Kitabı oxu: «Regles pour les officieres du monastere de l'Annonciade, fondé à Genes l'année de notre Salut 1604»

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Ordre de l'Annonciade Céléste

Regles pour les officieres du monastere de l'Annonciade, fondé à Genes l'année de notre Salut 1604


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066077464

Table des matières

REGLES DU MONASTERE DE L'ANNONCIADE.

REGLES POUR LA PRIEURE.

Du soin de soi-même pour le regard de l'ame.

Du soin du corps.

Comme elle doit se comporter pour ce qui concerne le bien commun.

Du bien commun spirituel que l'œil peut apercevoir.

Du bien spirituel pour ce qui concerne l'intérieur.

De quatre obstacles à la dévotion intérieure.

Remédes contre l'ignorance.

Remédes contre la lâcheté dans le Service de Dieu.

Remédes contre les passions intérieures.

Remédes contre les affections déréglées.

Reméde contre la haine.

Reméde contre les distractions.

Du bien commun pour ce qui concerne le gouvernement.

Du bien commun pour ce qui regarde la santé des Sœurs.

Du bien commun, en ce qui concerne le temporel.

Comme la Mere se doit comporter envers chaque Sœur en particulier.

De deux sortes d'infirmités spirituelles, & les remedes contre celles qui peuvent être évidentes.

De la maniere de découvrir les infirmitées cachées, & des remedes que l'on y doit aporter.

Régles de la Sous-Prieure.

Régles de la Prefecte du Chœur.

Régles des Discrettes ou Conseilleres de la Mere.

INSTRUCTIONS & Avis pour la Maîtresse des Novices, sur la façon de les instruire dans la dévotion.

Des qualités que la Maîtresse des Novices doit avoir, & des motifs qui la doivent inciter à bien faire son Office.

De la maniere d'admettre les Novices au Noviciat.

Comme la Maîtresse des Novices se doit comporter en conversant avec elles.

Des instructions que la Maîtresse doit donner aux Novices pour le regard de l'Oraison, & des exercices spirituels.

De l'ordre que les Novices doivent observer toute la journée.

Comme elle les doit instruire à la pratique des Coutumes Religieuses.

Régles des Portieres.

Régles de la Procureuse.

Régles des Tourieres.

Régles des Assistantes au parloir.

Régles de la Maîtresse du travail.

Régles de l'Infirmiere.

Régles de la Sacristine.

Régles de la Dépensiere.

Régles de la Robiere.

Régles de la Refectoriaire.

Régles de la Bibliothecaire, ou de celle qui a soin des Livres spirituels.

Les Livres qui doivent être lûs durant le repas, & desquels le Monastere doit être pourvû.

Régles de celles qui doivent couper les cheveux.

Régles de celle qui aura soin d'éveiller.

Régles de la Jardiniere.

Régles pour celle qui doit lire à table.

Des Offices des Sœurs Converses.

Régles touchant la nourriture corporelle.

De la Nourriture Spirituelle.

De la maniere de bien converser dans le tems de la recreation.

Table de ce que contient le Livre des Régles.

A propos de ce livre

REGLES
DU MONASTERE
DE L'ANNONCIADE.

Table des matières

Fondé à Genes l'année de notre Salut 1604

Réimprimées à Genes, & accommodées à la pratique de l'observance des Constitutions pour les Monastéres du même Ordre.

L'Année M. DC. XXIV.

Sur l'Imprimé à Paris.

A BESANÇON,

Chez Jean-louis Boudret, Imprimeur & Marchand-Libraire, proche les Jesuites.

M. DCC. XLV.

REGLES POUR LA PRIEURE.

Table des matières

De la maniere dont la Prieure doit gouverner, tirée de l'Institut & des Avis que notre Pere St Augustin lui donne dans sa Régle.

