Kitabı oxu: «Montpellier de Médillan»
F. Charron
Montpellier de Médillan

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066334208
Table des matières
I
De l’origine du nom.
Climat.
Altitude.
Le bourg.
Les maisons.
La cure.
Curés.
L’église.
Personnes enterrées dans l’église.
Le clocher.
La cloche.
Parrains.
Marraines.
L’arbre de la Liberté.
Les villages.
Le sol.
Faune et Flore.
Bois.
Hydrographie.
Administration.
Autrefois
II
Professions
Sexe
État civil
Densité de la population
Hygiène.
Alimentation.
Vêtements.
Eclairage.
Émigration et Immigration.
Un cas de longévité.
Années de grande mortalité.
Etude comparative.
III
IV
Instituteurs
Institutrices
V
Une requête (1739)
VI
Le chemin de Charlemagne
VII
1789
1793
1814
1848
1870
VIII
Les mesures locales
De la pochée
Du quinteau
Les propriétés.
Denrées.
Salaires.
Bétail.
Travaux à la tâche.
Etude fiscale
IX
Les sorciers
Le devin
Les maisons hantées.
Les vendus au diable.
Les mal baptisés.
Les trésors cachés.
Quelques proverbes locaux
X
Une abjuration
Quelques extraits
Vers sur la prise de Berg-op-Zoom (1747)
Une dispense de mariage accordée par le pape.
Remède dont on s’est servi pour la maladie épidémique qui a régné sur les bêtes à corne dans les années 1748-1749-1750.
Remède contre le chancre qui vient à la bouche et à la gorge.
XI
De Livenne
Bernardeau de la Briandière.
Le général Muller
XII
Brejon-Lamartinière
XIII
I. — Un testament
II. — Déclaration des biens de main-morte
III. — Arrantement et calcul a esté fait de la prize et baillette appelée la grande prize des Hyllairets situées en la paroisse de Monpeslier étant en sept pièces séparées les unes des autres.
IV. — Transaction entre le sieur Bertry curé de Montpellier et Jean Cadoreau portant obligation de neuf livres.
V. — Un délit de chasse
VI. — A propos d’une dîme
VII. — Insultes à un magistrat
VIII. — Transaction sur procès entre Monsieur Pierre Bertry, curé de Montpellier, et Monseigneur l’Evêque de Saintes.
IX. — En 1787.
X. — Acquisition de biens nationaux
XI. — Un prêtre réfractaire.
XII. — Estimation des biens ayant appartenu à la fabrique de Montpellier.
XIII. — Un maire accusé de concussion.
XIV. — Un garde champêtre pour deux communes.
XV. — Au sujet d’un banc.
XVI. — Un maire qui émigra
XIV
Jean-Pierre Viaud
Nicolas Guillau de Sersé
De Laporte de Lissac.
Notaires.
Société de chasse.

