Kitabı oxu: «Vieille vénerie : souvenirs et traditions»

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Henri de Chézelles

Vieille vénerie : souvenirs et traditions


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066325459

Table des matières

PRÉFACE

SOUVENIRS ET TRADITIONS

CHASSES A COURRE.

CHASSES A TIR.

DES FAÇONS DES HOMMES DE VÉNERIE ET DES TENUES DE VÉNERIE

CERTAINS DEVOIRS ET TRADITIONS. DES HOMMES D’ÉQUIPAGE

LA TENUE DES MAITRES PORTANT BOUTON ET CELLE DES INVITÉS

DES USAGES QUAND ON SUIT LES CHIENS

LE LANGAGE DE LA VÉNERIE

RAPPORT FAIT A UN SOUVERAIN OU A UN PRINCE DU SANG

COMPTES RENDUS DES CHASSES

DE LA CURÉE

DE LA PASSION QU’INSPIRE LA VÉNERIE A CEUX QUI L’AIMENT

HISTORIETTES DE VIEILLE VÉNERIE POUR SERVIRA L’ÉDIFICATION DE LA JEUNE


PRÉFACE

Table des matières

Je n’ai ni l’intention, ni la prétention de m’ériger ici en professeur et d’apprendre la vénerie à ceux qui pratiquent cet art, et en font leur passion favorite.

Tout ce qui pouvait être écrit sur la façon de faire chasser les chiens, l’a été avant moi, et par des veneurs plus autorisés que moi.

Mon seul but est de réunir en cette brochure quelques souvenirs du temps passé ; les générations qui nous poussent les liront peut-être avec plaisir, lorsque ceux qui ont encore vu les restes de la vieille vénerie française auront disparu de ce monde.

SOUVENIRS ET TRADITIONS

Table des matières

Il faut d’abord poser en principe que l’art de bien chasser est fort peu commun, et exige un ensemble de qualités très rares à rencontrer chez un chef d’équipage, — surtout d’un grand équipage. — N’est pas bon maître d’équipage qui veut. Plus le nombre des hommes qu’on doit faire manœuvrer est grand, plus la besogne devient difficile, pour mettre tout le monde à sa place de combat, et faire rendre à chacun les services qu’il est capable de rendre. Savoir faire chasser des chiens est un talent qui se perd.

Réunir à une grande affabilité, à une parfaite courtoisie, à des façons distinguées et aimables, un caractère ferme et décidé, un coup d’œil prompt en chasse, un grand calme dans les défauts, la connaissance parfaite de la valeur de chacun de ses chiens, le don du commandement sans en faire sentir le poids, une supériorité de connaissances telle qu’elle soit reconnue de tout le monde, ce qui vous donne le prestige du savoir, telles doivent être les premières qualités d’un chef d’équipage soucieux de conserver les anciennes traditions.

Quand le maître d’équipage n’est pas là, il faut que l’équipage tout entier ait la crainte de ne pas bien chasser sans lui.

Un piqueur n’est pas pour le maître un serviteur vulgaire; il doit être, je dirai presque un ami, un compagnon fidèle de ses joies et de ses peines, honnête homme avant tout, respectueux et dévoué autant à son maître qu’à son art. Mais pour que les hommes restent dans cette note, il faut que le maître ait des formes, une distinction et une manière d’être supérieures à celles de ses piqueurs. La distinction des maîtres se communique aux hommes, cette distinction qui laisse chacun à sa place, sans familiarité déplacée de la part des hommes, sans morgue ni hauteur de la part des maîtres.

La familiarité vis-à-vis des hommes est toujours cause de leur perte; ils ne savent pas rester dans la note voulue, deviennent avantageux, insupportables, et on est obligé de s’en séparer.

Les bonnes façons des hommes d’un équipage, et surtout du premier piqueur, sont un des grands charmes de la vénerie. Il ne faut pas longtemps pour perdre les façons d’un homme, même d’un homme formé à très bonne école. Un séjour de deux ou trois ans dans un équipage mal commandé, et le mal est fait: l’homme s’en ressentira toute sa vie, tout en laissant cependant encore percer les traditions et grandes façons qu’il a reçues, quand il a été formé d’enfance aux grandes manières d’un équipage souverain. Si bas qu’il soit tombé, les façons prises d’enfance à cette école sont les seules qui ne se perdent pas. Les réprimandes du maître doivent se faire en particulier et jamais devant la présence en chasse, excepté dans des cas excessivement graves et qui ne doivent se présenter jamais avec des hommes bien formés et respectueux vis-à-vis des maîtres.