Parce que la charité après Dieu commence par soi-même, & ensuite s'étend envers le prochain. Il est nécessaire de voir premierement comment la Mere se doit comporter envers soi-même, tant pour ce qui concerne l'esprit, comme pour le regard du corps. Secondement, envers la Communauté. Troisiémement, envers chacune des Sœurs en particulier; tant pour ce qui est de l'Institut, comme pour les répréhensions, & le soin corporel.

Du soin de soi-même pour le regard de l'ame.

Table des matières

Chapitre I.

La Mere Prieure considerera souvent les paroles que notre Pere St Augustin dit dans sa Régle, sçavoir. Qu'elle ne s'estime pas heureuse pour avoir la liberté de commander aux autres, mais parce que par là elle a occasion de les servir en charité.

Qu'elle soit préferée aux Sœurs devant les hommes; mais devant Dieu qu'elle se regarde comme devant être dessous les pieds de toutes, & qu'elle se montre à toutes aussi un exemple de vertus.

Et plus elle paroît dans un lieu éminent, plus elle est en grand danger, comme devant rendre compte à Dieu pour toutes les Sœurs.

Elle ajoûtera à ces considerations, que comme elle a été élûë à cet Office pour faire avancer les Sœurs dans la perfection, & pour leur faire observer les Régles de leur Institut, elle doit faire son possible pur les inviter à cette perfection, plus par les exemples que par les paroles; observant parfaitement les Régles communes, & donnant exemple à toutes des vertus qu'elle désire en elles, agissant en toutes occasions avec charité & douceur. Et comme elle se doit apliquer au gouvernement avec une grande vigilance, ainsi il convient qu'elle s'adonne encore avec un plus grand soin à l'étude de l'Oraison, par laquelle elle doit soutenir le Monastére.

Du soin du corps.

Table des matières

Chapitre II.

Quoi qu'en toutes choses, elle doive éviter la singularité autant qu'il lui sera possible, cependant il est convenable qu'elle ait dans toutes ses nécessités ce dont elle aura besoin. Et lorsqu'en tel cas elle n'auroit pas soin d'elle-même, sous prétexte de donner édification, la Sous-Prieure & les Discrettes y doivent diligemment prendre garde, & faire qu'elle obéisse, & qu'elle vive de la façon qu'elle le jugeront nécessaire pour sa conservation.

Comme elle doit se comporter pour ce qui concerne le bien commun.

Table des matières

Chapitre III.

Le bien commun du Monastére se peut considerer. Premierement, en ce qui a raport à l'esprit. Secondement, pour ce qui concerne le gouvernement. Troisiémement, dans ce qui regarde la santé des Sœurs. Quatriémement, à l'égard de la conservation des revenus.

Et sur tout cela, qu'elle considere bien l'avis que lui donne notre Pere St Augustin dans sa Régle.

Qu'il convient principalement à la Prieure de faire ensorte que toutes les Régles soient observées. Et que s'il y en a quelqu'une qui n'ait pas été bien observée, qu'elle ne passe point négligemment sur les inobservances, mais qu'elle aye soin de l'amendement & de la correction.

C'est pourquoi se sentant chargée du fardeau de garder, & de faire garder les Régles & les Ordres, que (comme une sentinelle qui garde une Armée, ou une Ville, tandis que les autres dorment) elle veille toujours sur une affaire si importante, & si fort à la gloire de Dieu.

Du bien commun spirituel que l'œil peut apercevoir.

Table des matières

Chapitre IV.

Dans ce qui peut être aperçu, qu'elle voye si toutes les Sœurs se trouvent à tous les exercices Spirituels en leurs tems, ainsi qu'elles y sont obligées, comme à l'Office, à la Méditation, à la Messe, aux Sacremens, & aux examens: de sorte qu'aucune n'y puisse manquer une seule fois, qu'elle ne le sçache, ou par soi-même, ou par le moyen de la Sous-Prieure. De plus elle doit prendre garde que quant à l'extérieur chacune assiste à ces exercices d'une façon décente, & qu'en Psalmodiant, ou méditant, pas une ne fasse aucun acte par lequel elle puisse distraire les autres.

