Kitabı oxu: «Poésies érotiques»
Évariste Parny
Poésies érotiques

Publié par Good Press, 2020
EAN 4064066083854
Table des matières
A ÉLÉONORE.
LE LENDEMAIN.
A ÉLÉONORE.
A LA MÊME.
A LA MÊME.
A MA BOUTEILLE.
A ÉLÉONORE.
A LA MÊME.
A LA MÊME.
A UN HOMME BIENFAISANT.
SOUVENIR.
AU GAZON FOULÉ PAR ÉLÉONORE.
FRAGMENT D'ALCÉE, POÈTE GREC.
DÉLIRE.
MADRIGAL.
LA RECHUTE.
A M. DE F.
MA RETRAITE.
VERS GRAVÉS SUR UN MYRTE.
A ÉLÉONORE.
A LA MÊME, SUR SON REFROIDISSEMENT.
A UN MYRTE.
A M. DE F.
DEMAIN, A EUPHROSINE.
A UN AMI TRAHI PAR SA MAÎTRESSE.
A AGLAÉ.
MA MORT.
AUX INFIDELLES.
L'HEURE DU BERGER.
A M. BERTIN.
A ÉLÉONORE.
Table des matières
Aimer à treize ans, dites-vous,
C'est trop tôt: eh, qu'importe l'âge?
Avez-vous besoin d'être sage
Pour goûter le plaisir des fous?
Ne prenez pas pour une affaire
Ce qui n'est qu'un amusement;
Lorsque vient la saison de plaire,
Le cœur n'est pas long-tems enfant.
Au bord d'une onde fugitive,
Reine des buissons d'alentour,
Une rose à demi-captive
S'ouvroit aux rayons d'un beau jour.
Égaré par un goût volage,
Dans ces lieux passe le zéphir
Il l'apperçoit, et du plaisir
Lui propose l'apprentissage;
Mais en vain: son air ingénu
Ne touche point la fleur cruelle.
De grâce, laissez-moi, dit-elle;
A peine vous ai-je entrevu.
Je ne fais encor que de naître;
Revenez ce soir, et peut-être
Serez-vous un peu mieux reçu.
Zéphir s'envole à tire-d'aîles,
Et va se consoler ailleurs;
Ailleurs, car il en est des fleurs
A-peu-près comme de nos Belles.
Tandis qu'il fuit, s'élève un vent
Un peu plus fort que d'ordinaire,
Qui de la Rose, en se jouant,
Détache une feuille légère;
La feuille tombe, et du courant
Elle suit la pente rapide;
Une autre feuille en fait autant,
Puis trois, puis quatre; en un moment,
L'effort de l'aquilon perfide
Eut moissonné tous ces appas
Faits pour des Dieux plus délicats,
Si la Rose eut été plus fine.
Le zéphir revint, mais hélas!
Il ne restoit plus que l'épine.
LE LENDEMAIN.
Table des matières
Tu l'as connu, ma chère Éléonore,
Ce doux plaisir, ce péché si charmant
Que tu craignois, même en le désirant;
En le goûtant, tu le craignois encore.
Eh bien, dis-moi; qu'a-t-il donc d'effrayant?
Que laisse-t-il après lui dans ton ame?
Un léger trouble, un tendre souvenir,
L'étonnement de sa nouvelle flâme,
Un doux regret, et sur-tout un désir.
Déjà la rose aux lis de ton visage
Mêle ses brillantes couleurs;
Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage
Succèdent les molles langueurs,
Qui de nos plaisirs enchanteurs
Sont à la fois la suite et le présage.
Déjà ton sein doucement agité,
Avec moins de timidité,
Repousse la gaze légère
Qu'arrangea la main d'une mère,
Et que la main du tendre amour,
Moins discrete et plus familière,
Saura déranger à son tour.
Une agréable rêverie
Remplace enfin cet enjoûment,
Cette piquante étourderie,
Qui désespéroient ton Amant;
Et ton ame plus attendrie
S'abandonne nonchalamment
Au délicieux sentiment
D'une douce mélancolie.
Ah! laissons nos tristes censeurs
Traiter de crime abominable
Ce contrepoids de nos douleurs,
Ce plaisir pur, dont un dieu favorable
Mit le germe dans tous les cœurs.
Ne crois pas à leur imposture;
Leur zèle barbare et jaloux
Fait un outrage à la nature;
Non, le crime n'est pas si doux.
Pulsuz fraqment bitdi.