Kitabı oxu: «Ondine»
Friedrich Heinrich Karl de La Motte Fouqué
Ondine

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066316754
Table des matières
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII
XIII
XIV
XV
XVI
XVII
XVIII

I
Table des matières
L’ARRIVÉE DU CHEVALIER
IL était une fois un vieux pêcheur qui vivait dans une contrée merveilleuse. La pointe de terre, couverte de gazon fleuri, où s’élevait sa chaumière, s’avançait très loin au milieu des eaux d’un grand lac, et les ondes bleues caressaient ce sol ombragé de beaux arbres.
Les hommes ne s’étaient pas encore partagé cet endroit délicieux: le pêcheur et sa famille en étaient les seuls habitants.
Cela tenait sans doute à ce que derrière cette presqu’île de rêve s’étendait une sombre forêt, réputée fort dangereuse, repaire, disait-on, d’esprits malins et pervers, en tout cas si effrayante que personne n’osait s’y aventurer. Cependant, pour aller vendre les produits de sa pêche à la ville voisine, le vieux pêcheur l’avait bien des fois traversée, et toujours sans accident; mais il faut dire que le bonhomme avait le cœur pur et que toutes ses pensées allaient à Dieu: encore avait-il soin, afin d’armer son courage, d’entonner des cantiques dès l’instant où il abordait l’ombre épaisse des fourrés.
Or, ce soir-là, tandis qu’il raccommodait tranquillement ses filets au seuil de sa cabane, le bon pêcheur entendit soudain un bruit étrange qui semblait provenir de la forêt: on eût dit la course folle d’un cheval au galop. Il ne put s’empêcher de penser aux visions qu’il avait eues, certaines nuits de tempête: surtout l’image d’une sorte de géant, blanc comme neige, au chef branlant, lui revint en mémoire, et, comme il regardait dans la direction de la forêt, voici qu’il crut apercevoir le fantôme parmi les arbres. Il frissonna; seule, l’idée que la verte et riante prairie où il se trouvait le mettait à l’abri des mauvais génies de la forêt parvint à le rassurer. Et puis, une prière lui monta aux lèvres, et bientôt il se mit à rire de ses hallucinations: ce qu’il prenait si volontiers pour un géant de neige, c’était tout simplement un ruisseau qui jaillissait d’un fourré et courait en clairs replis se jeter dans le lac. Et le bruit étrange, qui tout d’abord l’avait inquiété, cessa de l’émouvoir lorsqu’il vit à la lisière de la forêt un cavalier apparaître et piquer droit sur la chaumière.
Derrière la presqu’île s’étendait une sombre forêt, repaire d’esprits malins et pervers

C’était un chevalier de noble apparence et richement vêtu: un manteau de pourpre couvrait en partie son justaucorps violet brodé d’or; de belles plumes rouges et bleues rehaussaient l’élégance de sa toque; à son baudrier d’or pendait une épée ornée de pierreries étincelantes. L’étalon blanc qui le portait, plus fin et plus léger que les chevaux d’armes, courbait à peine les hautes herbes en passant.
Sans doute, il n’y avait rien à redouter d’une si gracieuse apparition: le vieux pêcheur hésitait cependant.... A la fin, il se leva, ôta poliment son bonnet devant ce visiteur de marque, et attendit.
Le chevalier s’enquit auprès du bonhomme d’un asile pour lui et son cheval.
— Votre cheval, mon bon seigneur, répondit le pêcheur, passera une excellente nuit sur cette herbe molle et fraîche. Quant à vous, je mets à votre disposition mon humble chaumière où vous pourrez souper à peu près bien et dormir ensuite paisiblement.
Le chevalier se déclara satisfait; il sauta à terre, débrida sa monture et lui donna la liberté. Puis il dit à son hôte:
— Vous êtes hospitalier, mais l’eussiez-vous moins été que la force des choses m’aurait, je crois, de toute façon retenu ici ce soir. Je crois que ma route est barrée par ce lac et, quant à rebrousser chemin, Dieu me garde d’affronter les mystères de cette forêt en pleine nuit.