Et lorsque quelqu'une seroit endormie dans le tems de la Méditation, ou de l'examen, celle qui sera près d'elle s'en apercevant l'éveillera, & celle qui dormoit résistera au sommeil en quelque maniere, quand même il seroit nécessaire qu'elle demeurât debout.

Et pour cet effet, il est à propos que les Sœurs reposent autant qu'il est necessaire, afin qu'elles soient vigilantes dans le tems convenable, & pour cela quand les nuits sont fort courtes, on doit prendre garde de retarder les exercices du matin, en sorte que les Offices divins qui sont de si grande importance pour la gloire de Dieu, & pour l'édification du prochain, soient faits avec vigilance, n'ayant point égard, ni au travail, ni à d'autres vûës basses, par raport au Service de Dieu.

Du bien spirituel pour ce qui concerne l'intérieur.

Table des matières

Chapitre V.

Si la Mere avoit des yeux qui puissent pénétrer l'intérieur, il seroit encore necessaire qu'elle prît garde avec quelle attention, avec quel ordre, avec quel esprit & quelle ferveur chacune fait ses exercices, conformément à ce que demande l'institut.

Mais puisque cela est propre à Dieu seul, il est nécessaire qu'elle fasse à l'extérieur tout ce qui est convenable, afin que ce ne soit point par sa faute si l'intérieur ne va pas bien.

De quatre obstacles à la dévotion intérieure.

Table des matières

Et parce que les exercices de la vie intérieure peuvent recevoir du préjudice, ou par ignorance, ou par lâcheté, ou par affections, & passions déréglées, ou par des vaines pensées, il est convenable qu'elle ôte du cœur des Sœurs ces empêchemens le mieux qu'elle pourra.

Remédes contre l'ignorance.

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Chapitre VI.

Pour le regard de l'ignorance, elle procurera que toutes aprennent à bien faire l'examen de conscience, à se bien confesser, la maniere d'entendre la Messe avec dévotion, de psalmodier dévotement, & les Régles de méditer diverses matieres spirituelles, les instruisant elle-même, ou les faisant instruire par quelque autre, conformément aux avis qu'elles en auront, faisant quelquefois des conferences publiques, tantôt sur une matiére, & tantôt sur une autre, au moins une fois le mois, si le besoin ne l'exige pas plus souvent.

Remédes contre la lâcheté dans le Service de Dieu.

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Chapitre VII.

Quand aux moyens de bannir la nonchalance, elle fera en sorte qu'elles ayent des exhortations, si elle ne peut toutes les semaines, au moins tous les 15. jours, & que toutes celles qui pourront s'y trouver y assistent.

Que l'on fasse quelque-fois des conferences spirituelles sur diverses vertus, & sur le moyen de les acquerir.

Que l'on lise de bons livres au Réfectoire.

Que chacune ait son tems pour lire quelque livre spirituel, non pas par curiosité, mais pour en tirer du fruit.

Et pour ce qui est des livres spirituels, qu'elle prenne garde qu'aucun n'entre dans la maison sans qu'elle en soit avertie, & sans sa permission, & qu'elle n'y laisse entrer aucun livre vain.

Ni encore moins de livre qui traite des cas de conscience, ni vulgaire, ni Latin, ni formulaire de Confession, pour plusieurs bonnes & importantes raisons.

Remédes contre les passions intérieures.

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Chapitre VIII.

Comme il n'y a rien qui soit un plus grand obstacle à l'oraison que les passions, & les affections déréglées; aussi il est nécessaire que la mere soit fort soigneuse d'aider les Sœurs à les combattre.

Et parce que le reméde contre ces passions est l'exercice des vertus morales, elle doit avec trois moyens communs aider les Sœurs à s'exercer dans la pratique de ces vertus.

Le premier est, qu'elle-même leur donne l'exemple de la mortification, & des actes vertueux qu'elle désire en elles.

