Kitabı oxu: «Théorie expérimentale de la formation des os»

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Pierre Flourens

Théorie expérimentale de la formation des os


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066328368

Table des matières

AVERTISSEMENT.

PREMIÈRE PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

PREMIÈRE PROPOSITION.

SECONDE PROPOSITION.

TROISIÈME PROPOSITION.

QUATRIÈME PROPOSITION.

CINQUIÈME PROPOSITION.

SIXIÈME PROPOSITION.

CONCLUSION DE CE CHAPITRE.

CHAPITRE II.

PREMIÈRE PROPOSITION.

SECONDE PROPOSITION.

TROISIÈME PROPOSITION.

QUATRIÈME PROPOSITION.

CONCLUSION DE CE CHAPITRE.

CHAPITRE III.

PREMIÈRE PROPOSITION.

SECONDE PROPOSITION.

TROISIÈME PROPOSITION.

CHAPITRE IV.

PREMIÈRE PROPOSITION.

SECONDE PROPOSITION.

DEUXIÈME PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

CHAPITRE II.

DÉVELOPPEMENT DES OS EN GROSSEUR.

CHAPITRE III.

DÉVELOPPEMENT DES OS EN LONGUEUR.

CHAPITRE IV.

TROISIÈME PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

CHAPITRE II.

CHAPITRE III.

CHAPITRE IV.

CHAPITRE V.

CHAPITRE VI.

QUATRIÈME PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

CHAPITRE II.

EXPLICATION DES PLANCHES.

PLANCHE I.

PLANCHE II.

PLANCHE III.

PLANCHE IV.

PLANCHE V.

PLANCHE VI.

PLANCHE VII.


A la

Mémoire de Duhamel.

AVERTISSEMENT.

Table des matières

Cet ouvrage se compose de quatre parties.

La première est l’exposition, et, j’ose le croire, la démonstration de ma théorie sur la formation des os.

La seconde est la reproduction, fort abrégée, de mes expériences, déjà publiées, touchant la coloration des os par la garance.

La troisième est la discussion des théories qui ont précédé la mienne.

La quatrième est l’examen du grand et nouveau problème du rapport des forces avec la matière dans les corps vivants.

Ce problème, pour la première fois véritablement posé dans la science, appellera sans doute, sur mes expériences et sur mes vues, l’attention des physiologistes.

PREMIÈRE PARTIE.

Table des matières

EXPÉRIENCES MÉCANIQUES.

CHAPITRE PREMIER.

Table des matières

MA THÉORIE ET LES EXPÉRIENCES QUI LA DÉMONTRENT.

Ma théorie de la formation des os repose sur les six propositions suivantes:

La première, que l’os se forme dans le périoste;

La seconde, qu’il croît en grosseur par couches superposées;

La troisième, qu’il croît en longueur par couches juxtaposées;

La quatrième, que le canal médullaire s’agrandit par la résorption des couches internes de l’os;

La cinquième, que les têtes des os sont successivement formées et résorbées, pour être reformées encore, tant que l’os croît;

Et la sixième, que la mutation continuelle de la matière est le grand et merveilleux ressort du développement des os.

PREMIÈRE PROPOSITION.

Table des matières

L’os se forme dans le périoste.

Opinion et expériences de Duhamel.

§ I.

Duhamel est le premier qui ait dit que l’os se forme dans le périoste.

«J’ai tâché d’établir, dit-il, que les os croissent

» en grosseur..... par la suraddition des couches du

» périoste, qui, en s’ossifiant, forment l’épaississement

» des parois du canal médullaire .»

Il dit ailleurs: «Le fait n’est pas douteux: sûre-

»ment les lames du périoste s’ossifient et contribuent

» à l’augmentation de grosseur des os .»

Il dit encore: «Les os commencent par n’être

«que du périoste, car je regarde les cartilages

» comme un périoste fort épais .»

Il dit enfin: «Les os augmentent en grosseur

» par l’addition de lames très minces qui faisaient

» partie du périoste avant que d’être adhérentes

» aux os, avant que d’en avoir acquis la dureté .»

§ II.

