Kitabı oxu: «Traité d'aquarelle et de lavis en six leçons»

Şrift:

Frédéric Auguste Antoine Goupil

Traité d'aquarelle et de lavis en six leçons


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066336424

Table des matières

L’AQUARELLE ET LE LAVIS.

ORIGINE DE L’AQUARELLE; SES AVANTAGES, LES. ARTISTES QUI SE SONT DISTINGUÉS DANS CE. GENRE.

PREMIÈRE LEÇON.

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DU COLORIS.

DES OBJETS NÉCESSAIRES

CHOIX DU PAPIER.

DE L’EMPLOI DU STIRATOR.

EMPLOI DE LA PLANCHETTE, DE L’ÉPONGE ET DE. LA COLLE A BOUCHE.

DU CHOIX DES PINCEAUX.–COMMENT IL FAUT S’Y. PRENDRE POUR LES HAMPER.

DE L’EMPLOI DES VERRES ET DES SOUCOUPES.

DE LA PALETTE.

TEINTES PLATES.

OBSERVATION GÉNÉRALE RELATIVE AUX PAPIERS

LES PINCEAUX, LA TOUCHE ET L’INCLINAISON. OU POSITION QU’ON DOIT ADOPTER POUR SON. TRAVAIL .

DU COLORIS DES LITHOGRAPHIES A L’USAGE DES. PERSONNES QUI NE SAVENT PAS DESSINER.

DEUXIÈME LEÇON.

DE L’ESQUISSE.–DE L’ÉBAUCHE DES SUJETS. DE GENRE, D’INTÉRIEUR, DE MARINE ET DE. PAYSAGE.

TROISIÈME LEÇON.

QUATRIÈME LEÇON.

DE LA FIGURE EN GÉNÉRAL ET DES DIVERSES COLORATIONS DE CHEVEUX .

CINQUIÈME LEÇON.

DU MÉLANGE DES COULEURS NÉCESSAIRES AUX. DRAPERIES, VETEMENTS, ETC.

SIXIÈME LEÇON.

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.–CONSEILS.

BIBLIOTHÈQUE ARTISTIQUE.

L’AQUARELLE

ET

LE LAVIS

EN

SIX LEÇONS

REVUS, CORRIGÉS ET AUGMENTÉS

PAR

GOUPIL, ÉLÈVE D’HORACE VERNET.

Le dessin est un des plus excellents ouvrages

de l’esprit.... Il n’y a donc rien que l’homme

doive plus cultiver.

BOSSUET.

PRIX: 1FR.

PARIS.

DESLOGES, LIBRAIRE, 4, RUE CROIX-DES-PETITS-CHAMPS.

1858



L’AQUARELLE ET LE LAVIS.

Table des matières

ORIGINE DE L’AQUARELLE; SES AVANTAGES, LES ARTISTES QUI SE SONT DISTINGUÉS DANS CE GENRE.

Table des matières

Dans les anciens manuscrits, on enjolivait le texte d’illustrations et de sujets, exécutés sur vélin ou peau de veau mort-né; c’est dans ces ouvrages que l’on vit les premières miniatures; on prétend même que le mot miniature vient de minium, nom de la couleur rouge dont on embellissait quelques lettres ornées qui rehaussaient les titres des chapitres. Les Arabes, les Byzantins, les Grecs ont produit des manuscrits remarquables par leurs peintures; ce genre se perfectionna en Italie, en Allemagne et particulièrement en France, où, sous Charles V, il fit de rapides progrès; mais la découverte de l’imprimerie, en multipliant les livres, fit abandonner les miniatures. Alors, les artistes adonnés à ce précieux genre firent de petits sujets gracieux que l’on encadrait, puis des portraits dont on ornait les bonbonnières, les bracelets et enfin les éventails.

