parisiens, la générosité des citoyens et des fidèles. Nous retrouverons ces édifices ou leurs débris à mesure que nous déroulerons l’histoire de la ville, nous les signalerons, en leur lieu, ne voulant pas nous attarder en chemin, et nous ferons impartialement, aux prédécesseurs de Louis XIV, la part qui leur est due de notre reconnaissance, parfois de notre admiration.
Paris, du temps des Romains, était renfermé dans ce qu’on appelle l’ile du Palais, la Cité. Rome, jalouse, parqua longtemps dans ces étroites limites les Parisiens conquis, dont cette île était plutôt alors la prison que la patrie. Mais les rois Mérovée, Childéric et Clovis, vainqueurs à leur tour, ayant chassé l’ennemi, proscrit l’idolâtrie, et substitué la loi nationale et chrétienne plus douce, au despotisme arbitraire des étrangers payens, le pays se rassura, respira; quantité d’habitants nomades accoururent à Paris que protégeaient contre un retour des Romains les forteresses naguère romaines, le Châtelet, par exemple, et ces nouveaux venus commencèrent à bâtir en dehors de l’enceinte, au Nord surtout. Saint-Clément ou Saint-Marcel, Saint-Vincent dont Saint-Germain l’Auxerrois est devenu le patron, Notre-Dame des Bois ou Sainte-Oportune et Saint-Pierre ou Méderic (Saint-Merry) datent de cette époque, et composent la première période des accessions dont s’enrichit Paris sans discontinuer pendant treize siècles.
Ainsi, vers la moitié du dixième, en 954, sous le règne de Lothaire, Paris avait ajouté trois quartiers à l’ancienne ville qui n’a jamais cessé de s’appeler la Cité. C’étaient donc quatre quartiers qui composaient Paris: la Cité, Sainte-Oportune, la Verrerie et la Grève.
En 1190, sous Philippe-Auguste, plusieurs nouveaux quartiers étaient venus s’ajouter à la ville de Lothaire. Au nord: le bourg Saint-Germain l’Auxerrois. le bourg l’Abbé et Beau Bourg et le bourg Thiboust (plus tard Bourgtibourg): au midi, l’espace immense désigné sous le nom d’Université ; quatre quartiers neufs: de Saint-Jacques la Boucherie, de Saint-Germain l’Auxerrois, de Saint-André des Arts et de la place Maubert. Philippe-Auguste y joignit quantité de vignes, de marais, de vergers, de terres labourables, terrains qui se couvrirent bientôt de constructions, et que le glorieux roi de France avait réussi, en 1211, à enfermer dans un cercle formidable de murailles, forts, et ouvrages de défense d’un solide travail.
Enfin, sous les règnes de Charles V et de Charles VI, d’innombrables habitations s’établirent en dehors de l’enceinte de Philippe-Auguste: on dut en composer huit quartiers nouveaux qui prirent les noms de Sainte-Avoye, Saint-Martin, Saint-Denis, des Halles, Saint-Eustache et Saint-Honoré, en sorte que de 1422 à 1589 Paris se trouva divisé en seize quartiers.
Vainement, pour arrêter ce prodigieux accroissement de la capitale, contraire à l’intérêt des provinces et à toute administration régulière de police, en vain, disons-nous, Henri II, en 1549, et Henri III après lui, avaient-ils défendu formellement qu’il fût bâti de nouvelles maisons: moins de cent ans après, le quartier de Saint-André des Arts s’était accru de plus de moitié vers le nord, en sorte que ce quartier disproportionné fut, en 1642, par Louis XIII, divisé en deux parts, dont l’une fut appelée quartier de Saint-Germain des Prés. Paris comptait donc dix-sept quartiers; cette division subsista jusqu’en 1701.
A cette date, M. d’Argenson, lieutenant de police depuis 1697, ayant représenté au conseil d’État l’inégalité des dix-sept quartiers de Paris — celui de Saint-Germain des Prés composait à lui seul le quart de la ville — le nombre immense de maisons, rues, places et quais dont Paris s’était accru depuis l’avènement du roi Louis XIV (1643), le conseil jugea nécessaire une nouvelle division de la ville, fixa le nombre des quartiers à vingt, dont trois nouveaux, Saint-Benoit, du Luxembourg et de Saint-Eustache furent distraits de ceux trop étendus de la place Maubert, Saint-Germain des Prés et Montmartre.
Ces vingt quartiers, par une déclaration du roi du 12 décembre 1702, et un arrêt du conseil d’État du 14 février de la même année, furent bornés et limités ainsi qu’il suit:
1er QUARTIER. — DE LA CITÉ
Il sera composé : des îles du Palais, de Notre-Dame et de Louviers, depuis la pointe orientale de l’île de Louviers jusqu’à la pointe occidentale de l’île du Palais et de tous les ponts desdites îles, y compris la culée du Pont au Change.
