Kitabı oxu: «L'amateur d'équitation»

Şrift:

L. Peyremol

L'amateur d'équitation


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066323967

Table des matières

AVANT-PROPOS

AVANT DE MONTER A CHEVAL

LE MONTOIR

LE MONTOIR

METTRE PIED A TERRE

SAUTER A TERRE

POSITION DU CAVALIER A CHEVAL

POSITION DU CAVALIER A CHEVAL

LES DIFFÉRENTES PARTIES DU CORPS DU CHEVAL

LES AIDES DU CAVALIER

LES AIDES DU CAVALIER

ÉQUILIBRE DU CHEVAL

ÉQUILIBRE DU CHEVAL

BUT DE L’ÉQUITATION

BUT DE L’ÉQUITATION

L’ÉQUILIBRE DU CAVALIER COMBINÉ AVEC CELUI DU CHEVAL

TRAVAIL A L’INTÉRIEUR DU MANÈGE

TRAVAIL A L’INTÉRIEUR DU MANÈGE

TRAVAIL PRÉPARATOIRE

TRAVAIL AU PAS

PRINCIPALES FIGURES DE MANÈGE.

TRAVAIL AU TROT

TRAVAIL AU TROT

LE TROT A LA FRANÇAISE OU TROT ASSIS

LE TROT A L’ANGLAISE OU TROT ENLEVÉ

LA LEÇON COLLECTIVE

LA LEÇON COLLECTIVE

PIROUETTES PAS DE COTÉ

PIROUETTES — PAS DE COTÉ

TRAVAIL AU GALOP

TRAVAIL AU GALOP

LE SAUT LES FAUX PAS DES DÉFENSES PROMENADE A L’EXTÉRIEUR

LE SAUT

LES FAUX PAS

DES DÉFENSES

LA MARTINGALE

PROMENADE A L’EXTÉRIEUR SANS LE PROFESSEUR

TABLE DE LA PARTIE RAISONNÉE

TABLE DE LA PARTIE PRATIQUE

TABLE DES FIGURES.


AVANT-PROPOS

Table des matières

«L’équitation n’est utile qu’aux officiers et aux hommes de cheval... Pour tous ceux qui ne peuvent être rangés dans l’une de ces deux catégories, ce n’est qu’un art d’agrément très dispendieux, qu’il faut laisser aux gens riches... D’ailleurs, grâce aux moyens de locomotion qui sont aujourd’hui à la disposition de tout le monde, le cheval n’a plus aucune utilité pratique...»

Voilà ce qu’on entend dire à chaque instant, dans certains milieux.

De tels propos semblent malheureusement justifiés par ce fait assez singulier: qu’il existe encore en France des villes possédant des établissements d’instruction très importants, dont les élèves se trouvent dans l’impossibilité matérielle d’apprendre à monter à cheval.

Une pareille anomalie est d’autant plus regrettable que cet art soi-disant d’agrément est devenu presque une nécessité, à notre époque où tout le monde est forcé de servir le pays sous une forme quelconque.

Or, à l’heure actuelle, tout soldat, quelle que soit l’arme à laquelle il appartient, qu’il fasse partie de l’armée active ou de la territoriale, qu’il se destine au métier militaire ou qu’il accepte simplement ce dernier comme une corvée passagère, peut, un jour ou l’autre, même contre toute prévision, être appelé à remplir des fonctions qui nécessitent l’emploi du cheval.

Ne se placerait-on qu’au point de vue patriotique, c’est déjà, ce me semble, un argument suffisant en faveur de l’équitation!.....

Je n’insisterai pas, voulant étudier seulement le côté pratique de cette dernière, sans sortir du cadre des connaissances absolument indispensables aux personnes qui, pour un motif quelconque, désirent savoir monter.

Cependant, malgré leur bonne volonté, beaucoup d’amateurs n’ont ni le temps, ni la facilité de prendre un nombre de leçons suffisant pour arriver à un degré de force leur permettant d’affronter sans crainte les éventualités qui peuvent survenir au cours d’une promenade (surtout avec un animal qu’on ne connaît pas), et qui ne sont qu’un jeu pour celui qui en a l’habitude.

Je n’ai pas la prétention de combler cette lacune; mais, ayant la ferme conviction que, en dehors de la partie gymnastique ou physique, le raisonnement peut jouer un très grand rôle à l’avantage des cavaliers novices, c’est surtout à ces derniers que je destine le résultat de laborieuses observations faites sur plusieurs centaines d’élèves; et comme, en équitation du moins, la fin justifie les moyens, je les prierai de me pardonner les comparaisons parfois vulgaires auxquelles j’aurai recours pour essayer de bien me faire comprendre.

Le but de ce travail est donc de prendre le cavalier à sa première leçon et de le conduire, par une progression raisonnée , jusqu’au moment où il pourra se servir d’un cheval sans danger pour les autres et pour lui-même, tant pendant les promenades à l’extérieur qu’au cours des exercices de manège.

Ce qui m’a décidé à présenter ces quelques pages sous la forme scientifique qu’elles semblent affecter au premier abord, c’est la rapidité des progrès faits par les élèves à qui un certain degré d’instruction permet de comprendre les comparaisons et les expressions employées par le professeur.

Depuis longtemps j’ai remarqué, surtout dans les cours collectifs suivis par les jeunes gens des collèges et des pensions, l’apathie avec laquelle ils reçoivent les observations qui se bornent à de simples rectifications de position.

Ayant constaté, d’autre part, l’entrain que les mêmes élèves mettent à exécuter les mouvements commandés quand le professeur, au lieu d’employer les termes purement techniques de l’équitation, fait appel à leur intelligence par des comparaisons que la nature de leurs études les met à même de saisir du premier coup et de retenir plus facilement, j’ai essayé de réunir les éléments d’une méthode à laquelle je crois pouvoir attribuer de bons résultats.

Ce travail ne s’adressant donc qu’à une certaine catégorie de cavaliers, j’ai dû chercher des comparaisons qui, tout en présentant quelque analogie avec la charpente et les aplombs du cheval, fussent appuyées sur des bases qu’on ne pût accuser d’appartenir au domaine de la fantaisie; et c’est pour ne laisser aucun doute à cet égard que j’ai cru devoir remonter aux principes les plus élémentaires des sciences auxquelles sont empruntées ces comparaisons.