Les couleurs y étaient employées à la gouache, c’est-à-dire épaisses et mélangées souvent avec le blanc, ce qui leur donnait un aspect un peu farineux et plâtré. L’aquarelle a été le résultat perfectionné de la gouache et des miniatures; son application à une grande variété de genres, s’est généralisée graduellement par la marche de l’art jusqu’à nos jours. Elle a l’avantage sur la peinture à l’huile d’être moins exposée à changer avec le temps, puisque l’eau, qui sert seule au broyage des couleurs, ne saurait en faire varier les nuances autant que les huiles et les vernis, dans les tableaux.

Il sera très-profitable à l’artiste qui veut s’instruire, de voir les manuscrits de la bibliothèque et de visiter souvent la galerie des dessins anciens, au Louvre; ce sera pour lui l’occasion d’y remarquer que les dessins lavés s’exécutaient, ou sur papier blanc, avec une seule couleur qui était le bistre, la sanguine, l’encre de Chine, la sépia, ou sur papier coloré ou teinté (dit papier de pâte), avec les mêmes couleurs rehaussées de blanc et de craie. Les maîtres anciens prenaient aussi pour champ le papier, y employant les teintes aqueuses de couleurs transparentes, superposées légèrement les unes aux autres, les rehaussant quelquefois de blanc et de retouches gouachées, pour se rendre compte d’avance, non seulement de l’ordonnance, mais encore des effets du coloris, des compositions qu’ils se proposaient d’exécuter en grand. On admire la facture large et hardie des cartons peints au lavis par Raphaël, Lebrun, Lesueur, Rubens, Van Dyck, Poussin, etc., etc. Rubens et Van Dyck employaient beaucoup la gouache pour rehausser et colorer, même les ébauches au crayon, de leurs grandes pages.

Les Hollandais ont longtemps adopté aussi le lavis coloré, soit comme délassement, soit comme croquis rapide des tableaux de genre. Un grand nombre des dessins, provenant de grands artistes, sont premièrement tracés à la plume avec une fermeté spirituelle et hardie, qui dénote l’étude et la connaissance profonde qu’ils avaient de la forme, et combien ils en faisaient avec raison la base solide et indispensable de leurs conceptions.

Aujourd’hui, nos artistes, qui cherchent plutôt à séduire les amateurs par la coquetterie des ouvrages que par le seul intérêt de la vérité souvent trop sérieuse, exécutent néanmoins, avec une remarquable habileté, des aquarelles qui sont parfois de petits chefs-d’œuvre, et il faut reconnaître que l’introduction des albums sur les tables de nos élégants salons a puissamment fait progresser l’art du lavis à l’aquarelle.

La peinture à l’aquarelle en est arrivée à un degré de perfection que les artistes futurs auront peine à surpasser, et il y a certes bien loin de celles que nous a laissées Nicolle dans le siècle dernier, et dont on retrouve encore de temps à autre quelques spécimens appâlis, à l’aquarelle telle que la comprennent les aquarellistes anglais et les nôtres, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

C’est qu’en effet l’aquarelle, dans son début, n’était qu’un lavis aux teintes légèrement étendues; sans vigueur, sans chaleur, semblable, en sa façon, aux plans d’architecture et aux cartes géographiques, et d’une valeur artistique tout à fait négative; tandis que maintenant elle est devenue la rivale de la peinture à l’huile, qu’elle égale parfois en vigueur et qu’elle surpasse souvent en finesse.

Les ciels vaporeux, les eaux transparentes, les profils énergiques d’une végétation puissante, se détachant sur des horizons lointains, elle rend tout avec un égal bonheur.

Parmi les Anglais, Bonnington, Wild, Fielding, Cattermoole; en France, Roqueplan, les deux Johannot, Isabey, Ciceri, A. de Dreux, Ad. Midy, A. Lacroix, Hubert, Siméon Fort et tutti quanti, ont porté l’aquarelle à un degré tellement supérieur, que l’on ne peut plus guère espérer de l’élever plus haut.

C’est, du reste, un genre de peinture qui convient mieux que tout autre aux amateurs, en raison du peu d’attirail qu’il comporte. S’agit-il, en effet, d’aller s’établir momentanément à la campagne; veut-on prendre un point de vue, travailler en plein air; est-il question de s’installer dans un salon pour y prendre séance et faire un portrait demandé, un portefeuille à gousset, de médiocre dimension, contient le stirator, le papier, la palette et encore la boîte à couleur.