Telle est donc l’opinion bien formelle de Duhamel: selon Duhamel, l’os n’est que le périoste endurci .

J’ajoute que toutes les expériences de Duhamel sont exactes, que je les ai toutes répétées, et que tout ce qu’il dit avoir vu, je l’ai vu.

Comment se fait-il donc que son opinion n’ait pas été généralement admise; ou plutôt, et à parler plus justement, comment se fait-il que, à commencer par Haller, elle ait été combattue par presque tous les physiologistes?

§ III.

C’est que, pour juger l’opinion de Duhamel, on s’est presque toujours borné à répéter ses expériences; et que ces expériences (quoique très exactes d’ailleurs, ainsi que je viens de le dire) n’étaient pas, à beaucoup près, les plus propres à mettre les phénomènes dans tout leur jour.

Mes expériences.

§ I.

Pour mettre dans tout son jour le grand fait de la formation de l’os dans le périoste, je ne me suis pas borné, comme Duhamel , à fracturer un os, et, si je puis m’exprimer ainsi, le premier os venu, le tibia, par exemple, ou tout autre os des membres.

Quand on fracture un pareil os, voici ce qui arrive: des deux bouts rompus, l’inférieur, celui qui tient à la partie libre du membre, est aussitôt fortement attiré, par la contraction des muscles, vers le supérieur. Les deux bouts se rapprochent, se touchent ou se croisent, un épanchement survient, etc.; et, dès lors, comment voir les faits qui se passent? Je dis clairement voir; car ce qui n’est pas clairement vu, n’est pas vu: une grande partie de l’art des expériences est de rendre les faits clairs et nets.

§ II.

Il fallait donc, en premier lieu, choisir un os dont les deux extrémités fussent fixes, afin que les bouts rompus ne pussent pas se rapprocher.

Il fallait, en second lieu, ne pas se borner à le fracturer, à le rompre; car, dans ce cas, les bouts rompus demeurent trop près l’un de l’autre.

§ III.

J’ai choisi, pour mes expériences, les côtes: os fixés d’un côté aux vertèbres, et de l’autre par le cartilage sternal au sternum.

Et je ne me suis pas borné à fracturer l’os. J’ai retranché une certaine portion d’os; et par là les deux bouts divisés ont été mis d’abord, et constamment tenus ensuite, à une certaine distance l’un de l’autre.

Expériences faites sur les côtes.

§ I.

On a retranché sur plusieurs chiens une portion de côte, en n’enlevant que l’os et en laissant le périoste.

Au bout de quelques jours, il s’est formé, dans le périoste laissé entre les deux bouts de côte, un petit noyau osseux. Peu à peu ce noyau osseux s’est développé, et il a fini par reproduire, par rendre toute la portion d’os qui avait été retranchée entre les deux bouts de côte.

§ II.

La Planche I représente une suite de côtes.

On a retranché sur chacune de ces côtes une portion d’os, en ayant soin, comme je viens de le dire, de n’enlever que l’os et de laisser le périoste.

Puis, l’animal a survécu de plus en plus longtemps à l’opération, depuis l’animal de la première côte jusqu’à celui de la dernière.

Sur chacune de ces côtes, en allant de la première à la dernière, on voit un progrès nouveau dans le périoste: d’abord périoste simple, mais tuméfié ; puis cartilage; puis os.

§ III.

On voit sur la côte 1, entre les deux bouts de côte, le périoste très épaissi, très gonflé.

L’expérience a duré quatre jours.

Pour la côte 2, l’expérience a duré six jours. Ici, le périoste laissé entre les deux bouts de côte est déjà cartilage, et dans le milieu de ce cartilage sont deux petits noyaux osseux parfaitement déterminés, circonscrits, très éloignés tous deux des deux bouts de côte.

L’expérience pour la côte 3 a duré dix jours. Au milieu du périoste laissé entre les deux bouts de côte est aussi un double noyau osseux; et comme cette expérience a duré quelques jours de plus que la précédente, le double noyau osseux est aussi un peu plus gros que celui de la côte 2.

Dans la côte 4, il y a trois noyaux osseux.