Quand il y avait une école, c’est-à-dire au temps de la vénerie du Roi et des Princes, tout était appris aux enfants par principes, jusque dans les moindres détails; ils y entraient après leur première communion et formaient ainsi une pépinière d’hommes à traditions qui se répandaient dans les équipages de petite vénerie. Maintenant ces écoles nous manquent; aussi que reste-t-il en fait d’hommes de vénerie? des traîne-chiens, mais non des piqueurs.

La dernière école a été la vénerie de l’Empereur. Ce qui reste d’hommes d’équipage ayant un peu de traditions, sort de cette dernière vénerie souveraine. Ceux qui ont connu et suivi ces grands équipages reconnaissent à un rien ceux qui ont été formés à cette école; parce que là seulement, tel geste, telle maniéré, je dirai même tel son de voix particulier, étaient en usage.

La vénerie n’est pas un art de fantaisie: pour tout il y a des règles qu’il est choquant de ne pas observer. De même qu’il y a une langue de vénerie, de même il y a une façon de s’habiller qui ne doit pas être de fantaisie. Pour prendre sa trompe, pour la remettre sur son épaule, pour prendre la pose voulue pour sonner un bien aller, pour dépouiller un cerf à la curée, pour tout en un mot il y a des règles dont on ne doit pas s’écarter. Pour sonner, l’homme à pied ou à cheval doit pencher le haut du corps légèrement en avant, la main basse ainsi que le bras et le coude, l’ouverture du pavillon de la trompe un peu en l’air. La tradition est à suivre en toute chose; ce qu’il y a de plus pratique et de plus distingué, c’est de tâcher de l’apprendre et de s’y conformer. Un homme d’équipage ne doit jamais non plus faire sortir l’eau par l’embouchure de sa trompe, mais faire tourner celle-ci dans sa main pour faire sortir l’eau par le pavillon, le contraire est commun.

Les grandes et belles façons des hommes ont toujours été en dégringolant, suivant ainsi la décadence de celles des maîtres; de nos jours, elles n’existent pour ainsi dire plus dans nos équipages particuliers.

Il y a aujourd’hui peu de gens assez âgés pour avoir connu les Namur, les Obry, les Duval, à la vénerie du Roi et des Princes. Quelques personnes ont encore connu La Trace, mort à Dangu, après avoir été nommé maire de cette commune. La Trace avait été à la vénerie du Roi, et était devenu ensuite premier piqueur commandant à la vénerie impériale. Il avait aussi commandé, comme premier piqueur, l’équipage du comte de Lagrange, ayant sous ses ordres Lafeuille, devenu lui-même valet de limiers à la vénerie impériale. Les rares veneurs de l’époque qui restent encore, comme M. Quiclet, ancien capitaine des chasses à courre de Monseigneur le duc d’Aumale, M. de Villeplaine et quelques personnes de nos âges, se souviennent avec enchantement des grandes façons de La Trace, quand, après avoir reçu le rapport de ses valets de limiers, il allait faire le sien au commandant; ou bien encore, prévenant le commandant en chef de la vénerie, le comte Edgard Ney, que la curée étant prête elle pouvait être servie aux chiens; soulevant avec élégance et distinction son tricorne de la main gauche par les quatre premiers doigts, les ongles en dessous; le fouet déployé dans la main droite; se découvrant quatre ou cinq pas avant d’arriver à hauteur du maître, et lui disant: — Le bon plaisir de monsieur le comte. — Ces grandes façons n’avaient rien d’affecté ; elles étaient toutes naturelles et grandioses dans leur noble et élégante simplicité.

Tous ont pu voir, en forêt de Compiègne, à l’un de ses rendez-vous, ce maître d’équipage plein de distinction, affable pour tous, gardien fidèle des grandes traditions de sa race. J’ai nommé le marquis de l’Aigle, qui vient de disparaître après avoir passé sur la terre près d’un siècle consacré d’abord au. bien, ensuite à la vénerie. Ce type parfait de distinction doit servir de modèle à la génération actuelle, et lui montrer quelles étaient les façons des hommes d’autrefois.

Monseigneur le prince de Joinville nous faisait l’honneur de nous dire, à l’un de ses rendez-vous: «Je tiens à mener ma petite-fille (Madame la princesse Marguerite) faire un rendez-vous en Compiègne, pour voir monsieur le marquis de l’Aigle; je ne veux pas laisser cette noble figure de la vénerie française quitter ce monde sans l’avoir fait connaître à mes petits-enfants».