Si l’on doit travailler dans l’intérieur de la maison, deux verres viennent compléter les objets nécessaires; si c’est dehors, il suffit d’emporter une petite bouteille pleine d’eau, avec un double godet en fer-blanc.

Pour une femme surtout, l’aquarelle a des avantages réels en dehors de ses résultats: là, point d’odeur d’huile rance, point d’essence de térébenthine portant à la tête, point de risque de se tacher, qui impose la nécessité de bouts de manches et d’un tablier, deux choses assez maussades dès qu’on travaille hors de l’atelier, et fort peu gracieuses à produire aux regards.

Nous ne devons pas dissimuler néanmoins que ce genre de peinture comporte de grandes difficultés: contrairement à l’huile, où les lumières s’empâtent avec du blanc et peuvent se rattraper après coup, les lumières de l’aquarelle doivent être réservées, en sorte qu’il est nécessaire de veiller sans cesse sur son ébauche pour ménager les effets que des teintes trop lourdes pourraient détruire.

Quant aux parties vigoureuses de l’aquarelle, on ne saurait les obtenir que par des teintes superposées et composées de manière à ce que, dans l’ombre la plus obscure, il existe une espèce de transparence qui la fasse s’harmoniser avec les parties chaudes et colorées des teintes et des lumières.

L’aquarelle n’est donc pas un genre dans lequel on puisse exceller sans de longue et sérieuses études; et comment en serait-il autrement, puisqu’on peut y produire au jour, comme sur la toile, le talent du compositeur, du dessinateur et du coloriste, en y ajoutant la qualité d’une volonté persistante indispensable pour arriver à un résultat aussi complet, avec des ressources beaucoup moindres que celles qui existent dans les autres genres?

PREMIÈRE LEÇON.

Table des matières

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DU COLORIS.

Table des matières

Laissant de côté toute définition oiseuse sur la couleur en général et sur ses causes inconnues, quoique très-savamment décrites dans une foule d’ouvrages spéciaux, nous nous bornerons a dire à l’élève qu’il se rendra un compte parfaitement exact de tous les mélanges par la méthode simple suivante: qu’il trace sur le papier deux lignes à égale distance l’une de l’autre ou parallèles, et qu’il en remplisse l’intervalle d’une teinte plate uniformément étendue de couleur rouge, il obtiendra une bande rouge; qu’il trace ensuite sur cette bande, comme base, deux autres bandes de même largeur et longueur disposées de manière à former avec la bande rouge un triangle équilatéral; qu’il en remplisse le tracé par du jaune sur le second côté croisant sur la bande rouge, et par du bleu croisant sur le jaune; le triangle obtenu sera formé de trois bandes de couleurs dites primitives ou mères de toutes les autres; on observera qu’elles produisent aux angles où les bandes se croisent premièrement le rouge avec le jaune: l’orange; secondement, le jaune avec le bleu: le vert; troisièmement, le bleu avec le rouge: le violet.

Si le triangle en question où l’on voit en effet, aux trois angles, les couleurs orange, vert et violet, est exécuté avec des couleurs claires, cesdites couleurs données par le croisement ou mélange des couleurs mères, seront claires; si le triangle était au contraire formé de bandes foncées, les mélanges seraient foncés; si l’élève veut s’exercer sur cette proposition, il pourra le faire en traçant à l’intérieur du triangle et à l’extérieur, des lignes parallèles à égales distances de manière à former des séries de triangles équilatéraux qu’il remplira de bandes colorées de chaque couleur-mère, par gradation du clair au foncé, appliquant les teintes rouges du côté de la bande rouge, etc., etc., de plus en plus foncé vers le centre, conservant les teintes claires pour les bandes extérieures au premier triangle.