Ce simple exposé fait déjà pressentir le véritable objet de l’équitation , qui consiste à rendre le cavalier apte à tirer le meilleur parti possible de son cheval.

On verra plus loin comment on ne peut tirer un bon parti du cheval sans l’équilibrer, c’est-à-dire sans opérer une bonne répartition des forces ou mieux du poids des différentes parties du corps de l’animal.

La réalisation de cet équilibre offre de très grandes difficultés, car le plus souvent le tact du cavalier doit suppléer aux mauvais effets résultant d’une conformation défectueuse ou de la faiblesse de certaines régions.

En outre, en admettant qu’une conformation irréprochable ne donne lieu à aucune préoccupation, l’équilibre n’en resterait pas moins très difficile à obtenir, attendu qu’il peut être modifié par le moindre changement survenu dans les attitudes ou dans les allures.

Enfin, si, aux causes qui s’opposent à ce que le cheval soit bien équilibré, c’est-à-dire: conformation défectueuse, changement dans l’attitude ou l’allure, dressage incomplet, etc., on ajoute les modifications que peuvent apporter à cet équilibre le poids ou la position du cavalier, on voit que ce dernier est tenu à une attention et à une préoccupation constantes.

Pour exprimer nettement ma pensée, je dirai que le cavalier qui est à la recherche de l’équilibre parfait me produit un effet analogue à celui d’un homme qui jonglerait en marchant sur un sol très rocailleux ou semé d’obstacles.

Ceux qui ont assisté à un spectacle de ce genre ont dû remarquer avec quelle activité l’artiste en question porte son attention du terrain qu’il parcourt aux objets avec lesquels il s’exerce et réciproquement, afin d’éviter la moindre circonstance de nature à porter atteinte à la régularité de ses mouvements.

De même, le cavalier doit se mettre en garde contre tout ce qui peut nuire à l’équilibre du cheval, lequel ne s’obtient qu’à l’aide du rassembler.

Il faut donc, avant de chercher à combattre les difficultés que la nature ou les circonstances apportent à sa réalisation, que le cavalier commence par détruire, autant que possible, celles qui sont occasionnées par son propre poids ou par sa position; c’est dire que l’équilibre du cavalier (p. 80) est une condition indispensable de celui du cheval et que, avant de songer à équilibrer ce dernier, on doit tout d’abord éviter de le gêner par une position défectueuse ou un mauvais emploi des aides.

D’où la nécessité d’être maître de son assiette, pour avoir la liberté entière de ses mouvements.

Le rassembler, avons-nous dit, est la base de l’équitation, puisque c’est le seul moyen dont le cavalier dispose pour maintenir l’équilibre dans les différentes parties du cheval.

Mais les causes qui peuvent modifier cet équilibre sont tellement nombreuses, que le rassembler parfait est presque impossible à obtenir d’une manière continue.

Du reste, l’abus qu’on en ferait dans un travail prolongé pourrait amener un résultat contraire à celui que l’on se propose, en occasionnant au cheval une fatigue qui entraînerait rapidement l’usure de l’animal.

Je crois donc pouvoir tirer de ce qui précède, par rapport à la pratique de l’équitation, la conclusion suivante:

L’équilibre parfait du cheval et le rassembler parfait doivent (au moins pour la plupart des cavaliers amateurs) être regardés comme des principes dont l’exactitude ne saurait être contestée, mais dont la réalisation est à peu près impossible à atteindre, ce qui n’empêche pas qu’on doit chercher à s’en rapprocher le plus possible .

Dès lors, puisque le but à atteindre n’est qu’approximatif, les moyens employés pour y arriver ne peuvent avoir la prétention d’être plus parfaits que le but lui-même.

Je n’ai jamais songé, d’ailleurs, en employant des comparaisons tirées des sciences exactes, à prouver l’infaillibilité de mes assertions, mais à établir une certaine corrélation entre les principes eux-mêmes et les fâcheuses conséquences auxquelles on aboutirait en s’en éloignant par trop.

C’est ce qui m’a fait adopter la marche suivie dans l’étude de l’équilibre du cheval par exemple .

Les réflexions qu’on y trouvera et qui, au point de vue de la pratique, constitueraient une véritable utopie, n’en font pas moins ressortir une analogie palpable avec des vérités incontestables, témoin la relation qui existe entre les conditions d’aplombs requises par l’hippologie et la régularité de la figure désignée en géométrie sous le nom de rectangle .

Une semblable corrélation semble exister entre le manque d’équilibre du cheval par rapport au sol ou, ce qui revient au même, par rapport à l’horizon, et l’irrégularité de la figure géométrique appelée trapèze .

On pourra porter le même jugement sur la théorie exposée au chapitre du trot relativement aux rapports existant entre le centre de gravité de l’homme et celui du cheval .

Tous les développements scientifiques qu’on y rencontrera seraient complètement inutiles s’ils ne tiraient leur origine d’une loi fondamentale de la physique: la pesanteur.

Il paraîtra sans doute étrange, d’après ce qui vient d’être dit de difficultés dont seule une longue pratique peut venir à bout, que le sujet de l’équilibre du cheval ait sa place au début de cet ouvrage, l’une des règles les plus élémentaires d’une bonne méthode étant de «commencer par les objets les plus simples et les

«plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme

«par degrés jusques à la connaissance des plus composés», (DESCARTES, 2e partie du Discours de la Méthode.)

C’est pour se conformer à cette opinion du grand philosophe du XVIIe siècle que l’ordre des matières traitées dans cet ouvrage a été établi, quant à la pratique , suivant la progression du travail qu’on peut raisonnablement exiger des élèves, et, si cette progression a été violée en ce qui touche le rassembler, c’est uniquement pour que ceux-ci aient, dès le commencement, la notion purement théorique du but vers lequel ils doivent tendre, s’ils veulent devenir des cavaliers sérieux.

La principale qualité d’un travail technique étant, à mon avis, la clarté, j’ai cru devoir dresser, pour faciliter les recherches du lecteur, les cinq tables suivantes:

1° Table des matières dans l’ordre de la progression de l’ouvrage (partie raisonnée et partie pratique), page 225.

