Kitabı oxu: «Diaz de La Peña... : huit reproductions fac-simile en couleurs»

Şrift:

Henry Roujon

Diaz de La Peña... : huit reproductions fac-simile en couleurs


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066334147

Table des matières

DÉJA PARUS

DIAZ DE LA PEÑA

LES PREMIÈRES ARMES

LES BELLES ANNEES.


DÉJA PARUS

Table des matières

VIGÉE-LEBRUN.

REMBRANDT.

REYNOLDS.

CHARDIN.

VELASQUEZ.

FRAGONARD.

RAPHAEL.

GREUZE.

FRANZ HALS.

GAINSBOROUGH.

L. DE VINCI.

BOTTICELLI.

VAN DYCK.

RUBENS.

HOLBEIN.

LE TINTORET.

FRA ANGELICO.

WATTEAU.

MILLET.

MURILLO.

INGRES.

DELACROIX

LE TITIEN.

COROT.

MEISSONIER.

VÉRONÈSE.

PUVIS DE CHAVANNES.

QUENTIN DE LA TOUR.

H. ET J. VAN EYCK.

NICOLAS POUSSIN.

GÉROME.

FROMENTIN.

BREUGHEL LE VIEUX.

GUSTAVE COURBET.

LE CORRÈGE.

H. VAN DER GOES.

HÉBERT.

PAUL BAUDRY

ALBERT DÜRER.

HENNER.

LOUIS DAVID.

PHILIPPE DE CHAMPAIGNE

GOYA.

BASTIEN-LEPAGE.

DECAMPS.

ROSA BONHEUR.

FANTIN-LATOUR.

BOUCHER.

ZIEM.

PRUD’HON.

LE BRUN.

RIGAUD.

GÉRICAULT.

TÉNIERS.

MEMLING.

CLAUDE LORRAIN.

THOMAS LAWRENCE.

MANTEGNA.

HORACE VERNET.

LARGILLIÈRE.

GUSTAVE MOREAU.

JORDAENS.

BURNE-JOHNES.

POUR PARAITRE SUCCESSIVEMENT

OUVRAGES DE LA 3e SÉRIE

RIBERA

HENRI REGNAULT

LE GRECO

ALFRED STEVENS

NATTIER

BENJAMIN CONSTANT

WHISTLER

LE SUEUR


DIAZ DE LA PEÑA

Table des matières

AU début du XIXe siècle vivait à Salamanque un notable bourgeois, appelé Thomas Diaz de la Peña. Ce bourgeois aimait beaucoup l’Espagne et abhorrait le Français conquérant et envahisseur. Son rêve, comme celui de tout bon Espagnol était de voir l’ennemi repasser les monts. A cette œuvre patriotique, chacun travaillait suivant ses préférences ou ses moyens: les uns prenaient le fusil des bandes régulières, d’autres l’escopette des guérillas. Certains gagnaient la montagne, opéraient pour leur compte et, devenus brigands, assassinaient les estafettes, les courriers, les Français isolés, faisant l’assaut des convois, des diligences, tuant tout, femmes, enfants, sans même trop s’inquiéter si quelque innocent compatriote tombait par mégarde sous leurs coups. Les moins jeunes ou les plus prudents, ceux en général qui avaient le plus à perdre, commerçants, fonctionnaires, bourgeois, demeuraient dans les villes et combattaient par l’intrigue et le complot un gouvernement qu’ils ne pouvaient ou n’osaient combattre par les armes. Ceux-là n’étaient pas les moins dangereux pour les Français et le roi Joseph avait de plus redoutables ennemis dans sa propre cour de Madrid, parmi ces Espagnols en apparence résignés, que parmi les féroces partisans embusqués dans les sierras. Thomas Diaz de la Peña appartenait à cette dernière catégorie: il conspira contre le roi Joseph. Mais Napoléon, qui possédait un esprit universel d’organisation, avait jeté sur toute l’Espagne un formidable réseau policier qui l’étreignait, l’enserrait et poursuivait dans les plus sombres retraites les ennemis obscurs et sournois que le fusil des grenadiers ne pouvait atteindre. La conspiration de Salamanque ne tarda pas à être éventée par les limiers de l’Empereur. Diaz de la Peña, très compromis, eut juste le temps de s’enfuir dans la nuit, avec sa jeune femme enceinte, Maria Manuela Belasco. A travers mille dangers, il remonta l’Espagne, voyageant le jour, se cachant dès le soir venu, parvint à dépister les policiers, à éviter les troupes françaises et enfin franchit heureusement la frontière et se réfugia dans le seul pays où il pensait qu’on ne le chercherait pas, en France. Il s’arrêta un moment à Bordeaux. C’est là que sa femme, brisée par les fatigues et les frayeurs de cette fuite, mit au monde prématurément, le 20 août 1809, un enfant qui fut Narcisse-Virgile Diaz de la Peña, le grand artiste dont nous allons parler.

Bien malgré lui, le conspirateur de Salamanque venait de donner un grand peintre à la France.