— Ne parlons pas trop de ces mystères, répliqua le pêcheur, et il ouvrit à son hôte la porte de la cabane.
Près de l’âtre où crépitait un maigre feu de bois, la vieille femme du pêcheur était assise dans un grand fauteuil rustique. A la vue du bel étranger, elle se leva, salua avec beaucoup de bonne grâce et reprit place dans son fauteuil.
— Excusez ma bonne femme, dit alors le pêcheur avec un sourire, si elle ne vous offre pas le siège le plus confortable de la maison: la coutume veut, chez les pauvres gens, que les personnes âgées soient en tout les mieux servies.
— Mais, répliqua la femme, notre hôte, bon chrétien comme nous, ne saurait certainement trouver à redire à cette coutume. Asseyez-vous là, continua-t-elle en s’adressant au chevalier, asseyez-vous là, mon jeune seigneur: cet escabeau est encore très bon malgré qu’il soit un peu bancal.
Le chevalier approcha du feu le siège qu’on lui désignait et s’y installa de bon cœur tant il se sentait à l’aise dans ce milieu de braves gens: il lui semblait que ce foyer avait été le sien autrefois et qu’il y revenait après une longue absence; les objets à l’entour lui étaient familiers.
On bavarda, près des chenêts, comme de vieilles connaissances. Le chevalier tenta à plusieurs reprises de mettre la conversation sur la fameuse forêt, mais le vieux pêcheur, chaque fois, montra la nuit qui descendait et mit un doigt sur ses lèvres. Les deux vieillards parlèrent abondamment de leur maisonnette et de leurs petites affaires; quant au chevalier, il se contenta de dire qu’il s’appelait le Sire Huldbrand de Ringstetten, qu’il possédait un château sur les bords du Danube, et qu’il avait beaucoup voyagé.
Cependant, l’étranger était fort intrigué depuis quelques instants par un bruit singulier qui semblait venir de la fenêtre, comme si quelqu’un se fût amusé à lancer de l’eau contre les vitres. Le vieux pêcheur s’en était aussi aperçu et il fronçait les sourcils d’un air mécontent. A la fin, l’eau gicla le long de la croisée mal fermée, en une fusée scintillante. Le pêcheur se leva alors, en colère, et cria vers la fenêtre:
— Ondine, as-tu fini tes espiègleries? Nous avons du monde à la maison.
Un petit rire joyeux perla dans le silence du dehors et les jets d’eau cessèrent.
— Il faut excuser cette enfant, mon bon chevalier, dit le pêcheur en regagnant son siège; elle n’a pas de méchanceté, au fond; c’est un petit diable, voilà tout. Je veux parler d’Ondine, notre fille adoptive. Elle est encore une gamine bien qu’elle ait tantôt dix-huit ans. Mais, je le répète, son cœur, au fond, est excellent.
— Sans doute, sans doute, répartit la vieille avec un petit mouvement de tête, tu ne vois guère Ondine qu’en revenant de la pêche ou du marché et, comme cela, en passant, ses gamineries t’amusent. Mais moi qui suis obligée de veiller sur elle toute la journée, moi qui n’en peux jamais rien tirer de raisonnable et qui, malgré mes cheveux blancs, ne trouve auprès d’elle aucune aide dans les soins du ménage, j’avoue que j’en juge autrement. Il y a souvent de quoi perdre patience, serait-on une sainte du Paradis.
— Bon! bon! fit le bonhomme en riant, nous avons tous nos petites luttes, toi contre Ondine, moi contre mon lac qui abîme trop souvent mes filets. Et cela n’empêche pas que nous aimons, moi mon lac, toi notre Ondine, malgré les soucis qu’elle te cause. N’est-ce pas, ma bonne femme?
— Ah! le fait est qu’on ne peut lui garder rancune, dit la vieille d’un air attendri et affectueux.