2° Table de la partie raisonnée, page 229;

3° Table de la partie pratique, page 231;

4° Table alphabétique des matières traitées et des termes techniques, page 233;

5° Table des figures, page 237.

Enfin, les figures coloriées qui accompagnent le texte présenteront toujours les mêmes teintes pour désigner les mêmes objets ou des objets ayant entre eux d’intimes rapports.

Les développements qui composent la partie raisonnée de ce travail pourraient peut-être, au premier abord, sembler en désaccord avec l’intention que j’ai déjà manifestée de n’étudier que le côté pratique de J’équitation; je tiens donc à m’expliquer sur ce point.

Par le côté pratique, je n’entends pas seulement désigner la partie matérielle, gymnastique en un mot, de l’exercice du cheval, mais tous les moyens capables d’amener, à chaque leçon, de nouveaux progrès chez le jeune cavalier.

Pour arriver à ce résultat et pour observer la progression adoptée dans cet ouvrage, il est nécessaire que l’élève n’entame aucune partie de cette progression avant d’avoir correctement exécuté celle qui précède.

Guidé par l’intime conviction que, chez un homme intelligent, le raisonnement peut précisément venir en aide à cette partie matérielle, je n’ai eu d’autre objectif que de disséquer, pour ainsi dire, une à une les difficultés du début, et d’aplanir autant que possible ces dernières, en initiant l’élève à des trucs (qu’on veuille bien me pardonner l’expression) dont une longue expérience peut seule donner le secret.

Enfin, ce n’est pas seulement l’intérêt du cavalier qui m’a fait insister sur la nécessité d’un ménage bien compris, mais encore le désir de contribuer, dans la limite de mes moyens, à épargner au noble animal dont les services, trop souvent méconnus, mériteraient cependant tant d’égards, la fatigue et les mauvais traitements que l’inexpérience peut lui attirer.

AVANT DE MONTER A CHEVAL

Table des matières

Le premier devoir du professeur étant d’éloigner tout danger des élèves qui lui sont confiés, il commencera par indiquer de quelle manière il faut aborder un cheval, soit à l’écurie, soit au dehors.

On ne doit jamais s’approcher d’un cheval à l’écurie sans le prévenir par un appel de langue ou par un geste qui l’invite à déplacer ses hanches du côté opposé à celui par lequel on veut l’aborder.

Il faut naturellement se défier du cheval qui n’obéit pas à cette indication .

Au dehors, la prudence la plus élémentaire recommande de ne jamais se placer à portée des pieds postérieurs; c’est dire qu’on évitera de surprendre le cheval par derrière et qu’on devra l’aborder par devant ou tout au moins par côté.

Il est une autre précaution dont beaucoup de personnes semblent ne tenir qu’un médiocre compte, et qui joue cependant un rôle très important au point de vue de la sécurité du cavalier; elle consiste à visiter soigneusement l’état du harnachement et à s’assurer que toutes ses parties sont convenablement ajustées.

Cela m’amène nécessairement à donner la description de la bride et de la selle.

LA BRIDE

Sa description.

(FIG. 1.)


B. Gourmette.

C. Filet.

R. Rêne du mors.

r. Rêne du filet.

M. Muserolle.


E. Sous-gorge.

F. Frontail.

H. Dessus de tête.

Du choix d’un mors.

Le cavalier devra débuter par le travail en filet ou bridon. Dès qu’il sera en mesure de se servir des rênes de bride (rênes du mors), on aura tout avantage à lui donner le mors le plus doux, c’est-à-dire celui dont les canons seront très gros, la liberté de langue très peu accusée et les branches aussi courtes que possible.

A quoi l’on reconnaît que le cheval est bien bridé.

Le cheval est bien bridé quand le filet , tangent aux commissures ou plis formés par les lèvres à l’endroit de leur jonction, n’est pas assez court pour relever ces dernières, et quand le mors se trouve lui-même tangent au filet dans les mêmes conditions.

Dans tous les cas, le mors ne doit jamais être placé assez bas pour que les canons reposent sur les dents (les coins C‘C’, chez les juments, les crochets CC, pour le cheval). (Voir fig. 3.)

La gourmette doit être sur son plat et assez lâche pour qu’on puisse y passer deux doigts, la maille dans laquelle passera la fausse gourmette se trouvant du côté du bord inférieur de la gourmette. (Voir fig. 2.)

Cette dernière une fois ajustée, il n’y a aucun inconvénient à serrer la fausse-gourmette, dont le rôle est simplement d’empêcher le mors de basculer de bas en haut par suite des mouvements de la tête, ou de mettre obstacle à l’habitude qu’ont certains chevaux de ramener dans la bouche l’une des branches du mors.

Enfin, la main devra passer librement dans la sousgorge.

LA SELLE

(FIG. 4.)

De quoi se compose une selle anglaise.

A. Pommeau.

a. Arcade.

B. Siège.

C. Troussequin.

D. Petit quartier.

E. Quartier.

F. Bourrelet ou avance.

G. Porte-étrivière (fig. 5).

A’. Panneau (fig. 6).

B’. Contre-sanglons (fig. 6).

C’. Sangle (fig. 6).

A” E”. Etrivière et étrier (fig. 7).

Du choix d’une selle .

Une chose qu’on néglige généralement et qui, cependant, exerce un bien grande influence sur la position du cavalier novice, c’est la forme de la selle.

On ne devra jamais donner à un débutant une selle plate ou faussée. J’entends par faussée, celle qui a été mal brisée et dont le fond (ou partie creuse) se trouve trop rapproché du troussequin, grave inconvénient dû à une selle trop petite pour celui qui l’a brisée ou bien à ce que ce dernier était mal assis ou montait trop court.

Quand l’élève ne débutera pas par la selle française, je crois indispensable de lui donner une selle non seulement très bien appropriée à sa taille, mais encore haute de troussequin ou très rembourrée dans cette partie et dont le fond soit très rapproché du pommeau, de manière à ce que le cavalier se trouve presque naturellement placé pour chasser les fesses sous lui et descendre les cuisses.