I
Table des matières
LE PAYS
De l’origine du nom.
Table des matières
La commune de Montpellier appartient à l’ancienne province de Saintonge, de la capitale de laquelle elle n’est éloignée que de seize kilomètres.
Son nom, que l’on trouve écrit Monpesler, Montpesler, Monpeslier, Montpeslier et enfin Montpellier, a des formes archaïques .
Son étymologie, sur laquelle, d’ailleurs, on n’est pas fixé d’une façon définitive, a donné naissance à plusieurs hypothèses, singulièrement différentes les unes des autres.
Dans ce mot, certains chercheurs ont vu:
Mons pessulus (mont fermé au verrou).
Mons puellarum (mont des Pucelles).
Mons pistillarius (mont des épiciers) .
D’autres, surtout les littérateurs, estiment que Montpellier vient de Montpuellier, Mons puellaris (mont de la jeune fille).
Enfin, pour M. Léon-G. Pélissier , la seule étymologie valable serait Mons petrosus (montagne de pierres), d’où on aurait fait Montpeirié, et, ajouterons-nous, peut-être, Montpellier, par corruption.
Cette dernière hypothèse nous parait être la plus vraisemblable et la plus près de la vérité, du moins en ce qui concerne Montpellier de Saintonge, qui est assis sur un banc de pierres.
Quant au mot Médillan, d’où vient-il, et que signifie-t-il?
Faut-il admettre qu’il vient de Médillac, mais qu’il est plus récent, et qu’il signifie ruines romaines? La chose est possible, bien que cependant on ne conserve pas le souvenir de vestiges romains dans les environs; ou bien, en décomposant le mot, faut-il y voir med (milieu, centre de réunion) et lann, mot irlandais, signifiant: saint, sanctuaire, cimetière. Cela nous porterait à supposer, alors, que, du temps de l’occupation romaine, c’était à Montpellier qu’avaient lieu les enterrements des personnages de marque et que c’était un centre de réunion où les peuples s’assemblaient. C’est encore possible; car, dans le domaine de l’hypothèse, où ne peut-on pas aller? Et puis, certains travaux agricoles ont mis à découvert plusieurs sarcophages.
Cependant, pour nous, notre avis est tout autre et beaucoup plus terre à terre: Médillan devait être, autrefois, le nom d’un village, aujourd’hui disparu, ou le nom d’un fief, débaptisé. Et, pour corroborer notre opinion, nous avons, dans les environs. Lidon (village) pour Saint-André, et Pellouaille (lieu dit) pour Saint-Simon.
Climat.
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Le climat est tempéré ; le voisinage de l’Océan (25 kilomètres) et de la Gironde (15 kilomètres) détermine des hivers tièdes et pluvieux, rarement neigeux, avec des étés peu brûlants.
C’est le climat girondin.
Altitude.
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L’altitude de la commune est peu élevée; c’est ce qui fait que la configuration générale de la localité a un aspect plutôt plat.
Les principales cotes du nivellement général de la commune sont:
Le bourg, 37 mètres;
Le Moulin de Gougeon, 36 mètres;
Les champs de Briasse, 37 mètres;
Les Cinq Timbres, 38 mètres;
Durand, 36 mètres.
Ajoutons que, tout autour du bourg, une légère dépression de terrain forme le mamelon sur lequel est bâti Montpellier.
Le bourg.
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Le bourg, propret et bien bâti sur un petit mamelon et par conséquent toujours à sec, coupé en croix par deux chemins de grande communication, est plaisant et agréable.
Il est prolongé par les villages de La Grande Maison, de Chez Baty et des Bodins; il n’est point placé au centre de la commune, il s’incline un peu trop à l’est.
Tout autour les autres villages l’environnent comme une ceinture de forts.
Les maisons.
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Elles peuvent se diviser en deux catégories: les anciennes et les nouvelles.
Les anciennes, celles qui ont été bâties il y a cent ans et plus, sont un peu orientées au hasard et nul goût n’a présidé à leur construction; elles se composent du rez-de-chaussée comprenant une ou deux pièces et d’un grenier dans lequel on entasse les récoltes de blé, d’avoine, de pommes, de noix, etc.
Ces maisons sont généralement dépourvues, de toute commodité et très souvent la même pièce sert tout à la fois de cuisine, de salle à manger et de chambre à coucher. Les abords ne sont pas toujours bien praticables et pour sortir il faut quelquefois traverser de véritables cloaques.
Mais hâtons-nous de dire que ces habitations deviennent rares; beaucoup ont été heureusement transformées par les générations nouvelles, et d’autres ont disparu pour faire place à des constructions neuves.
Celles-ci, mieux orientées, mieux aménagées et mieux distribuées, témoignent des progrès de l’hygiène à travers nos campagnes. La cuisine forme toujours une pièce à part; les chambres à coucher sont aérées et éclairées par de larges fenêtres, et beaucoup ont un premier étage.
Convenablement entretenues, blanchies tous les ans, ayant les abords en harmonie avec l’édifice, elles révèlent comme maîtres des agriculteurs sans doute, mais aussi des hommes ayant le souci de leur dignité et de la santé de leur personnel.
La cure.
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Dans ses Etudes sur l’ancien diocèse de Saintes, l’abbé Cholet dit: «Montpellier, cure, droit de patronage exercé par l’abbé de Baignes du XIe au XVIIe siècle.»
C’est en vain que nous avons cherché la référence où l’abbé Cholet, d’ordinaire exact, s’était documenté. Nous n’avons rien trouvé.
Par contre, les différents pouillés, consultés à ce sujet, sont unanimes à désigner l’évêque de Saintes, comme collateur de la cure de Montpellier.
Ainsi Alliot, dans son Bénéfices de l’Evêché de Saintes (1527) dit: «Montpellier, cure, évesques de Saintes présente et confère.»
Lacurie, dans son Pouillé manuscrit , désigne également l’évêque de Saintes.
Il donne même le revenu de la cure qui, d’après lui, aurait été