Dans la côte 5, il n’y en a qu’un, mais il est très développé ; et néanmoins, quoique très développé, il ne touche encore à aucun des deux bouts de côte.

Celui de la côte 6 touche déjà à un bout de côte. Et celui de la côte 1 de la Planche II touche aux deux bouts de côte.

Ici, toute la portion d’os qui avait été retranchée entre les deux bouts de côte est reproduite, rendue; la restitution de la côte est complète.

L’expérience a duré : pour la côte 4, douze jours; pour la côte 5, quatorze jours; pour la côte 6, seize jours; et pour la côte 1 de la Planche II, elle a duré trois mois.

§ IV.

Tout, dans cette suite d’expériences, est à remarquer, car chaque circonstance y est une preuve de ma théorie et une réfutation des théories reçues.

En premier lieu, l’os nouveau naît dans le périoste; ce point est ici de toute évidence.

En second lieu, il naît dans le périoste sans toucher d’abord à l’os ancien; ce n’est que plus tard, et même très tard , ce n’est qu’à la fin qu’il y touche.

En troisième lieu, l’os ancien ne s’allonge pas; ses bouts ne s’avancent pas l’un vers l’autre pour se rejoindre; ils ne se rejoignent pas; ils ne bougent pas; ils ne se rejoindront jamais: entre l’un et l’autre il y aura toujours l’os nouveau.

En quatrième lieu enfin, c’est dans le périoste même que naît l’os nouveau, et non dans une substance, dans un épanchement quelconques, étrangers au périoste.

L’os se forme donc dans le périoste.

Expériences faites au moyen d’une canule introduite dans l’os.

§ I.

La formation de l’os dans le périoste est donc démontrée; et, sur ce point, je pourrais sans doute m’en tenir aux expériences qui précèdent. Je crois pourtant devoir en ajouter ici quelques autres qui ne sont pas moins décisives .

§ II.

Puisque, me suis-je dit, c’est le périoste qui produit l’os, je pourrai donc avoir de l’os partout où j’aurai du périoste, c’est-à-dire partout où je pour-rai conduire, introduire mon périoste. Je pourrai multiplier les os d’un animal, si je veux; je pourrai lui donner des os que naturellement il n’aurait pas.

§ III.

D’après cette idée, j’ai imaginé de percer un os, et d’introduire une canule d’argent dans cet os percé.

Bientôt le périoste s’est introduit dans cette canule; puis il s’y est épaissi, gonflé ; puis il y est devenu cartilage, et puis il y est devenu os. L’animal a eu, à sa jambe (car j’opérais sur le tibia), un petit os nouveau, un petit os de plus, un os que naturellement il n’aurait pas eu; et comme la canule avait été placée en travers, le nouvel os, l’os surnuméraire, l’os de plus a été aussi transversal.

§ IV.

Les pièces 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 de la Planche Il sont des tibias de différents chiens.

Sur chacun de ces tibias on a fait d’abord un trou, et puis on a introduit dans ce trou une canule d’argent.

Le premier de ces tibias, le tibia 5, est le seul qui n’ait pas reçu de canule.

On voit, sur ce tibia, le périoste qui s’est introduit dans le trou de l’os, qui le remplit, qui pénètre par ce trou jusque dans le canal médullaire de l’os, et qui, arrivé là, s’unit à la membrane médullaire .

Tous les autres tibias ont une canule; et l’on voit, sur tous: le trou de l’os, la canule, l’introduction du périoste dans la canule, et l’union du périoste avec la membrane médullaire.

Sur le tibia 9, la membrane médullaire a, si je puis ainsi dire, gagné de vitesse le périoste, et c’est elle qui, s’étant introduite la première dans la canule, est venue joindre le périoste et s’unir à lui .

Si maintenant vous suivez le périoste, depuis le premier de ces tibias jusqu’au dernier, vous aurez toute la marche de ses modifications; vous le verrez d’abord de plus en plus épaissi, gonflé, du premier tibia au troisième; puis cartilagineux du quatrième au cinquième; puis commençant à s’ossifier dans le sixième; et puis complétement ossifié, tout-à-fait os, formant un os complet et nouveau, dans les deux derniers,

L’expérience a duré cinq jours pour le premier tibia, six pour le second, sept pour le troisième, neuf pour le quatrième, dix pour le cinquième, onze pour le sixième, et quinze pour les deux derniers.