Les grandes façons de l’ancienne vénerie se transmettaient aux habitants des forêts, qui avaient si bonne tenue il y a peu d’années encore. Je tiens à consacrer un souvenir à ces anciennes familles de gardes de la couronne, comme les Bombars à l’Étoile de la Reine, forêt de Compiègne, entrés au service de la couronne sous Louis XIV; les Bacqüet aux étangs de la Ramée, forêt de Villers-Cotterets, restés à ce poste de père en fils pendant deux cents ans; les Lecomte, dont l’un fut porte-fusil du Roi Louis XV: les Vallerant, Darras, Fillon, Conétable, Cochemet, Tourneur, Démarqué ; Langelé, dont le nom était déjà connu dans l’historique du Valois à l’époque de Charles VII, toutes familles de gardes que je prends entre mille, et dont les descendants se sont succédé pendant plusieurs siècles dans leurs postes forestiers.

Je me souviens avoir entendu dire, dans ma jeunesse, en parlant de Morizet, qui était premier piqueur à notre équipage: «Morizet a épousé une Obry» : c’était un titre de noblesse dans la vénerie. Les Obry sont restés, de père en fils, pendant deux cents ans à la vénerie du Roi et des Princes.

Le dernier grand piqueur, récemment disparu, a été Jean Leroux, ancien piqueur des véneries du Roi Charles X et de l’Empereur Napoléon III, décédé à Avon le 26 septembre 1892, dans sa quatre-vingt-seizième année. Leroux était un homme superbe et de grandes manières, dont le père était aussi à la vénerie du Roi.

Dans tous les équipages, et aussi dans les grandes chasses à tir, il est d’usage de tenir un livre sur lequel on inscrit exactement chaque année les comptes rendus des chasses de la saison. C’est une excellente habitude à conserver; on éprouve un véritable plaisir à relire dans sa vieillesse ces intéressants souvenirs de jeunesse, ainsi préservés de l’oubli. Dans les véneries royales on n’avait garde d’y manquer. J’ai sous les yeux le livret des chasses du Roy pour Vannée 1822; laissé par testament par le père Leroux, dont je viens de parler, à Victor Cauvain, fils et neveu des Cauvain, de l’équipage de l’Aigle, ancien valet de chiens à la vénerie impériale, actuellement premier piqueur à l’équipage de Picard Piqu’hardi.

Ce document peut être intéressant pour les personnes qui s’occupent de vénerie, et que rien de ce qui concerne la vénerie ne laisse indifférents.

Composition de la vénerie du Roy:

M. le comte de Giradin, premier veneur.

CHASSES A COURRE.

Table des matières

M. le baron d’Hanneucourt, commandant de la Vénerie.

M. le comte de Vienne, lieutenant de la vénerie.

M. le vicomte de Saint Pern, lieutenant en second.

M. d’Hybouville, lieutenant honoraire premier page.

M. de Champs de Blot, second page.

CHASSES A TIR.

Table des matières

M. le baron Cazin d’Honincthun, lieutenant de chasse à tir.

M. de Vinfrais, porte arquebuse.

M. de Beauterne, page honoraire.

Vingt-cinq hommes de vénerie étaient employés à pied ou à cheval, comme piqueurs, valets de limiers montés et non montés, valets de chiens à cheval et à pied. Je ne veux mettre sous les yeux de mes lecteurs que le nom des hommes les plus connus, dont quelques-uns ainsi que leurs descendants ont été à la vénerie impériale.

Premier piqueur, Dutillet.

Piqueur piquant, Delaunay père.

Piqueur de vénerie, Leroux père.

Valet de limiers à cheval, Obry père.

Valet de limiers à pied, Duval (que l’on avait appelé ensuite le Duval de Charles X).


qui devinrent tous deux premiers piqueurs à la vénerie impériale.

Valets de chiens à pied, Leroux Pierre, Obry fils.

Le nombre des chevaux était de go.

Le nombre des chiens était:



L’habillement complet du premier piqueur coûtait à l’époque..... 540 fr.

Liste des personnes à qui le Roi a bien voulu accorder la permission de porter l’habit de ses chasses à courre.

LE PORTENT SANS AUTORISATION.

Les officiers de la maison du Roi qui sont de service auprès de sa Majesté.

Les officiers des maisons des Princes, qui sont également de service auprès de leurs personnes.

ONT REÇU L’AUTORISATION.