Là-dessus la porte s’ouvrit, et une jeune fille blonde, radieuse de grâce et de fraîcheur, entra dans la chambre.
— Qu’est-ce que vous m’avez raconté, père, dit-elle, il n’y a personne ici....
Mais à ce moment elle aperçut le chevalier, s’arrêta court, et le considéra longuement, avec la plus extrême surprise. Huldbrand, de son côté, ne pouvait détacher ses regards de cette ravissante apparition: de sorte qu’ils restèrent là à s’admirer l’un l’autre plus longtemps que de raison. Enfin, loin de marquer quelque timidité, Ondine s’avança familièrement vers le jeune homme, se mit à genoux devant lui et, jouant avec une médaille d’or suspendue à une chaîne qu’il portait au cou, elle lui dit:
— Aimable et beau chevalier, te voilà donc enfin arrivé dans ce pays, dans notre chaumière! T’a-t-il fallu voyager à travers le monde pour parvenir jusqu’ici? Viens-tu de la sombre forêt?
Les réprimandes de la bonne femme arrêtèrent la réponse du chevalier. Ondine était indiscrète et on la priait de se mettre sans mot dire à son ouvrage; mais Ondine approcha un petit banc du tabouret de Huldbrand et affirma en s’installant:
— Je ne travaillerai pas ailleurs qu’ici.
Le vieux pêcheur, plein d’indulgence pour cette enfant gâtée, eut l’air de s’occuper d’autre chose. Mais la jeune fille insista:
— J’ai demandé à notre gracieux hôte d’où il venait: j’attends sa réponse.
— Je viens de la forêt, ma jolie, répliqua Huldbrand.
— Alors, raconte-moi comment tu y es entré et ce que tu y as vu, car il court de curieuses histoires sur cette forêt.
Des souvenirs tout proches encore revinrent à l’esprit du chevalier qui frissonna et jeta un regard inquiet dans la direction de la fenêtre; mais dehors le calme régnait et nulle forme ne s’agitait dans l’ombre de la nuit. Huldbrand allait commencer son récit lorsque le vieux pêcheur le prévint par ces mots:
— Sire chevalier, ne parlez pas de ces choses: c’est la nuit, le moment n’est pas propice....
Alors Ondine, fort en colère, se leva, trépigna, et, les poings sur les hanches, dit à son père adoptif:
— Et moi je veux qu’il parle! il le doit! je le veux!
Cette arrogance fit sortir le bonhomme de sa patience. A son tour il se fâcha, semonça vertement la jeune fille et lui fit entendre ses vérités: en quoi il fut naturellement secondé par la vieille femme qui en avait long à dire sur le compte d’Ondine.
A la fin, celle-ci, de plus en plus révoltée, s’écria:
— Puisqu’il vous plaît de me chercher querelle et de me contrarier dans mes désirs, je ne passerai pas la nuit avec vous dans votre vilaine chaumière.
Et, là-dessus, elle prit la porte, fila comme une flèche et disparut dans les ténèbres qui s’épaississaient de plus en plus.


II
Table des matières
DE QUELLE MANIÈRE ONDINE ÉTAIT ARRIVÉE CHEZ LE VIEUX PÊCHEUR
HULDBRAND et le pêcheur s’étaient, d’un mouvement instinctif, élancés à la poursuite de la jeune fille. Mais, dehors, dans l’obscurité, ils avaient bientôt été contraints de s’arrêter. Huldbrand, d’ailleurs, se demandait s’il n’était pas le jouet d’un rêve, et si la suave apparition d’Ondine, si brusquement suivie de sa disparition, n’était pas une nouvelle aventure merveilleuse comme celles de la forêt. Mais le vieux pêcheur le ramena à la réalité :
— Ce n’est pas la première fois qu’Ondine nous joue ce tour, dit-il. Elle va nous laisser maintenant dans une mortelle inquiétude jusqu’à demain matin: pourvu seulement qu’il ne lui arrive pas de mal!