2e QUARTIER. — DE SAINT-JACQUES LA BOUCHERIE
Ce quartier sera borné à l’orient par les rues Planche Mibray, des Arcis et de Saint-Martin exclusivement; au septentrion, par la rue aux Ours exclusivement. A l’occident, par la rue Saint-Denis depuis le coin de la rue aux Ours, jusqu’à la rue de Gèvres y compris le marché de la porte de Paris et le grand Châtelet inclusivement, et au midi, par la rue et le quai de Gèvres inclusivement.
3e QUARTIER. — DE SAINTE-OPORTUNE
Ce quartier sera borné à l’orient par le marché de la Porte de Paris et la rue Saint-Denis exclusivement; au septentrion, par la rue de la Ferronnerie, y compris les Charniers des Saints-Innocents du côté de la même rue et par une partie de la rue Saint-Honoré inclusivement, depuis ladite rue de la Ferronnerie, jusqu’aux coins des rues du Roule et des Prouvaires; à l’occident, par les rues du Roule et de la Monnaie et par le carrefour des Trois-Maries jusqu’à la rivière; le tout inclusivement et au midi, par les quais de la Vieille-Vallée de Misère et de la Mégisserie inclusivement.
4e QUARTIER. — DU LOUVRE OU DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
Ce quartier sera borné à l’orient par le carrefour des Trois-Maries et par la rue de la Monnaie et du Roule inclusivement; au septentrion, par la rue Saint-Honoré y compris le cloître Saint-Honoré inclusivement, à prendre depuis les coins du Roule et des Prouvaires jusqu’au coin de la rue Fromenteau. A l’occident, par la rue Fromenteau jusqu’à la rivière inclusivement, et au midi par les quais inclusivement depuis le premier guichet du Louvre jusqu’au carrefour des Trois-Maries.
5e QUARTIER. — DU PALAIS-ROYAL
Il sera borné à l’orient par les rues Fromenteau et des Bons-Enfants exclusivement; au septentrion par la rue Neuve-des-Petits-Champs exclusivement; à l’occident, par les extrémités des faubourgs Saint-Honoré et du Roule inclusivement, et au midi par les quais inclusivement depuis le premier guichet du côté du quai de l’École.
6e QUARTIER. — DE MONTMARTRE
Il sera borné à l’orient par les rues des Poissonnières et Sainte-Anne exclusivement jusqu’à l’extrémité des faubourgs; au septentrion, par les extrémités des faubourgs inclusivement; à l’occident, par les marais des Porcherons inclusivement; au midi, par la rue Neuve-des-Petits-Champs, la place des Victoires et les rues des Fossés-Montmartre et Neuve-Saint-Eustache inclusivement.
7e QUARTIER. — DE SAINT-EUSTACHE
Il sera borné à l’orient par les rues de la Tonnellerie, Comtesse-d’Artois et Montorgueil, exclusivement jusqu’au coin de la rue Neuve de Saint-Eustache; au septentrion, par les rues Neuve-Saint-Eustache, des Fossés-Montmartre et la place des Victoires exclusivement; à l’occident, par la rue des Bons-Enfants inclusivement et au midi par la rue Saint-Honoré exclusivement.
8e QUARTIER. — DES HALLES
Il sera borné à l’orient par la rue Saint-Denis exclusivement, depuis le coin de la rue de la Ferronnerie jusqu’au coin de la rue Mauconseil; au septentrion, par la rue Mauconseil exclusivement; à l’occident, par les rues Comtesse-d’Artois et de la Tonnellerie inclusivement; au midi, par la rue de la Ferronnerie et partie de celle de Saint-Honoré exclusivement.
9e QUARTIER. — DE SAINT-DENIS
Sera borné à l’orient par la rue Saint-Martin et par celle du faubourg exclusivement; au septentrion, par le faubourg Saint-Denis et de Saint-Lazare inclusivement; à l’occident, par les rues Sainte-Anne, des Poissonnières et Montorgueil inclusivement; jusqu’au coin de la rue Mauconseil; au midi, par les rues aux Ours et Mauconseil inclusivement.
10e QUARTIER. — DE SAINT-MARTIN
Sera borné à l’orient par les rues Bar-du-Bec, Sainte-Avoye et du Temple exclusivement; au septentrion, par les extrémités des faubourgs inclusivement; à l’occident, par la rue Saint-Martin et la grande rue du Faubourg inclusivement; au midi, par la rue de la Verrerie inclusivement, depuis le coin de la rue Saint-Martin jusqu’au coin de la rue Bar-du-Bec.
11e QUARTIER. — DE LA GRÈVE
Il sera borné à l’orient par la rue Geoffroy-Lasnier et par la Vieille rue du Temple exclusivement; au septentrion, par les rues de la Croix Blanche et de la Verrerie exclusivement; à l’occident, par les rues des Arcis et Planche-Mibray inclusivement, et au midi par les quais Pelletier et de la Grève inclusivement, jusqu’au coin de la rue Geoffroy-Lasnier.
12e QUARTIER. — DE SAINT-PAUL OU DE LA MORTELLERIE
Sera borné à l’orient par les remparts inclusivement depuis la rivière jusqu’à la porte Saint-Antoine; au septentrion, par la rue Saint-Antoine exclusivement; au couchant, par la rue Geoffroy-Lasnier inclusivement, et au midi par les quais inclusivement, depuis le coin de la rue Geoffroy-Lasnier jusqu’à l’extrémité du Mail.