Dès qu’il aura suffisamment d’assiette pour qu’on n’ait plus à craindre de fausser sa position, ce dont on s’assurera par de longues reprises sans étriers à toutes les allures, je crois très bon de le soumettre de temps en temps au travail sans étriers, en le changeant souvent de selle et en lui donnant celles qu’on jugera les plus défectueuses, afin de l’habituer à chercher son centre de gravité ; mais il ne faudra pas abuser de ce dernier genre d’exercice, qui pourrait à la longue avoir une influence fâcheuse sur sa position à cheval.

A quoi l’on reconnaît que le cheval est bien sellé.

Le cheval est bien sellé quand la selle est posée d’aplomb et assez en arrière pour que l’arcade n’offense pas le garrot , qui devrait toujours être protégé par un tapis.

Les panneaux et la sangle porteront bien à plat. Quand l’animal est bien sanglé, la main ne doit pas pouvoir passer sous la sangle ou n’y passer que difficilement.

L’ÉTRIVIÈRE ET L’ÉTRIER

(FIG. 7.)


Ajuster les étriers.

Avant de monter à cheval, le cavalier doit ajuster approximativement les étriers en s’y prenant de la manière suivante:

L’étrier gauche se mesure avec le bras droit entièrement tendu, en posant l’extrémité des doigts sur la partie de l’étrivière correspondant au point A du porte-étrivière (fig. 8).

L’étrivière étant bien tendue, la grille de l’étrier doit venir affleurer le défaut de l’épaule droite du cavalier.

Pour l’étrier droit.

(FIG. 9.)

L’étrivière gauche étant bien tendue, prendre avec la cravache la longueur du point A au point B, en plaçant le gros bout de la cravache au point A et le pouce droit au point de la cravache correspondant à B; cette longueur étant reportée sur l’étrivière droite, ses deux extrémités doivent coïncider avec les points de l’étrivière droite correspondant aux points A et B de la gauche.

Mais, ces procédés ne donnent que des résultats approximatifs et ce n’est qu’une fois à cheval qu’on peut ajuster ses étriers à coup sûr .

La grille de l’étrier doit alors se trouver au niveau de la partie supérieure du talon de la botte du cavalier fig. 14).

LE MONTOIR

Table des matières

LE MONTOIR

Table des matières

Monter à cheval.

Se placer à l’épaule gauche du cheval, après s’être assuré que ce dernier est bien bridé et bien sellé et avoir ajusté provisoirement les étriers;

Prendre à pleine main la rêne gauche du filet avec la main gauche , le dos de la main en dessus;

Prendre avec la main droite la rêne droite du filet et la placer (sur la rêne gauche) dans la main gauche tournée les ongles en dessus;

Placer la cravache par-dessus les rênes dans la main gauche, la pointe en bas;

Saisir avec la main droite et au-dessus de la gauche une poignée de crins le plus près possible de la racine et la passer dans la main gauche, leur extrémité sortant du côté du petit doigt;

Faire un à-droite; introduire la pointé du pied gauche (le tiers du pied environ) dans l’étrier gauche qu’on aura préalablement fait basculer sur sa branche externe afin que, l’homme une fois à cheval, l’étrivière se trouve sur son plat; peser sur l’étrier et appuyer le genou gauche à la selle;

S’enlever sur l’étrier en tirant les crins à soi, en chassant vigoureusement du pied droit, et surtout en évitant de toucher le ventre du cheval avec la pointe du pied gauche; placer la main droite sur le troussequin; réunir les talons, en maintenant le corps droit, et marquer un temps d’arrêt;

Passer la jambe droite tendue par-dessus la croupe sans la toucher; placer la main droite sur l’avance droite de la selle pour empêcher celle-ci de tourner, et se mettre légèrement en selle;

Tirer l’extrémité de chaque étrivière par derrière la cuisse; chausser l’étrier droit , prendre la cravache de la main droite , la pointe en l’air, et ajuster les rênes.

Sauter à cheval.

Quand le cavalier monte sans étriers, il doit se mettre à cheval de la manière suivante:

Prendre les rênes, la cravache et les crins comme il a été dit page 19.

S’enlever sur les poignets par une vigoureuse détente des jarrets; marquer un temps d’arrêt; passer la jambe droite sans toucher la croupe et se mettre légèrement en selle.

METTRE PIED A TERRE

Table des matières

Avec l’étrier.

Les rênes étant placées dans la main gauche, comme pour monter à cheval :

Passer la cravache dans la main gauche la pointe en bas;

Prendre avec la droite une poignée de crins le plus près possible de la racine et les passer dans la main gauche, leur extrémité sortant du côté du petit doigt;

Déchausser l’étrier droit; car, si le pied droit, restant engagé dans l’étrier, entraînait avec lui ce dernier au moment de passer la jambe droite par-dessus la croupe, le cavalier qui n’y prendrait pas garde tomberait infailliblement sur le dos.

La main droite étant placée sur l’avance droite de la selle, le pouce en dessous, le cavalier s’enlèvera sur cette main et sur l’étrier gauche; puis il passera la jambe droite tendue par-dessus la croupe sans la toucher, réunira les talons et marquera un temps d’arrêt, le corps droit .

Aussitôt, la main droite, quittant l’avance droite, saisira le troussequin .

Pivotant alors sur l’étrier gauche, il posera doucement la pointe du pied droit à terre (à hauteur du, pied antérieur gauche du cheval). Enfin, il ne déchaussera l’étrier gauche et ne lâchera le troussequin que lorsque le pied droit sera bien asssuré sur le sol.

Avec un cheval impatient, ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de sauter à terre en voltige.

SAUTER A TERRE

Table des matières

Après avoir déchaussé les étriers.

S’enlever sur les poignets placés comme il a été dit pour sauter à cheval , passer la jambe droite et sauter légèrement à terre auprès de l’épaule gauche du cheval, en se recevant sur la pointe des pieds et fléchissant les genoux.

Relever les étriers.

Après avoir mis pied à terre.

Une bonne habitude à prendre, en mettant pied à terre, est de remonter les étriers jusqu’au porte-étrivière, pour éviter les ballottements occasionnés par le mouvement du cheval en marche.