— Essayons encore de la rejoindre, proposa le chevalier.
— Inutile, répliqua le pêcheur. Je ne saurais permettre que vous risquiez votre vie à rechercher cette petite folle, et, pour moi, mes vieilles jambes n’en peuvent plus. D’ailleurs, comment savoir la direction qu’elle a prise?
— Du moins appelons-la, supplions-la de revenir.
Et Huldbrand lança aux échos le nom gracieux de la jeune fille. Le vieillard hochait la tête en disant que la petite était bien trop entêtée pour répondre et que tous les moyens du monde ne serviraient de rien; pourtant, il ne pouvait lui-même s’empêcher de mêler ses appels à ceux du chevalier et de crier:
— Ondine! reviens pour cette fois, je t’en prie!
Cependant, il en arriva comme le pêcheur l’avait dit: Ondine ne répondit pas ni ne parut. Les deux hommes, de guerre lasse, reprirent le chemin de la maisonnette. La bonne mère était aller se coucher, et, dans l’âtre, le feu s’éteignait lentement. Le vieux pêcheur ranima les cendres, ajouta du bois et posa sur la table une cruche de vin:
— Vous avez aussi de l’inquiétude au sujet de cette enfant, dit-il au chevalier; nous ferions donc mieux de passer ici une partie de la nuit à causer et à boire, plutôt que de nous étendre sur nos lits pour n’y point dormir.
Huldbrand acquiesça, et tous deux se mirent à deviser tout en faisant honneur à la cruche. Ondine, naturellement, fit tous les frais de la conversation; on ne pensait guère qu’à elle. Quand le plus léger bruit se faisait entendre au dehors, le chevalier ou le pêcheur se levait, poussait la porte, interrogeait la nuit d’un regard anxieux. Bientôt, le vieux pêcheur en vint à raconter à la suite de quelles circonstances ils avaient, sa femme et lui, adopté cette étrange enfant. Le chevalier l’écouta avec le plus grand intérêt:
“ Un jour, dit le vieillard, il y a de cela environ quinze ans, j’étais allé comme de coutume à la ville pour vendre mes poissons. Ma femme était restée à la maison pour s’occuper des soins du ménage et veiller sur une petite fille que le ciel nous avait heureusement envoyée peu de temps auparavant. Divers projets s’agitaient alors dans ma tête: j’adorais ce coin de terre où j’avais vécu dans la paix, mais je songeais à le quitter pour aller m’établir à la ville et y préparer l’avenir de notre enfant. Je discutais en moi-même les avantages et les inconvénients d’une telle résolution. Je réfléchissais, enfin. Et j’allais tranquillement mon petit bonhomme de chemin, à travers cette même forêt dont on dit tant de choses et où le bon Dieu, quant à moi, m’a toujours gardé de toute rencontre et de tout mal. Hélas! le malheur devait cependant tomber sur moi, il n’était pas loin, il ne se dissimulait pas parmi ces ombres mystérieuses, non, il était installé à mon propre foyer. Je reviens de ma tournée, j’arrive, je trouve ma femme en pleurs, seule.
«— Où est notre enfant? m’écriai-je. Qu’as-tu?
“ Les sanglots de ma femme l’étouffent, elle ne peut répondre que par des mots entrecoupés qui sont autant de blessures affreuses pour mon pauvre cœur. Un accident banal et terrible: l’enfant avec sa mère jouait au bord du lac; soudain, la petite échappe aux mains qui la tiennent, se penche sur le miroir trompeur des eaux, tombe, disparaît....
“ Nous avons longuement interrogé les rives du lac, cherché parmi les hautes herbes et jusqu’au fond de l’eau: en pure perte; il ne nous a même pas été donné de revoir le cher visage de notre pauvre enfant.