Enfin l’abbé Bonnerot, dans son Pouillé manuscrit, donne aussi l’évêque de Saintes comme collateur; l’abbé Bonnerot enregistre un revenu de 1.500 livres pour l’année 1782; seulement il fait relever cette cure de l’archiprêtré de Corme-Royal, tandis que, d’après l’abbé Cholet, elle relevait de l’archiprêtré d’Arvert.
Curés.
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En 1813, au départ de M. Bouyer, la cure de Montpellier devint vacante et le service religieux fut assuré, à partir de cette date et jusqu’en 1848, par les curés de la commune de Rioux dont les noms suivent:


Il est probable que la commune de Montpellier dut intervenir dans ce binage en assurant une rétribution quelconque au desservant. Mais ce n’est qu’à partir de 1839 que nous trouvons trace de cette rétribution, ainsi que l’indique la délibération ci-dessous du conseil municipal.
Le 10 mars 1839, le conseil municipal se réunit à la mairie pour que M. Pohu, curé de Rioux, vienne dire la messe tous les quinze jours, savoir: le deuxième dimanche de chaque mois à onze heures et le quatrième dimanche à dix heures; il devra aussi faire faire la première communion.
«Le maire et les membres du conseil municipal se
«charge de lui faire une caite en laditte commune à la
«fin du mois d’août pour lui ramassé du grain pour
«laditte année.»
Le 26 mai 1839, le conseil vote au budget de 1840 une somme de cent francs à M. Pohu, desservant, pour son binage.
En 1848. la cure de Montpellier fut pourvue d’un titulaire et, depuis cette époque, MM. les Curés qui se sont succédé sont:

L’église.
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La vieille église paroissiale, entourée de l’ancien cimetière, aujourd’hui transformé en place publique, est actuellement placée sous l’invocation de saint Martin.
Or, si nous nous en rapportons à certains auteurs, ce saint n’a pas toujours été le patron de Montpellier car, dans son Bénéfices de l’Evêché de Saintes (1527), Alliot désigne comme patron saint Pierre, et l’abbé Lacurie cite saint Pierre et saint Martin à la page 56 de son Pouillé manuscrit (1586).
FAÇADE DE L’ÉGLISE.