Le second, qu'elle procure que l'on lise au Réfectoire les instructions qui leur ont été données pour fuir, & se garantir des vices, & pour acquerir les vertus, lesquelles sont distinguées par articles, afin que chacune s'en puisse servir pour méditer: les constitutions permettent de tenir ce livre dans la chambre à cause qu'il a été fait exprès pour l'instruction & le profit de cet Ordre. Comme aussi elles permettent encore le traité de l'Oraison fait par le même Auteur qui les a dressées; mais parce qu'il décéda avant que de l'avoir achevé, & qu'il étoit le même en substance que les traités de la méditation du Reverend Pere Loüis du Pont de la Compagnie de Jesus, on a déterminé que l'on puisse tenir dans la chambre led. traité, au lieu de celui qui ne fut pas fini.

Le troisiéme moyen est, d'ordonner que l'on fasse Oraison sur les vertus desquelles les personnes auront plus besoin, faisant quelquefois des conferences publiques sur ces vertus.

Et parce qu'entre toutes les passions, celles de l'amour & de la haine dètruisent totalement l'Oraison, & toute la dévotion, il est nécessaire qu'elle y prévoye de loin avec une étude plus particuliere, & qu'elle en tienne les Sœurs exemptes.

Remédes contre les affections déréglées.

Table des matières

Chapitre IX.

Pour ce qui est de ces affections déréglées, on en peut avoir envers les parens, ou envers les personnes avec lesquelles on converse, ou bien pour quelques autres objets extérieurs.

Quant aux parens, quoique pour leur satisfaction, on ne leur peut pas refuser quelque affection, pourvû qu'elle accompagne l'amitié que la charité bien ordonnée demande, & que l'on prie pour eux ainsi que l'on y est obligé, cependant les Sœurs ne se doivent pas soucier d'être avec eux, se souvenant des paroles de Notre-Seigneur. Sinite mortuos sepelire mortuos suos, c'est-à-dire. Laissés les morts ensevelir leurs morts.

Et quand quelqu'une désirera avec un grand empressement de recevoir leur visite, la Mere les doit d'autant plus mortifier en cela.

Touchant les affections qui peuvent être entre elles, qu'elles se souviennent d'accomplir tout ce qui est déterminé par les constitutions, leur ôtant les occasions tant qu'elle pourra, faisant qu'elles conversent communément avec toutes, & avec la gravité nécessaire & modestie Religieuse, sans se toucher l'une l'autre, même par jeu: qu'elles ne disent point de paroles de flatterie, & qu'elles n'entrent jamais dans la chambre l'une de l'autre sans nécessité, & sans la permission convenable, conformément aux constitutions.

Quant à ce qui est des Confesseurs, qu'elle prenne garde que toutes se confessent à l'extraordinaire.

Et que pas une ne reçoive des Confesseurs, ni reliques, ni couronnes, ni images, ni ceintures de cilice, ni disciplines, ni autres choses de dévotion.

Qu'elle fasse en sorte que pas une ne donne sujet d'étonnement aux autres en demeurant auprès du Confesseur ordinaire davantage que ce qui est convenable à des Religieuses, lesquelles se confessent deux fois la semaine, & qui ont des aides spirituelles en si grande abondance.

Puis après quant aux choses extérieures, qu'elle procure de les tenir détachées de tout ce en quoi elles montreroient avoir quelque affection déréglée, soit aux objets de dévotion, soit aux habits, donnant des vieux à celle qui en désire des neufs, & des neufs à celle qui en désire des vieux, à condition pourtant que la nécessité soit satisfaite.

Reméde contre la haine.

Table des matières

Chapitre X.

Quant à la passion de la haine qu'elle veille qu'il y ait entre toutes une grande paix, étant écrit de Notre-Seigneur. Factus est in pace locus ejus, c'est-à-dire. Qu'il fait sa demeure dans la paix. Et par conséquent qu'elle ne souffre pas qu'aucune donne jamais occasion de déplaisir à une autre, ni par paroles, ni par effets, imposant de griéve pénitence à celle qui alterera cette paix.