Sans cette précaution, l’un des étriers peut accrocher une porte ou tout autre objet résistant et le désordre qui s’ensuivrait suffirait à effrayer l’animal au point de le rendre, dans la suite, susceptible et même parfois dangereux au moment de rentrer à l’écurie.

Certains cavaliers relèvent machinalement leurs étriers, parce qu’ils l’ont vu faire; mais sans se rendre compte des avantages ou des inconvénients qui peuvent en résulter.

Les uns les font glisser le long de la partie de l’étrivière la plus rapprochée de la selle (fig. 7 a), exagérant ainsi les conséquences de l’inconvénient signalé plus haut, puisque les étrivières se trouvent écartées du corps du cheval.

D’autres, mieux avisés, remontent les étriers le long de la partie la plus éloignée de la selle fig. 7 a’), ce qui présente au moins l’avantage d’éviter le ballottement dont nous venons de parler.

Ces deux procédés sont néanmoins défectueux; car, pour peu que l’étrivière joue librement dans l’œil de l’étrier, ce dernier peut redescendre de lui-même.

La meilleure manière de parer à ces inconvénients est de remonter complètement l’étrier le long de la partie a (fig. 7.) et de passer ensuite les deux doubles a et a’ dans l’étrier qui, ne pouvant plus retomber, maintient l’étrivière le long du quartier de la selle.

POSITION DU CAVALIER A CHEVAL

Table des matières

POSITION DU CAVALIER A CHEVAL

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(FIG. 15.)

S’asseoir bien d’aplomb et un peu sur le rein, en faisant le plus de poids possible sur le fond de la selle, les fesses portant également sur le siège et chassées le plus avant possible; la cuisse bien descendue et tournée sur son plat (le genou légèrement rentré, autant que la conformation le permet), ne doit s’allonger que par son propre poids et par celui de la jambe, cette dernière tombant naturellement et verticalement le long du corps du cheval.

La pointe du pied, quand on monte sans étriers, doit tomber naturellement. Quand il monte avec étriers, le cavalier doit peser sur le talon (pour faire descendre le genou) et tourner légèrement la pointe du pied en dedans, ce qui rapproche le genou de la selle, l’appui du pied sur l’étrier s’effectuant sur le gros orteil.

On ne saurait être trop exigeant pour la position du pied, dont le tiers seulement sera engagé dans l’étrier; car à sa plus ou moins grande régularité correspond le plus ou moins d’adhérence du genou qui joue un si grand rôle dans la solidité de l’homme à cheval.

Les fesses portant également sur la selle: maintenir le corps bien d’aplomb sur les hanches et légèrement incliné en arrière, tout en conservant beaucoup de flexibilité dans la ceinture et en évitant de creuser le rein, la poitrine ouverte;

Les épaules sur la même ligne également tombantes, la tête droite sans raideur;

Les bras tombant naturellement, les coudes au corps sans être gênés;

Les poignets, légèrement arrondis, seront soutenus à la hauteur de la ceinture (les doigts se faisant face) et séparés d’un espace à peu près égal à l’épaisseur de l’encolure du cheval.

La cravache, placée dans la main droite, sera tenue suivant les indications mentionnées à la page 39.

ÉTANT A CHEVAL, ALLONGER LES ÉTRIERS ET LES RACCOURCIR

L’une des premières choses qu’on devrait apprendre aux élèves, dès qu’ils sont à cheval, c’est d’allonger et de raccourcir leurs étriers sans le secours de personne. Rien n’est plus grotesque, en effet, que de voir des cavaliers, déjà d’une certaine force en équitation, obligés d’avoir recours à un groom pour mettre leurs étriers au point convenable, ou, ce qui se produit à chaque instant, s’arrêter au milieu d’une route, relâchant les jambes, abandonnant les rênes, et demeurant ainsi à la merci de leur cheval, afin d’avoir les deux mains libres pour une opération pourtant très simple et dont, avec un peu de bonne volonté, on doit venir bien vite à bout, d’une seule main et à toutes les allures.

Je suppose qu’il s’agisse d’allonger l’étrier droit:

Les rênes et la cravache étant placées dans la main gauche

Ne pas déchausser l’étrier (fig. 16);

Introduire l’index de la main droite entre l’étrivière et l’ardillon C (partie p p’ de la figure 16), en faisant glisser de bas en haut le bout de l’étrivière dans la partie de la boucle qui sert de passant (B) d’une quantité suffisante pour que l’ardillon puisse se rabattre librement de gauche à droite et qu’on puisse introduire deux doigts au moins sous la partie p p’ ;

Soulever un peu la pointe du pied pour permettre à l’ardillon de sortir du trou dans lequel il est engagé et appliquer le pouce sur ce trou;

L’ardillon étant rabattu sur l’index, peser avec la pointe du pied sur la grille de l’étrier, pour faire descendre la boucle, et laisser l’étrivière glisser dans la main, en la guidant avec le pouce qui accusera chacun des trous à leur passage; arrêter l’étrivière à celui dans lequel on veut engager l’ardillon; rabattre ce dernier de droite à gauche et l’introduire en l’accompagnant avec l’index; faire remonter la boucle jusqu’au porte-étrivière en tirant, de haut en bas, la partie de l’étrivière qui se trouve la plus rapprochée du quartier de la selle;

Tirer par derrière la cuisse le bout de l’étrivière comme il a été dit page 20, alinéa 3; assurer le genou et ajuster les rênes.

Pour raccourcir l’étrier droit.

Opérer de la même manière, toujours en pesant avec la pointe du pied sur la grille de l’étrier, mais en tirant à soi la partie de l’étrivière maintenue entre le pouce et l’index pour faire remonter là boucle jusqu’au point voulu.

L’étrier gauche s’allonge et se raccourcit par le même procédé, en passant les rênes et la cravache dans la main droite et faisant avec la main gauche ce qui vient d’être indiqué pour la droite, avec cette différence toutefois, qu’il faudra rabattre l’ardillon de droite à gauche pour déboucler l’étrivière et de gauche à droite pour la reboucler.

TENUE DES RÊNES

A l’anglaise, à la française, à l’allemande.