«Cette église est un monument datant de la fin du
«XIIe siècle pur, bien conservée, arcature fort remar- «quable à la façade; trois portails, celui du milieu ou- «vert à quatre voussures, plein cintre pur; les deux «autres à ogives romanes. Aujourd’hui deux nefs, la «troisième n’ayant pas été reconstruite lors de l’écroule- «ment partiel de l’église; chevet droit; longueur «28 mètres, largeur 7m60, hauteur, sous voûte, «10 mètres» .
A la voûte dominant le chœur se trouve l’inscription suivante:
Pavete ad sanctuarium meum
Tremblez devant mon sanctuaire.
Personnes enterrées dans l’église.
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Le 7 décembre 1679, Jeanne Vignaud.
Le septième décembre mil sept cent dix sept a été enterré dans cette église Me Josias Coûtand, âgé de soixante et dix-huit ans, décédé après avoir reçu les sacrements de pénitence, d’eucharistie et d’extrême-onction et avoir déclaré hautement qu’il n’y avait nulle simulation dans son procédé et que, s’il en agissait de la sorte dans les derniers jours de sa vie, c’était par les motifs d’une véritable conversion.
MOULIN, curé de Monpellier.
Le 23 décembre 1719, Me Jean Reutin, avocat en la cour du département.
Le 30 juillet 1722, Pierre Viaud, marchand.
Le 16 mars 1724, Perret Marie.
Le 5 novembre 1750, Daniel-Pierre Hyllairet.
Le 24 avril 1753, Mme Angélique de Beaumont, épouse de M. de Livenne, écuyer, seigneur du Grand Loron et autres lieux, dans la chapelle de l’église paroissiale de Saint-Martin de Monpeslier.
Le 1er avril 1772, Marie Gelineau, épouse de Pierre Bertrand.
Le 9 novembre 1772, Jean Marchand, sacristain et instructeur de la jeunesse de cette paroisse, dans la chapelle collatérale de cette église.
Le 13 janvier 1773, Marie-Magdelenne Cadoreau, épouse de sieur Pierre Viaud.
Le 12 octobre 1779, Pierre Viaud, juge de Cozes et autres lieux.
Le 4 décembre 1780, Me Pierre Bertry, curé de cette paroisse.
Il est regrettable que rien n’indique d’une façon précise où reposent ces corps.
Le clocher.
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Le clocher, de forme carrée, a 17 mètres de hauteur et 4 m. 60 de largeur à l’intérieur. Il est percé de 8 fenêtres ayant 4 mètres de haut, 2 mètres de large à l’extérieur et 0 m. 80 à l’intérieur. Ces fenêtres, à plein cintre, étaient autrefois divisées en deux par une colonne; actuellement, une seule existe dans son état primitif; les colonnes des sept autres ont été détruites et les fenêtres à moitié maçonnées.
La cloche.
Table des matières
La cloche de l’église a été refondue une première fois en 1840, et le conseil municipal d’alors vota, dans sa réunion du 31 mai, une somme de 400 francs pour cette dépense: 360 francs seraient affectés à la refonte et au métal fourni et 40 francs à la ferrure.
Quant à celle qui existe actuellement, elle revient à 2.218 francs, pèse 550 kilos et porte l’inscription suivante:
J’AI ÉTÉ FONDUE EN L’AN 1869, SOUS L’INVOCATION DE SAINT MARTIN DE MONTPELLIER-DE-MÉDILLAN. PIE IX ÉTANT PAPE, NAPOLÉON III, EMPEREUR, MONSEIGNEUR THOMAS, ÉVÊQUE, HENRI SEILLET, CURÉ, LOUIS GRILLET, MAIRE, BOLLÉE ET SES FILS FONDEURS A ORLÉANS.
MON NOM EST REGINA. MES PARRAINS ET MARRAINES SONT CEUX ET CELLES QUE PROTÈGE MA VOIX.
Parrains.
Table des matières
A. BEURRIER, E. GEORGET, A. GUICHARD,
J. GUILBAUD, A. LAPORTE, A. LUCAZEAU,
A. LUCAZEAU, G. LUCAZEAU, E. MOISNARD,
A. MORIN, E. MORIN, A. NEAUD,
L. POITEVIN, B. SOUCHAL, Z. SAUVIGNON. A. VIAUD.
Marraines.
Table des matières
E. ARRIVÉ, E. BEURRIER, A. CHEVALIER,
E. COURAUD, L. GRILLET, E. LUCAS,
M. MAUTRET, E. MOISNARD, E. PERDRIAU,
B. PERRIER, N. PERRIER, F. PICOULET,
P. PUYRAVAUD, E. ROUFFINEAUD, N. VIAUD.
La charpente du beffroi coûte 282 francs.
L’arbre de la Liberté.
Table des matières
L’arbre de la Liberté de la place de l’Eglise est un vieil ormeau aux racines puissantes et dont la tête altière domine la cité.
L’hiver, il est blanc de givre, tandis que, l’été, son épais feuillage sert de refuge à quantité de moineaux qui, justement parce que c’est un arbre de la Liberté, y établissent leurs nids sans crainte des représailles.
Cet arbre, d’une hauteur de vingt-six mètres, a un tronc d’une circonférence de 4 m. 25 à la base; de 3 m. 25 à hauteur d’homme et de 2 m. 55 à 5 mètres de hauteur.
Il date de 1792 et, à ce titre, il mérite d’être surveillé et protégé par l’autorité municipale, car il doit être un des rares survivants de cette époque, ayant échappé aux investigations de la Restauration (1815-1830) et de Léon Faucher, ministre de l’intérieur (1848-1849), qui firent rechercher avec soin les arbres de la Liberté et donnèrent des ordres pour qu’ils fussent arrachés.
L’ARBRE DE LA LIBERTÉ.