Lorsqu'il arrivera entr'elles quelque discorde, ou quelques troubles, qu'elle tâche de les apaiser, les faisant humilier envers l'une l'autre, ne laissant pas cependant de leur donner la Pénitence convenable, & faisant que celle qui aura offensé l'autre, se mette à genoux devant elle, lui demande pardon, & lui baise les pieds, ne leur permettant point de communier, si premierement elles ne se sont reconciliées ensemble, quand même elles se seroient confessées.

Sur-tout, qu'elle châtie griévement celles qui raporteront les défauts d'une Sœur à une autre, comme étant commises par le démon pour troubler les cœurs, la dévotion & l'oraison des Epouses de Jesus-Christ.

Que souvent elle les fasse souvenir de n'avoir point de langue pour raporter les défauts d'aucune Sœur, ni pour en dire ce qu'elles ne voudroient que l'on dit d'elles, & si quelqu'une murmuroit, que les autres n'ayent point d'oreilles pour l'entendre.

Si quelqu'une entend, qu'elle n'aye point de bouche pour en faire le raport, ni à celle dont on aura mal parlé, ni à d'autre, excepté à la Mere Prieure, afin que la murmuratrice, la médisante, & celle qui prononce des paroles rudes & fâcheuses soit punie.

Qu'aucune ne commande, ni ne reprenne, & ne s'intrigue des Offices des autres sans permission.

Que pas une ne parle de ce qu'elle a laissé au monde.

Qu'elles regardent les Converses comme leurs cheres Sœurs qui les aident par leur charitable travail.

Reméde contre les distractions.

Table des matières

Chapitre XI.

Pour ce qui est des vaines pensées qui peuvent nuire à l'Oraison & Méditation, la Mere y pourvoyera de son côté autant qu'il lui sera possible, afin qu'il n'y ait point de sa faute.

Elle ordonnera, & fera observer que pas une des Sœurs sans permission ne fasse de commission de la part d'aucune personne de déhors, quelque près parente qu'elle soit aux Sœurs de la Maison.

Qu'aucune ne raporte dans le Monastére sans permission, les choses qui auront été entenduës à la grille, ou au tour.

Que l'on ne parle point des affaires du monde.

Que l'on observe le silence aux tems ordonnés.

Que hors les tems destinés pour la récréation, elles ne s'entretiennent ensemble de longs discours inutiles.

Qu'elles ne soient point curieuses de la conduite d'autrui, & des affaires qui ne les concernent pas.

Qu'elles s'abstiennent durant le jour de dire des paroles inutiles, lesquelles ensuite le démon a coûtume de rapeller dans le tems de l'Oraison.

Du bien commun pour ce qui concerne le gouvernement.

Table des matières

Chapitre XII.

Comme elle a été faite gardienne de toutes les règles, elle doit procurer que toutes observent celles qui sont communes.

Qu'elle fasse attention de donner avec prudence les Offices de la Maison à des personnes qui en soient capables; & que chacune des Officieres fasse bien son Office avec l'observance de ses regles, ainsi qu'elles le doivent, les visitant quelquefois elle-même, ou les faisant visiter par la Mere Sous-Prieure.

Et comme elle doit faire en sorte, que pas une ne demeure dans l'oisiveté, qui est la source de tous les vices, mais qu'elles employent toutes le tems utilement au Service divin, ainsi elle doit prévoir qu'aucune ne soit plus chargée qu'il ne lui est convenable, pourvoyant les Officieres d'aides nécessaires.

Et comm'elle doit obéir aux Supérieurs, de même aussi elle doit procurer que toutes les Sœurs obéissent non-seulement à elle, mais encore à la Sous-Prieure, & aux autres Officieres subordonnées, lorsqu'elles seront destinées pour les aider en quelque chose.

Qu'elle prenne garde que l'on observe les bonnes coûtumes du Monastére. Et de n'en introduire aucune sans le consentement de la plus grande partie des Sœurs, excepté celles, qu'elle & ses Conseilleres jugeroient nécessaires pour l'exacte observance de la Religion, & pour y entretenir le bon ordre.