“ Je vous laisse à penser, seigneur chevalier, dans quel état de désolation nous laissa ce cruel événement. Nous étions, le même soir, assis, ma femme et moi, autour de la table familiale, tristes et sans force, suppliant la mort de ne pas nous épargner après un tel coup. Vivre encore, vivre sans notre cher ange, nous semblait impossible. Mais le ciel veillait! Nous étions là à pleurer, à gémir, quand, tout à coup, par la porte ouverte entra une jolie petite fille de trois ou quatre ans environ, richement habillée, toute gracieuse et souriante. Nous la regardâmes avec émotion et surprise, sans savoir que penser. Quand elle fut tout près de moi, je vis que ses cheveux et ses vêtements ruisselaient d’eau.
Tout à coup, par la porte ouverte entra une jolie petite fille. richement habillée, toute gracieuse et souriante

«— Chère, dis-je à ma femme, faisons du moins pour cette enfant ce que nous voudrions tant qu’on fît pour notre pauvre disparue.
“ Nous déshabillâmes la petite, la mîmes dans un lit bien chaud et lui donnâmes des boissons généreuses et réconfortantes. Cependant, elle ne cessait de nous sourire avec de beaux et bons yeux où se révélait sa petite âme. Le lendemain, comme elle allait bien, je la questionnai sur ses parents et sur l’aventure qui l’avait amenée chez nous. Mais elle ne répondit que par des histoires si extravagantes, pleines de châteaux d’or et de palais de cristal, qu’il nous parut pendant longtemps, à nous autres gens simples, qu’elle était tombée tout droit de la lune sur notre presqu’ île. Tout ce qu’on pût, à la fin, démêler de son discours, fut qu’elle se promenait avec sa mère en barque, que le bateau avait chaviré, qu’elle s’était trouvée précipitée dans le lac, qu’elle avait perdu connaissance et qu’elle s’était par la suite réveillée, non loin de notre cabane, sous le frais ombrage d’un arbre. Mais quand à rien savoir d’autre, sur son origine, son nom, sa religion même, ses parents, sa demeure, impossible! Il fallut y renoncer.
“ Notre chère fille nous manquait affreusement: il nous vint tout naturellement à l’idée de garder auprès de nous, pour la remplacer, cette petite inconnue que le ciel lui-même semblait avoir pris soin de nous envoyer dans notre malheur. Ainsi en fût-il décidé : la place vide autour de la table familiale fut à nouveau occupée et la chaumière connut encore les frais éclats de rire et les jeux innocents.
«Cependant, nous ne savions de quel nom appeler notre nouvelle enfant. Je proposais bien Dorothée, qui signifie ‘Don de Dieu,’ et qui, par cela, me semblait tout indiqué ; mais la petite ne voulait pas entendre parler de Dorothée: elle disait que ses parents l’avait nommée Ondine, qu’Ondine elle s’appelait, qu’Ondine elle voulait être et demeurer. Ondine? Était-ce là un nom de chrétien? Je consultai le calendrier: point d’Ondine. J’allai prendre le conseil d’un vieux prêtre, à la ville: Ondine, d’après lui, devait être un nom de païen. Que faire? L’enfant avait-elle été baptisée, seulement? Le vieux prêtre fut d’avis que, dans le doute où nous étions, il valait mieux risquer de la baptiser une seconde fois. On décida d’un jour pour célébrer ce grand acte. Le saint homme vint à notre chaumière, un beau matin: la petite, toute gracieuse dans une ravissante robe blanche, supplia avec tant d’insistance pour qu’on lui laissât son nom d’Ondine, que le prêtre crût pouvoir sans péché la baptiser sous ce nom étrange: l’enfant se conduisit d’ailleurs, pendant toute la cérémonie, comme une vraie petite sainte, et il est bien certain qu’aucune chrétienne du bon Dieu, portant tous les noms du calendrier, ne se fût montrée en cette circonstance plus chrétienne que notre Ondine.
“ Je dois à la vérité d’ajouter que, par la suite, ce beau zèle tomba un peu, et que bien des polissonneries...”
L’enfance d’Ondine

Pulsuz fraqment bitdi.