MM. Le duc de Reggio,

le comte Charles de Beaumont,

le comte de l’Aigle,

le marquis de la Grange,

MM. le général comte de Lauberdière,

le prince de Montmorency,

le baron de Montmorency,

le comte de la Rochejacquelin,

le comte de Harcourt,

le marquis de Crillon,

le comte de la Poterie,

le marquis de l’Aigle,

le comte de la Guiche,

le comte de Sesmaisons,

le comte de Crillon,

le marquis de Boisgelin,

le duc de Wellington,

le colonel Freemantel,

le comte de Bonneval,

le comte de la Briffe,

le comte du Halay,

le marquis d’Esclignac,

Jules de Montbreton,

le comte James Pourtalès.

le baron Adolphe de Maussion,

le comte de Chastenay,

MM. le comte d’Oilliamson,

le marquis de Gontaut-Biron,

le comte de Vence,

le colonel Talon,

Achille Delamarre,

le comte de Potier,

le vicomte de Melleville,

le comte François Potocki.

DES FAÇONS DES HOMMES DE VÉNERIE ET DES TENUES DE VÉNERIE

Table des matières

Les hommes de vénerie devraient, de nos jours, conserver entre eux ces façons distinguées d’autrefois, la distinction et la courtoisie étant de tradition dans la vénerie. Deux valets de limiers, se rencontrant pendant leur quête, doivent commencer par se saluer du tricorne ou de la cape en s’abordant. Cela était de tradition et avait sa raison d’être pour la dignité et le respect que les hommes doivent avoir les uns pour les autres, et surtout pour les maîtres qu’ils ont l’honneur de servir. Le tricorne aidait évidemment à ces grandes façons. Comme deux prévôts d’armes se font un mutuel salut avant de commencer leur assaut, deux valets de limiers se rencontrant doivent se saluer avec dignité, et non s’aborder en buveurs de vin blanc mal appris, comme le font trop souvent les hommes de notre époque.

A la vénerie, les hommes de l’équipage, à l’heure sonnante, étaient tous réunis pour assister à l’ébat des chiens. Ils portaient la veste de petite tenue en drap bleu ou vert à boutons au cerf en cuivre argenté, culotte avec charivari, ou pantalon; le fouet déployé dans la main droite. Ils se saluaient toujours entre eux en arrivant à la réunion, en commençant par le piqueur commandant, au lieu de s’aborder les mains dans les poches et le fouet passé sur le cou.

Dans les véneries souveraines, la tenue à la française, aux couleurs du souverain, était la seule en usage: bleu naturel avec velours de soie cramoisie, galonnée à la Bourgogne: argent pour la maison de Bourbon, rouge galonnée or pour la maison d’Orléans, ventre de biche et rouge écarlate pour le prince de Condé, bleu clair pour le prince de Conti, avec le chapeau de Lyon, bicorne; galonné vert et rouge pour les princes Bonaparte, avec chapeau tricorne.

Le bouton au cerf en cuivre argenté ; le ceinturon de buffle, garni du galon de vénerie de 27 lignes de large, à deux argent sur les bords et un en or dans le milieu avec deux passants en buffle, garnis d’un galon d’argent, et une boucle ovale; trompe à la Dampierre, et couteau de chasse Louis XV, le seul qui soit de tenue; harnachement à la française avec tapis de drap rouge, qui faisait si bien valoir le cheval, et formait derrière la selle comme une espèce de couverture pour protéger du froid les reins du cheval.

Pour les équipages particuliers, la tenue de la Restauration est celle qui a été adoptée: pour les hommes d’équipage, la cape en velours noir, de forme ronde, à la française, plus ou moins haute de forme, avec galon de vénerie. En parlant de cette coiffure, on ne doit pas dire une toque, mais une cape. La toque est la coiffure du postillon de Daumont, et non celle du veneur.

La cravate des hommes doit être en percale blanche, non empesée, coupée en fichu, pliée et repassée seulement, faisant deux fois le tour du col, et attachée par devant, sous le menton, par un simple nœud sans rosette, avec deux pointes peu longues, sortant à droite et à gauche du nœud. Cette cravate doit avoir une certaine élévation, de façon à protéger le plus possible contre les intempéries, et à laisser voir beaucoup de blanc au-dessus du col de la veste. La cravate longue et plate que portent actuellement certains hommes d’équipage, n’est pas celle de vénerie, c’est la cravate de cocher; elle n’a pas le cachet voulu, et n’est pas de tenue.