Cependant le séjour de Bordeaux ne paraissait pas très sûr à Thomas Diaz. Trop de police l’entourait, empoisonnant son repos, l’empêchant de subvenir à ses besoins. Il passa en Angleterre. Là, il n’avait plus rien à craindre et il y attendait, en gagnant médiocrement sa vie, la fin de la tourmente, lorsqu’il mourut subitement au bout de trois années.

PLANCHE II. — LES BOHÉMIENS

(Coll. Thomy-Thiéry, Louvre)

Ce tableau est un de ceux qui consacrèrent la réputation de Diaz. Le public adopta définitivement ces taches brillantes, ces coups de lumière passant à travers les branches des forêts. Il devint en quelque sorte le peintre classique de la nature riante et ensoleillée.


Cette mort laissait sans ressources la jeune Maria Manuela Belasco et son fils. Mais la veuve de Thomas Diaz avait une âme bien trempée. Elle ne s’attarda pas aux pleurs et envisagea la situation avec courage. Il fallait vivre, elle jugea que la France était le pays le plus propre à lui en fournir les moyens. Résolument elle adopta comme patrie cette terre contre laquelle elle avait tant de motifs de haine. Pour élever son enfant, elle abandonna toute rancune et rentra à Bordeaux.

Nous la trouvons successivement à Montpellier, à Lyon et enfin à Paris, enseignant les langues étrangères et ne reculant pas devant les plus humbles travaux pour augmenter ses maigres ressources.

Mais cette vie de privations avait épuisé son fragile organisme, et après quelques années elle mourait à son tour avec l’atroce douleur de laisser seul au monde son fils Narcisse, alors âgé de dix ans.

Fort heureusement pour le jeune orphelin, sa mère s’était fait quelques amis, et plus particulièrement, un pasteur protestant de Bellevue, près de Paris, M. Paira, qui recueillit le petit Diaz.

Ce pasteur était un excellent homme, assez instruit, qui fit de son mieux pour consacrer à son protégé les heures que n’absorbaient pas ses fonctions sacerdotales. Mais à beaucoup d’intelligence et de dévouement il joignait une indulgence sans limite, qui touchait presque à la faiblesse.

Le petit Diaz profitait assez bien des leçons de M. Paira, mais plus encore de son inépuisable bonté. C’était un diablotin très éveillé, très remuant, toujours prêt à courir les bois voisins de Meudon et de Saint-Cloud. Il passait le meilleur de ses journées à muser sous les futaies, à se griser d’air et de lumière; il avait la passion des grands arbres, s’arrêtait des heures à écouter les bruits mystérieux qui peuplent les sous-bois, à suivre le vol des oiseaux dans les branches et la course des ruisselets sur la mousse.

Insensiblement, il faisait sienne cette âme profonde et changeante de la forêt, tour à tour brillante, mélancolique ou solennelle, qu’il devait exprimer plus tard en des toiles si émouvantes et si belles.

Mais, à cette époque, le petit Diaz ne songeait qu’à jouir de cette belle nature; il éprouvait uniquement ce besoin de grand air, de liberté, de mouvement nécessaire aux jeunes gens, et les impressions fortes qui s’accumulaient sourdement dans sa jeune âme s’y déposaient discrètement, à son insu, comme un trésor inconnu qu’il devait être bien heureux de découvrir en lui plus tard.

Un jour, ayant couru plus que de coutume, le jeune Diaz s’arrêta, pris de lassitude, en un coin de forêt ombragée et, s’étant couché sur l’herbe épaisse, s’endormit. Lorsqu’il s’éveilla, il éprouva une vive douleur au pied, qui s’était enflé démesurément. Tant bien que mal il se traîna jusqu’au logis du pasteur et dut s’aliter. On attribua le mal à la morsure d’une bête venimeuse, probablement une vipère. Comme il arrive toujours en pareil cas, des voisins bien intentionnés donnèrent leur avis et préconisèrent les cures merveilleuses d’un rebouteux de l’endroit, qui fut appelé. Au bout de quelques jours, cette médication fantaisiste fit empirer la plaie qui s’élargit: la gangrène parut. Il fallut convoquer un vrai médecin qui ordonna le transfert immédiat du petit malade à l’hospice de l’Enfant-Jésus, à Paris. Une amputation fut jugée nécessaire; elle ne réussit pas. Une deuxième fois, il fallut scier la jambe un peu plus haut et la remplacer par une jambe de bois.

Le jeune Diaz pleura quelques jours son membre perdu, puis n’y pensa plus. Il n’était pas dans sa nature exubérante et joviale de s’éterniser dans les regrets. Il s’arrangea tant bien que mal de son infirmité et s’y accoutuma assez pour en rire. Il lui arrivait souvent, par la suite, de faire allusion à sa jambe de bois qu’il appelait plaisamment: “ Mon pilon! ”

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Janr və etiketlər

Yaş həddi:
0+
Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
Həcm:
37 səh. 10 illustrasiyalar
ISBN:
4064066334147
Naşir:
Müəllif hüququ sahibi:
Bookwire
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