Et que les Ordonnances faites par les Supérieurs soient observées, puisque toutes les pratiques d'obéissance aident à s'édifier, & qu'elles sont des volontés de Dieu, signifiées par les Supérieurs.

Qu'elle consulte souvent avec les Discrettes selon les conjonctures differentes, quand elle aura besoin de leur conseil; & il sera à propos qu'une fois la semaine, ou bien tous les 15. jours, elle fasse cette consulte pour voir s'il y a quelque chose qui ait besoin de réformer.

Qu'elle change, ou qu'elle dispense judicieusement, & prudemment des règles, que quelqu'une pour de légitime empêchement ne pourroit observer.

Et parce que les Pénitences aident beaucoup à maintenir la discipline réguliere, qu'elle fasse conformément à l'Ordre de notre Pere St Augustin, que celles qui la transgresseront soient corrigées.

Et pour les fautes publiques, qu'elle en impose une pénitence publique.

Du bien commun pour ce qui regarde la santé des Sœurs.

Table des matières

Chapitre XIII.

Qu'elle prenne garde que l'on observe tout ce qui est ordonné dans les Constitutions pour ce sujet.

Principalement, que les exercices spirituels soient entremêlés avec les corporels.

Et que toutes ayent quelque exercice corporel auquel elles puissent s'occuper.

Que toutes dorment couvertes, & les fenêtres étant fermées.

Que pas une ne mange, ni ne boive hors des tems ordonnés, sans permission.

Qu'elles se garantissent de tous désordres.

Qu'elles ne portent pas long-tems leur mal sans en avertir; mais qu'elles le déclarent au tems convenable, comme disent les Constitutions.

Que l'on ait un grand soin des malades, & que ce que le Médecin ordonnera soit observé.

Que l'on n'usage point les bains, & qu'il n'y ait aucun endroit destiné pour cela, si ce n'est lorsque le Médecin ayant égard à l'infirmité de quelqu'une en ordonneroit pour la nécessité presente, & cela étant elle y entrera vêtuë de l'habit le plus près de sa personne.

Du bien commun, en ce qui concerne le temporel.

Table des matières

Chapitre XIV.

Elle procurera que l'on ait soin des choses temporelles du Monastére, comme des biens propres de Notre-Seigneur Jesus-Christ.

Que les dots des Religieuses soient bien employées, & que leurs revenus en soient le plus assûrés qu'il sera possible.

Que l'on conserve dans une archive destinée pour cet effet, toutes les écritures autentiques des biens du Monastére.

Que la Procureuse fasse bien son Office.

Qu'elle tienne bon compte de la recette & de la dépense, & qu'elle en rende compte aux tems ordonnés par la régle de la Procureuse.

Que le coffre des deniers, & du livre de compte soit toujours fermé avec trois diverses clefs, donc elle en aura une, l'autre la Procureuse, & la troisiéme la Sous-Prieure.

Que les provisions qui sont de durée, soient achetées en gros & dans leur saison.

Elle fera en sorte que les choses achetées soient conservées, & qu'elles soient employées ainsi qu'il sera convenable, se servant en cela de la Procureuse, ou de la Sous-Prieure.

Que les Officieres, & toutes les Sœurs fassent estime de la moindre chose que ce soit, comme apartenante aux pauvres de Jesus-Christ.

Et que tant pour le vivre, comme pour le vêtir, & pour les autres besoins du corps, chaque Sœur ait ce qui lui est nécessaire.

Quoique dans les occasions elle ne doive pas manquer d'éprouver leur vertu & leur mortification.

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Janr və etiketlər

Yaş həddi:
0+
Litresdə buraxılış tarixi:
17 yanvar 2025
Həcm:
70 səh. 1 illustrasiya
ISBN:
4064066077464
Naşir:
Müəllif hüququ sahibi:
Bookwire
Yükləmə formatı:

Oxşar kitablar