La veste de tenue, en drap aux couleurs de l’équipage, doit être à taille courte et jupe longue, cette forme étant la plus pratique et la plus distinguée. Rien ne donne l’air commun aux hommes, comme d’être ceinturonnés bas; plus le ceinturon est placé haut, dans la limite du possible, plus la tournure des hommes prend de la distinction. En outre, le couteau de chasse étant placé plus haut, bat moins sur les flancs du cheval au galop, ou risque moins de se prendre entre les deux jambes de l’homme quand il est à pied. Les jupes longues, outre qu’elles habillent mieux, sont les plus pratiques; elles couvrent plus les jambes, surtout pour les retraites, et par leur longueur elles risquent moins de s’envoler au vent en laissant les jambes à découvert et permettant l’introduction de l’eau dans la botte. Le ceinturon devrait presque partager en deux la distance qui se trouve entre les hanches et le dessous des bras. Les tailles longues et les jupes courtes sont communes; elles donnent l’air gravure de modes aux maîtres comme aux hommes; elles sont portées par ceux qui les suivent et qui ne savent pas s’habiller comme un veneur de la vieille sorte doit savoir le faire.

La culotte à pont, garnie à l’intérieur, comme ceinture et poches, en peau de mouton chamoisée pour doublure, est généralement en velours bleu uni; cette couleur traditionnelle du reste s’harmonise mieux avec les différentes tenues que les culottes de couleurs claires. A la vénerie de Monsieur le duc de Bourbon, la culotte rouge écarlate était celle des grands rendez-vous; pour les rendez-vous ordinaires, la culotte marron un peu foncé était celle de tenue.

A la vénerie de l’Empereur, la culotte était en drap rouge pour les jours de Saint-Hubert ou les jours de grands rendez-vous, ce qui, avec la tenue galonnée sur les coutures, était d’un effet superbe. Les galons à la Bourgogne doivent être plissés d’une façon particulière et non cousus à plat sur le drap de la tenue.

Dans les forêts de la couronne, les jours de grands rendez-vous, les gardes étaient en tenue aux principaux poteaux de leurs cantonnements pour donner des renseignements. La tenue était, pour la maison de Bourbon, l’habit drap d’Elbeuf bleu de roi, blicourt écarlate, galon lézardé, boutons à cul-de-panier en cuivre argenté, aux armes de France; bandoulière en buffle garnie de drap bleu de roi dans toute sa longueur, avec galon d’argent sur les bords, plaque argentée gravée aux armes de Sa Majesté, laisse et fouet à sifflet, ainsi qu’un anneau en cuivre et une boucle carrée plaqués en argent. La culotte en velours bleu dans les grandes guêtres montant au-dessus du genou. Chapeau uni à ganse torse.

A la maison de l’Empereur, la tenue était semblable pour les gardes, mais en vert et ventre de biche.

La botte forte est la seule adoptée pour les hommes d’équipage. Leur éperon doit être en acier, et non argenté, à collet modérément long et recourbé un peu en dessous à l’attache de la molette. Les collets droits et longs aux éperons ne sont pas de tenue de vénerie et ne vont pas avec la botte forte.

Le ceinturon en buffle à galon de vénerie, que tout le monde connaît, et que je n’ai pas à décrire ici, doit avoir les belières longues, afin que le manche du couteau pose à plat sur la belière qui est en avant sans toucher au ceinturon. Les belières courtes sont étriquées et on ne peut plus disgracieuses. Toutefois il ne faut rien d’exagéré dans leur longueur.

Le couteau de chasse dit vieille vénerie doit être en cuivre argenté pour les hommes, avec fourreau en cuir noir ou fauve pour les maîtres. Le fouet traditionnel doit être en épine brûlée pour les hommes.

Pour la tenue des valets de chiens à pied, la tradition voudrait que leur veste fût de la couleur du gilet de l’équipage; le valet de chiens à pied étant censé avoir mis bas sa veste pour mieux courir. Il en était ainsi à l’équipage de Monsieur le duc de Bourbon, où les valets de chiens étaient en tenue rouge écarlate, tandis que les hommes montés portaient la tenue ventre de biche avec parements et gilet rouge écarlate, tenue aussi splendide que distinguée. Le ventre de biche est la couleur traditionnelle de la vénerie.

La veste du valet de chiens doit être courte, coupée droit, la culotte de velours bleu uni, les bas de laine ou de coton blancs montant au-dessus des genoux, et attachés sous le genou par la jarretière; le soulier plat et découvert, à quatre trous, à talons bas et larges. Les jambières en cuir et les brodequins à élastiques ne sont ni de tenue, ni bien portés.

Le couteau de chasse, mis au ceinturon de vénerie, doit être porté en sautoir par les valets de chiens à pied ou valets de limiers, avec couples passées dans la trompe ou dans le ceinturon.

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Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
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95 səh. 9 illustrasiyalar
ISBN:
4064066325459
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Bookwire
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