§ V.

Voilà donc une suite d’expériences où l’on voit le périoste s’introduire dans un tuyau, dans une canule, dans un lieu qui n’est pas le sien, dans un corps étranger au corps de l’animal, et on le voit là complétement isolé, complétement seul, donner de l’os, devenir os.

Encore une fois, l’os se forme donc dans le périoste.

SECONDE PROPOSITION.

Table des matières

L’os croit en grosseur par couches superposées.

§ I.

J’ai entouré, d’un anneau de fil de platine, divers os longs sur différents animaux, sur des chiens, sur des lapins, sur des cochons d’Inde, etc.

Au bout de quelque temps, l’anneau de fil de platine, qui d’abord entourait l’os, s’est trouvé entouré par l’os et contenu dans le canal médullaire.

§ II.

Dans toutes ces expériences, le premier soin a été de bien placer l’anneau sous le périoste, sur l’os même, entre l’os et le périoste.

On a commencé par mettre à nu, sur chaque animal, l’un des deux tibias; le périoste a été ensuite incisé sur un point; et, par ce point incisé, l’on a fait passer un fil de platine entre le périoste et l’os.

L’os a continué de croître, et à mesure qu’il a crû, il a recouvert de ses couches l’anneau de platine.

§ III.

Les pièces 15 et 16 de la Planche VI sont deux tibias de deux lapins.

Sur le tibia 15, l’anneau de platine n’est encore que sous le périoste seul; et, sur le tibia 16, il est déjà recouvert d’une lame osseuse.

Pour le tibia 15, l’expérience ne fait que commencer; et pour le tibia 16, elle a duré huit jours.

§ IV.

Les pièces 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14 de la Planche IV sont des portions de tibias de jeunes chiens .

Sur ces tibias, pour lesquels l’expérience a duré de plus en plus longtemps, depuis le premier jusqu’au dernier, l’anneau est de plus en plus recouvert par l’os, de plus en plus près du canal médullaire; il finit par être dans le canal médullaire.

Sur les tibias 7 et 8, par exemple, l’anneau n’est encore recouvert que par quelques couches osseuses; il est à peu près dans le milieu de l’épaisseur même de l’os sur le tibia 9; il est de plus en plus près du canal médullaire sur les tibias 10, 11, 12; il est presque entièrement dans le canal médullaire sur le tibia 13; il y est tout-à-fait sur le tibia 14.

§ V.

Ainsi donc, quand on place un anneau de fil de platine autour d’un os, cet anneau est bientôt recouvert par des couches d’os nouvelles. On voit ces nouvelles couches se former extérieurement à l’anneau, par-dessus l’anneau; on voit une première couche se former sur l’anneau, une seconde couche se former sur la première, une troisième sur la se conde, et ainsi des autres.

L’os croît donc en grosseur par couches superposées.

TROISIÈME PROPOSITION.

Table des matières

L’os croît en longueur par couches juxtaposées.

§ I.

J’ai pratiqué sur le tibia de plusieurs lapins deux trous, et j’ai placé dans chacun de ces trous un petit clou d’argent.

L’intervalle entre les deux trous de l’os, ou les deux clous d’argent, a été mesuré très exactement.

Et, en même temps que j’opérais ainsi sur le tibia d’un côté, j’amputais le tibia du côté opposé, et je le conservais pour que, le moment venu, je pusse y trouver un terme de comparaison.

§ II.

La pièce 18 de la Planche VI est le tibia gauche d’un lapin.

Ce tibia a été détaché du corps par amputation, le jour même où l’on pratiquait deux trous sur le tibia droit.

La pièce 17 est le tibia droit. Aux points marqués i i, se voient les deux trous dont je parle et les petits clous d’argent qu’on y a placés.

L’expérience a duré cinquante-trois jours.

Or, quand l’opération a été faite, il y avait entre les deux trous 20 millimètres de distance; et quand l’animal a été tué, il n’y avait entre les deux trous que 20 millimètres de distance.