On obtient au compas un triangle équilatéral en traçant d’abord un cercle, et après avoir porté six fois l’ouverture du compas qui a servi à tracer le cercle sur la circonférence, on joint les six points par des lignes droites, ce qui donne un polygone régulier de six côtés; donc, pour avoir le triangle qui est un polygone de trois côtés seulement, on joindra les points par trois lignes. Partant d’un point, on négligera le voisin, on tirera une ligne sur le point suivant, et ainsi de suite, allant de droite vers la gauche ou de gauche à droite indifféremment.

On verra par l’expérience analogue faite également d’après le même système sur des triangles à bandes parallèles, ce que deviennent par le croisement ou mélange l’orange, le vert et le violet. On peut par cette succession d’exercices acquérir une idée mathématiquement exacte de tous les bruns et de toutes les combinaisons imaginables. L’élève fera bien également de fixer à part sur une feuille de papier spéciale chaque teinte de couleur composée sur un rond et à côté de deux ronds se recouvrant partiellement et indiquant les deux couleurs qui ont servi à former le composé. Cette méthode toute expérimentale suffira à fixer dans la mémoire l’impression de la couleur cherchée.

On remarquera qu’en mêlant ensemble à proportions égales du rouge, du jaune et du bleu, il en résulte toujours une espèce de noir. Récapitulons:


Le rouge et le jaune donnent Le jaune et le bleu, Le bleu et le rouge, l’orange ; le vert ; le violet ;

ce qui, dans l’ordre des couleurs du prisme ou de l’arc-en-ciel, fournit la disposition des zones rouges, orangées, jaunes, vertes, bleues et violettes qu’on peut exercer l’élève à obtenir en les fondant les unes dans les autres par bandes circulaires formées de demi-cercles concentriques.

Autre remarque sur les mélanges.

Si l’on veut, par exemple, faire un composé orange dans des conditions que j’appellerai normales, on mettra égale quantité de rouge, égale quantité de jaune et ainsi de tous les autres mélanges; il est aisé de concevoir que si l’on augmente l’une ou l’autre des couleurs composantes, le mélange tirera sur celle qui aura été employée le plus abondamment.

Nous avons à fixer l’esprit sur ce qu’on entend par qualités de la couleur.

Les couleurs se présentent à nos yeux sous les apparences les plus variées; leur éclat dépend de la lumière plus ou moins vive qui les éclaire; cette étude est par conséquent immense et l’attrait qui s’y attache est infini comme la nature. L’œil cependant n’est pas impressionné de la même manière par les couleurs chez tous les individus de la race humaine. On voit même certaines conformations oculaires défectueuses affectées d’une infirmité dite daltonisme, qui fait que les teintes vertes se confondent dans le jugement avec les rouges, ou les rouges paraissent bruns, etc., etc.

Il n’est pas prouvé que le tempérament des personnes, l’hygiène qu’elles suivent, et la nourriture qu’elles prennent habituellement, le climat, et en un mot, les milieux dans lesquels elles vivent n’influent pas puissamment sur la force et l’énergie perceptive et sensitive de leurs yeux; l’œil dans le corps humain n’a-t-il pas sa vie propre et ne prend-il pas dans l’atmosphère et dans les substances dont le corps se nourrit les éléments inconnus de ses conditions de perfection?

Les couleurs peuvent exister sur les corps de la nature, les couvrir, être transparentes, c’est-à-dire permettre d’en distinguer d’autres à travers; comme celle des cristaux, des vapeurs, des fumées, des eaux: être lumineuses par elles-mêmes ou par l’effet des corps qui nous les transmettent au point de ne pas permettre à nos prunelles d’en supporter l’impression, et les dernières découvertes si intéressantes de M. Niepce de Saint-Victor sur l’existence de substances plus ou moins capables d’emmagasiner la lumière, peuvent nous porter à croire que la composition des humeurs de l’œil doit être éminemment choisie par le Créateur entre toutes celles douées au plus haut point de cette puissante et incompréhensible propriété, puisque nous voyons les yeux fermés dans nos rêves.

Pulsuz fraqment bitdi.

Janr və etiketlər

Yaş həddi:
0+
Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
Həcm:
61 səh. 2 illustrasiyalar
ISBN:
4064066336424
Naşir:
Müəllif hüququ sahibi:
Bookwire
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