Celle qui me paraît devoir être adoptée de préférence par les débutants est la tenue des rênes à l’anglaise des deux mains, la plupart des élèves ayant l’habitude de refuser l’épaule droite quand ils tiennent les rênes d’une seule main (la gauche).

Tenue des rênes à l’anglaise.


Tenue des rênes à la française.

D’une seule main, la gauche.

L’extrémité des rênes du mors étant tenue de la main droite, les séparer avec le petit doigt de la main gauche en les maintenant à plat entre le pouce et l’index de la même main, leur extrémité retombant à droite de l’encolure par-dessus l’index;

La main droite, lâchant l’extrémité des rênes du mors, saisira les rênes du filet en les maintenant également à plat, la droite en dessus, et les passera dans la main gauche par-dessus celles du mors, leur extrémité retombant à gauche de l’encolure, du côté du petit doigt.

Lâcher les rênes de filet de la main droite

Maintenir les quatres rênes ensemble, avec le pouce gauche.

Tenue des rênes à l’allemande.

D’une seule main, la gauche.

Passer les rênes du mors dans celle du filet, et les maintenir sur l’index comme il vient d’être dit pour la tenue à la française, mais en les séparant par l’annulaire.

Prendre à pleine main, par le milieu, les rênes de filet (par-dessus celles du mors), la rêne droite retombant du côté de l’index, la gauche du côté du petit doigt.

Je crois devoir ajouter à cette énumération la tenue des rênes adoptée par l’armée dans ces dernières années et qui consiste à prendre les quatre rênes à plat par-devant et à pleine main (avec la main gauche), celles du filet séparées par le médius, celles du mors séparées par le petit doigt, leurs extrémités retombant en avant, entre le pouce et l’index, celles du mors par-dessus.

Les maintenir avec le pouce.

Quand le cavalier conduira d’une seule main, quelle que soit d’ailleurs la tenue des rênes adoptée par lui, la main, pour se porter à droite ou à gauche, devra être tournée les ongles en dessus et le mouvement ne partir que de l’avant-bras et surtout du poignet (mais jamais de l’épaule), de manière à ne pas écarter le coude.

ALLONGER LES RÊNES ET LES RACCOURCIR

Pour allonger ou raccourcir une rêne quelconque, le cavalier saisira son extrémité avec la main opposée à celle qui tient cette rêne et fera glisser cette dernière main de la quantité nécessaire.

Il replacera aussitôt les poignets comme il a été prescrit (p. 28, alinéa 3).

Tout ce qui vient d’être dit des rênes, qui entrent pour une si large part dans la conduite du cheval, n’a trait qu’à leur maniement considéré au point de vue de la position de l’homme à cheval et comme un complément indispensable de la gymnastique équestre à laquelle tout débutant doit être soumis .

Nous traiterons de leur emploi au chapitre des aides , mais ces dernières devant agir aussi bien sur une région isolée que sur toute la masse du corps de l’animal, il importe de délimiter chacune de ces régions, afin de bien déterminer le rôle que les aides peuvent être appelées à y jouer.

LES DIFFÉRENTES PARTIES DU CORPS DU CHEVAL

Table des matières

(FIG. 18.)

Cette division fictive du corps du cheval comprend trois parties: avant-main, corps, arrière-main.

1° L’avant-main est tout ce qui se trouve en avant de la section AB.

2° Le corps (dans lequel se trouvent le centre de gravité G et la ligne du passage des sangles P S) est la partie comprise entre les deux sections AB et CD.

3° L’arrière-main comprend tout ce qui se trouve en arrière de la section CD.

Le but que doit se proposer le cavalier étant d’établir la plus grande harmonie possible entre ces différentes parties, et ce résultat ne pouvant s’obtenir que par l’accord des aides, c’est vers ce point capital que je ferai converger tous les développements théoriques renfermés dans ce travail.

Mais auparavant, puisqu’il a été question du centre de gravité , je vais essayer d’en donner une définition très sommaire qui servira de prélude aux divers sujets dont il sera traité ultérieurement (rassembler, équilibre du cheval, etc.).

LE CENTRE DE GRAVITÉ

Il est très difficile de déterminer le point exact du corps du cheval auquel correspond le centre de gravité, car la place de ce dernier varie suivant la conformation, les attitudes, le poids porté par l’animal, etc.,

C’est pourquoi, dans le cours de cet ouvrage, nous le supposerons situé comme il doit l’être chez un cheval bien conformé et placé d’aplomb, c’est à-dire en un point G de la ligne MN (fig. 18), menée à la hauteur du mollet du cavalier, perpendiculairement au plan vertical qui, passant par l’axe du cheval, diviserait l’animal en deux parties égales dans le sens de la longueur.

LES AIDES DU CAVALIER

Table des matières

LES AIDES DU CAVALIER

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On entend par aides, les mains ou aides supérieures qui donnent la direction et les jambes ou aides inférieures qui donnent l’impulsion .

L’action des jambes peut être secondée par l’emploi de la cravache et des éperons.

N’ayant pas l’intention de traiter de l’éperon qui, dans un ouvrage plus complet que celui-ci, devrait faire l’objet d’un chapitre spéciale je me contenterai de donner aux élèves désireux de chausser des éperons le conseil de les choisir très courts et de s’en servir le moins possible .

Quant à la cravache, et à la manière dont elle doit être tenue, on ne peut établir de règle absolue, car cette tenue varie suivant les circonstances.

En principe, on doit la tenir dans la main droite, à 0m,25 environ du gros bout, la pointe dans la direction de l’épaule gauche du cavalier; mais, quand plusieurs cavaliers marchent de front, il vaut mieux (sauf pour le dernier cavalier de gauche), tenir la cravache la pointe en bas, le long de l’épaule droite du cheval, surtout dans le cas où elle serait assez longue pour atteindre le visage du voisin de gauche. C’est notamment quand on accompagne une dame que cette précaution doit être observée.

Enfin, la tenue de la cravache peut être modifiée, suivant que le cheval doit être attaqué à droite ou à gauche, sur l’épaule ou sur le flanc.

LES MAINS

Différents effets de rênes: 1° Ouverture ou écart; 2° Appui; 3° Traction; 4° Opposition.