En 1896, le conseil municipal y fit placer une plaque commémorative, portant l’inscription ci-dessous;
PLAQUE
DÉDIÉE PAR LE CONSEIL
MUNICIPAL LE 14 JUILLET 1896
POUR PERPÉTUER LA DATE
DE LA PLANTATION DE
L’ARBRE DE LA LIBERTÉ
14 JUILLET 1790
Les villages.
Table des matières
Au sud, il y a Orennes avec ses carrières de sable; Les Maisonneuves, petit hameau; La Sauveté, gros village de près de 80 habitants; Crugence, dans le marais, avec son usine malheureusement muette; Loriou, séjour agréable, lieu de pêche et de chasse, arrosé d’eaux vives, entouré de mottes fertiles et qui possédait une chapelle autrefois; à l’ouest. Le Pérat, protégé par des peupliers séculaires; Durand, avec ses garennes et ses bois; Les Chapelles sur la lisière des bois; au nord, Les Michauds, site riant et ombragé avec ses arbres lierrus; Les Cinq Timbres, carrières de silex; Les Joguets, où il y avait un médecin autrefois, et dont le château fut probablement une petite seigneurie, car la propriété qui l’entoure était ceinte d’un fossé de deux mètres, encore bien apparent; à l’est, Chez les Lièvres, pays de chasse, et Les Arrivées, petit village niché dans la verdure.
CHATEAU DES JOGUETS

Le sol.
Table des matières
Le sol est formé de terrains crétacés; il est fertile et assez profond et s’adapte, par conséquent, à toutes sortes de cultures.
Au point de vue agricole, il appartient, en majeure partie, à cette catégorie de terres dites varennes; cependant, on rencontre aussi quelques sables, des groies, de la banche, et dans le nord de la commune de riches carrières de silex.
Très morcelé il a une superficie de 1.470 hectares.
Le tableau ci-dessous en indique la répartition en 1911, au double point de vue de la superficie des propriétés et du nombre des exploitants.
Division de la propriété.

L’exploitation du sol se pratique de trois manières différentes:
Il y a le faire-valoir direct, quand le propriétaire cultive sa propriété seul ou avec des domestiques; le métayage, quand le propriétaire et celui qui cultive ont chacun la moitié des revenus; dans ce cas, le maître fournit le sol et le cheptel, et le métayer son travail; et enfin le fermage, quand un homme, fournissant bétail et instruments aratoires, exploite une propriété à sa guise et paye une redevance annuelle au propriétaire.
Dans les deux derniers cas, métayers, fermiers et propriétaires sont tenus à des engagements respectifs, mentionnés dans un bail, dont la durée est de 3, 5 ou 7 ans.
A Montpellier, c’est le faire-valoir direct qui est le plus en usage, ainsi qu’en témoigne le tableau suivant:
Exploitation du sol.

Quant aux terres louées, leur prix-courant de location est de 10 francs par journal (36 ares).