13e QUARTIER. — DE SAINTE-AVOYE OU DE LA VERRERIE
Sera borné à l’orient par la Vieille rue du Temple exclusivement; au septentrion, par les rues des Quatre-Fils et des Vieilles-Haudriettes exclusivement; à l’occident, par les rues Sainte-Avoye et Bar-du-Bec inclusivement, depuis le coin de la rue des Vieilles-Haudriettes jusqu’à la rue de la Verrerie, et au midi par les rues de la Verrerie et de la Croix Blanche inclusivement, depuis le coin de la rue Bar-du-Bec jusqu’à la Vieille rue du Temple.
14e QUARTIER. — DU TEMPLE OU DU MARAIS
Sera borné à l’orient par les remparts et la rue du Mesnil-Montant inclusivement; au septentrion, par les extrémités des faubourgs du Temple et de la Courtille inclusivement; à l’occident, par la Grande Rue des mêmes faubourgs et la rue du Temple inclusivement, jusqu’au coin de la rue des Vieilles-Haudriettes, et au midi par les rues des Vieilles-Haudriettes, des Quatre-Fils, de la Perle, du Parc-Royal et Neuve-Saint-Gilles inclusivement.
15e QUARTIER. — DE SAINT-ANTOINE
Borné à l’orient par les extrémités des faubourgs inclusivement; au septentrion, par l’extrémité des mêmes faubourgs et par les rues Mesnil-Montant, Neuve-Saint-Gilles, du Pare-Royal et de la Perle exclusivement; à l’occident, par la Vieille rue du Temple inclusivement, depuis les coins des rues des Quatre-Fils et de la Perle jusqu’à la rue Saint-Antoine, et au midi par la rue Saint-Antoine inclusivement, depuis le coin de la Vieille rue du Temple jusqu’à l’extrémité du faubourg.
16e QUARTIER. — DE LA PLACE MAUBERT
Borné à l’orient par les extrémités des faubourgs inclusivement; au septentrion, par les quais de la Tournelle et de Saint-Bernard inclusivement; à l’occident, par la rue du Pavé de la place Maubert, le marché de la place Maubert, la montagne de Sainte-Geneviève et les rues Bordet, Mouffetard et de l’Ourcine inclusivement; au midi, par l’extrémité du faubourg Saint-Marcel inclusivement.
17e QUARTIER. — DE SAINT-BENOIT
Borné à l’orient par la rue du Pavé de la place Maubert, le marché de la place Maubert, la montagne Sainte-Geneviève, les rues Bordet, Mouffetard et de l’Ourcine exclusivement; au septentrion, par la rivière y compris le Petit-Châtelet; à l’occident, par les rues du Petit-Pont et Saint-Jacques inclusivement; au midi, par l’extrémité du faubourg Saint-Jacques inclusivement, jusqu’à la rue de l’Ourcine.
18e QUARTIER. — DE SAINT-ANDRÉ
Borné à l’orient par les rues du Petit-Pont et Saint-Jacques exclusivement; au septentrion, par la rivière, depuis le Petit-Châtelet jusqu’au coin de la rue Dauphine; à l’occident, par la rue Dauphine inclusivement; au midi, par les rues Neuve des Fossés-Saint-Germain-des-Prés, des Francs-Bourgeois et des Fossés-Saint-Michel ou de Hyacinthe exclusivement, jusqu’au coin des rues Saint-Jacques et Saint-Thomas.
19e QUARTIER. — DU LUXEMBOURG
Borné à l’orient par la rue du faubourg Saint-Jacques exclusivement; au septentrion, par les rues des Fossés-Saint-Michel, des Francs-Bourgeois et des Fossés-Saint-Germain-des-Prés inclusivement; à l’occident, par les rues de Bussy, du Four et de Sève inclusivement; au midi, par les extrémités du faubourg inclusivement, depuis la rue de Seine jusqu’au faubourg Saint-Jacques.
20e QUARTIER. — DE SAINT-GERMAIN DES PRÉS
Borné à l’orient par les rues Dauphine, de Bussy, du Four et de Seine exclusivement; au septentrion, par la rivière y compris le Pont-Boyal et l’Ile aux Cygnes; à l’occident et au midi, par les extrémités du faubourg jusqu’à la rue de Seine.
Ainsi fut divisé Paris, par ordonnance du roi, signée à Versailles le 12 décembre 1702, l’an 60e de son règne. C’est ce plan logique et irréprochable au point de vue de la chronologie et de l’histoire, qui va nous guider sûrement dans la description du Paris sous Louis XIV. Approuvé par le ministre d’État Desmarets, exécuté sous la surveillance du lieutenant de police d’Argenson, il réunit toutes les conditions d’une scrupuleuse exactitude, et s’impose à la confiance avec une souveraine autorité.
Nous allons suivre fidèlement cet itinéraire dans Paris.