1° L’ouverture ou écart (rêne directe) s’emploie pour indiquer au cheval la direction qu’il doit prendre, en amenant sa tête du côté où l’on veut le faire tourner, comme si une personne à pied, saisissant les rênes près du mors, l’attirait de ce côté.

2° L’appui (rêne opposée ou contraire) vient en aide à la rêne directe et joue le rôle d’une personne qui, placée du côté opposé à celui où l’on veut aller, pousserait l’avant-main ou tout au moins l’encolure vers la nouvelle direction.

Par conséquent, le cheval étant au pas, pour tourner à droite: écart de rêne droite et appui de rêne gauche, en portant les poignets en avant et à droite.

(Dans le tourner au pas, en effet (voir p. 98) on doit éviter toute traction et simplement sentir la bouche du cheval, les rênes n’ayant d’autre rôle à jouer que de déterminer l’animal de ce côté, sans apporter aucune modification à l’allure. Il n’en sera pas de même quand le cheval, marchant à une allure vive, devra ralentir pour opérer un mouvement tournant, ou quand l’élève devenu assez fort, devra tenir son cheval rassemblé.)

Pour tourner à gauche, écart de rêne gauche et appui de rêne droite en portant les poignets en avant et à gauche.

Quand le cavalier tient les rênes d’une seule main, c’est la rêne opposée qui agit seule; la rêne directe, dans ce cas, n’étant pas tendue, ne produit aucun effet.

Donc, pour tourner à droite, il suffira de porter la main un peu en avant et à droite (p. 33, alinéa 3).

Le tourner à gauche d’une seule main s’exécutera naturellement en portant les mains en avant et à gauche.

3° La traction ou tension s’emploie pour ralentir, arrêter, reculer, et pour rassembler le cheval. On l’obtient en rapprochant les poignets du corps.

4° L’opposition, qui donne un effet intermédiaire entre celui produit par l’appui et celui produit par l’écart, vient, dans certains cas, en aide à l’action de la rêne directe et à celle de l’une ou l’autre jambe.

Ainsi, quand le cheval, ayant peur d’un objet placé à sa gauche, se jette à droite (voir écart, p. 206), le cavalier devra joindre à l’écart de la rêne gauche et à l’effet de la jambe droite, l’opposition de la rêne droite, la simple tension de celle-ci ne pouvant que contrarier le déplacement de la masse de droite à gauche, tandis que son action de devant en arrière suivie de son léger maintien à gauche pousse le cheval de ce côté.

Dans le cas précédent, la rêne droite vient s’appuyer sur la base de l’encolure. Il ne faut cependant pas en conclure que la rêne d’opposition agit à la fois par appui et par traction; généralement il n’y a pas appui; mais, après avoir amené la tête du cheval légèrement à droite par exemple, elle agit diagonalement de l’épaule droite à la hanche gauche.

C’est également par un effet d’opposition que l’on redresse le cheval quand il recule de travers; lorsque, en appuyant, il place ses hanches en avant des épaules; ou quand, dans les demi-tours sur l’avant-main, il ne veut pas céder des hanches à l’action des jambes (voir p. 181, opposer les épaules aux hanches).

Elévation des rênes.

L’élévation, qui ne constitue pas, à proprement parler, un effet distinct des rênes, mais un cas particulier de la traction, s’obtient à l’aide de cette dernière opérée en élevant les poignets.

Elle a pour but d’élever la tête du cheval qui s’encapuchonne ou qui s’enterre et de soutenir l’avant-main en cas de chute ou simplement de faux pas de cette partie, surtout quand on descendra une côte rapide.

On l’emploie également pour paralyser la ruade ou, chez certains jeunes chevaux, les bonds occasionnés par le sanglage.

Rendre la main .

Cet effet, qui s’obtient en abaissant les poignets, et qu’on pourrait en quelque sorte appeler négatif, puisqu’il consiste à ne pas se servir des rênes, a une très grande importance, tant au point de vue de la bonne direction du cheval qu’à celui de la sécurité du cavalier.

Il n’est guère possible, en effet, à une main trop dure de bien mener un cheval sensible de la bouche; d’un autre côté, l’emploi de trop de force avec les rênes présente un véritable danger quand on monte un cheval sujet à se cabrer ou à fléchir sur son arrière-main.

Enfin, le cavalier doit rendre la main au cheval qui gravit une côte un peu escarpée et dont alors l’encolure demande à jouir de la plus grande liberté possible.

De la force à employer avec les rênes.

Au pas, comme à toutes les allures, le cavalier devra n’employer que la force nécessaire pour rester en communication constante avec la bouche du cheval, c’est-à-dire se rendre compte du degré de pression opérée par le mors.

Tant que le cheval ne cherchera pas à sortir de la main , cette pression ne devra jamais dépasser le simple contact des canons avec les barres ou avec les commissures quand on mène sur le filet.

Il faut, dans tous les cas, éviter avec soin, tout emploi de force qui n’est pas absolument indispensable pour diriger le cheval et le maintenir à l’allure à laquelle on veut marcher; car cet abus pourrait donner lieu à des désordres parfois dangereux. Et s’il y a tant de chevaux pour le menage desquels des bras solides sont nécessaires, c’est dû le plus souvent à ce qu’on n’a pas eu pour leur bouche les égards qu’elle réclamait.

Beaucoup de personnes, en effet, s’imaginent, ou du moins agissent comme si elles s’imaginaient, qu’une grande force musculaire est nécessaire pour bien monter.

C’est une grave erreur: car, s’il est vrai qu’une certaine vigueur physique soit indispensable parfois à l’homme qui monte à cheval, il y a loin de cette condition première à l’abus déplorable, qu’en font quelques cavaliers.

Le cheval n’est pas une machine, mais un animal doué d’une sorte de raisonnement et surtout d’une très grande mémoire.

Ce qui le prouve, c’est le degré de dressage relativement très compliqué dont il est susceptible. Du moment qu’il n’emploie pas sa force pour se défendre, pourquoi le maltraiter ou tout au moins l’incommoder quand il est si simple de l’avertir qu’on va lui demander quelque chose?

On peut en conclure que, surtout avec un animal bien dressé, les rênes doivent être avant tout, pour le cavalier, un moyen de transmettre sa volonté.

Mais, pour que la main puisse sentir le contact des barres, il faut qu’elle agisse avec beaucoup de moelleux, ce qui offre, en outre, au cavalier l’avantage d’être averti des intentions de son cheval.

Il est bien évident que si ce dernier, sans aucune provocation de la part du cavalier, se met tout à coup à tirer ou à battre à la main , on devra se mettre en garde contre quelque surprise de sa part, chute, faux pas, velléité de sortir de la main, etc.

Donc, à l’aide des rênes, qui, dans ce cas, agissent à l’instar de véritables fils télégraphiques placés entre sa main et la bouche du cheval, le cavalier reçoit un avertissement qu’il serait incapable de percevoir s’il opérait sur elles une trop forte traction.

Enfin, la légèreté habituelle de la main accroît beaucoup les effets de cette même main, quand le cavalier se trouve dans l’obligation de recourir à la force, soit pour maintenir un animal trop vigoureux, soit pour soutenir l’avant-main en cas de chute ou pour paralyser la ruade, etc.

D’après cela, il semble superflu de recommander au cavalier de n’avoir jamais recours aux rênes pour tenir à cheval.

LES JAMBES

Différentes positions de la jambe.

Fig. 19.)

En dehors de la position normale décrite page 27, on ne peut guère assigner aux aides inférieures de place déterminée, attendu que cette dernière varie non seulement suivant le degré de sensibilité du cheval, mais encore suivant qu’on les considère prises simultanément ou isolément, sous le rapport de l’impulsion ou du soutien, ou simplement en vue de concourir à la direction.

Néanmoins, quel que soit le rôle qu’aient à jouer les jambes, leur action se réduit à deux effets qu’il importe de ne pas confondre:

1° Tenir les jambes près;

2° Fermer les jambes.

Tenir la jambe près, c’est rapprocher le plus possible du corps du cheval, sans ouvrir le genou, la partie inférieure de la jambe qui, maintenue à la position normale (p. 27 et fig. 19 A), agit plus directement sur l’avant-main, soit pour soutenir, soit pour faire avancer cette partie.

Fermer la jambe, c’est la porter en arrière de la position normale A en la rapprochant du corps du cheval, par exemple en B (fig. 19). La jambe, dans ce cas, exerce une action plus directe sur l’arrière-main, soit au point de vue du soutien, soit à celui de la progression.

Quand les jambes devront agir simultanément, tant en vue de l’impulsion que pour participer au soutien d’une région quelconque, il est rare qu’il faille les porter plus en arrière que ne l’indique la figure 19 B. Mais, lorsqu’une jambe doit agir isolément, on peut sans inconvénient exagérer cette attitude, pourvu toutefois que cette exagération n’aille pas jusqu’à faire perdre au cavalier de sa grâce ou de sa solidité.

D’ailleurs, il existe certainement, en arrière du passage des sangles, un point où la sensibilité est la plus grande. Le cavalier en connaîtra bien vite la position et agira en conséquence.

Supposons, en effet, qu’on ait à déplacer les hanches de gauche à droite et que l’action de la jambe gauche portée en B soit insuffisante. On la portera graduellement en arrière, en X, par exemple, jusqu’à concurrence du résultat qu’on se propose.

En un mot, les jambes doivent être pour le cavalier ce que le balancier est pour le danseur de corde ou le gouvernail pour le matelot. Chacun varie les effets du levier qu’il a entre les mains suivant les circonstances; de même le cavalier réglera l’action de ses jambes sur la manière dont se comportera son cheval. Ainsi, lorsque ce dernier ralentit de lui-même, le cavalier rapprochera les jambes ou les fermera suivant le degré de sensibilité de sa monture. Si l’animal va trop vite, au contraire, on devra les relâcher en vue de diminuer leur action.

Autre exemple:

Je suppose que, dans le tourner à droite, le cheval jette ses hanches en dedans, le cavalier fermera la jambe droite. Si, au contraire, les hanches se jettent en dehors, le cavalier devra les ramener et les contenir en fermant la jambe gauche, la jambe droite, maintenue près, n’ayant alors qu’à entretenir l’allure.

On voit que, touchant la position des jambes, la seule règle absolue qu’il soit possible d’établir est que le cavalier doit constamment surveiller son cheval, afin d’être en mesure de corriger, par l’emploi judicieux de ses aides, les irrégularités qui peuvent se produire.

D’après ceux, et ils sont nombreux, pour qui l’équitation consiste à ne pas tomber, il suffirait, pour porter le cheval en avant, de bien fixer les genoux et de «piquer des deux» sans s’occuper autrement du point du corps sur lequel les jambes doivent agir, ni de l’intensité de leur action.

Un pareil procédé ne saurait être admis, car les cas sont très rares où le cavalier soit autorisé à surprendre son cheval.

C’est pourquoi nous allons étudier le rôle des jambes ou aides inférieures à deux points de vue:

1° Place qu’elles doivent occuper;

2° Intensité avec laquelle elles doivent agir.

Du point sur lequel doit s’exercer l’action des jambes.

Il a été traité (p. 46) des jambes au point de vue purement théorique, afin de donner une idée des effets que leur emploi produit sur chacune des parties du corps du cheval prise séparément.

Mais, si on les étudie sous le rapport de l’impulsion donnée, cette division ne peut être rigoureusement mise en pratique, car le point exact sur lequel chaque jambe doit agir est laissé à l’appréciation du cavalier. C’est cette judicieuse appréciation, jointe à celle de la force à employer, qui constitue en grande partie le tact de ce dernier.

Donc, au point de vue de l’impulsion, les positions A et B ne sont que fictives, puisqu’elles demeurent subordonnées au degré de sensibilité du cheval ou au degré d’impulsion qu’on veut obtenir.

Ainsi, chez un cheval très chaud, le simple contact de la jambe, placée à la position normale A fig. 19), obtiendra plus d’effet qu’une vigoureuse attaque des talons appliquée en X, par exemple, ne serait capable d’en produire chez un animal mou et lymphatique.

On ne peut donc établir de principes absolus quant à la place que les jambes doivent occuper comme aides.

Pulsuz fraqment bitdi.

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