L’intervalle entre les deux trous était donc resté le même.

Et cependant l’animal s’était beaucoup accru; le tibia, en particulier, s’était accru de 31 millimètres.

Ainsi, l’expérience avait duré cinquante-trois jours, comme je viens de le dire; et, au bout de ce temps, le tibia soumis à l’expérience, comparé au tibia amputé, se trouvait à peu près d’un tiers plus long.

Le tibia 18 est le tibia amputé au commencement de l’expérience; il a 63 millimètres de longueur.

Le tibia 17 est le tibia soumis à l’expérience; il a 94 millimètres.

La pièce 20 est le tibia gauche d’un lapin, le tibia amputé au commencement de l’expérience.

La pièce 19 est le tibia droit du même lapin, le tibia soumis à l’expérience.

Aux points marqués i i sont les deux trous, et les deux clous d’argent mis dans ces trous.

L’expérience a duré quatre-vingt-sept jours.

Le tibia amputé au commencement de l’expérience a 66 millimètres de longueur.

Le tibia soumis à l’expérience a, à la fin de l’expérience, 104. millimètres de longueur.

La différence de longueur entre les deux tibias est donc de plus de 38 millimètres, c’est-à-dire de plus d’un tiers.

Et cependant l’intervalle entre les deux trous, qui, au commencement de l’expérience, était de 20 millimètres, est de 20 millimètres à la fin de l’expérience.

Tout l’accroissement de l’os s’est fait par-delà les trous.

§ III.

Dans les expériences précédentes, chaque os n’avait que deux trous. J’ai voulu multiplier les trous sur le même os.

Les pièces 1, 2 et 3 de la Planche V sont les tibias droits de trois lapins.

Le tibia 1 a six trous, le tibia 2 en a huit, et le tibia 3 en a huit aussi.

§ IV.

Il y a jusqu’à quatre expériences distinctes sur chacun de ces os: la première, relative au corps de l’os; la seconde, à ses extrémités ; la troisième, à son épine ou apophyse ; et la quatrième, à ses épiphyses.

Mais je ne parle ici que des deux premières; je parlerai, plus loin, des deux autres .

§ V.

L’expérience relative au corps de l’os a trois clous qui la représentent: sur l’os n° 1, les clous 3, 4 et 5; et sur les os nos 2 et 3, les clous 4, 5 et 6.

Or, quand l’expérience a commencé, ces clous étaient à 1 centimètre l’un de l’autre; et quand l’expérience a fini, ils étaient, l’un de l’autre, à 1 centimètre.

Et cependant l’os n° 1 s’était accru de 6 millimètres; l’os n° 2, de 2 centimètres 6 millimètres; et l’os n° 3, de 2 centimètres 7 millimètres.

Encore une fois, tout l’accroissement de l’os s’était donc fait par-delà les clous.

L’expérience avait duré vingt-deux jours pour l’os n° 1, quarante-six pour l’os n° 2, et soixante-six pour l’os n° 3.

§ VI.

Deux clous représentent l’expérience relative aux extrémités de l’os: sur l’os n° 1, les clous 1 et 6; et sur les os nos 2 et 3, les clous 2 et 7.

Sur l’os n° 1, les deux clous 1 et 6 ont été mis à 5 centimètres 1 millimètre l’un de l’autre; sur l’os n° 2, les deux clous 2 et 7 ont été mis à 3 centimètres 3 millimètres l’un de l’autre; et sur l’os n° 3, les deux clous 2 et 7 ont été mis, l’un de l’autre, à 4 centimètres 3 millimètres.

Et je n’ai presque plus besoin de dire que, sur aucun de ces os, la distance d’un clou à l’autre n’a jamais changé.

Mais, sur l’os n° 1, le clou 1, qui était d’abord à 4 millimètres de l’épiphyse supérieure, en est maintenant à 7; et le clou 6, qui était à 4 millimètres de l’épiphyse inférieure en est aussi à 7.

Sur l’os n° 2, le clou 2, qui d’abord était à 4 millimètres de l’épiphyse supérieure, en est maintenant à 20; et le clou 7, qui était à 4 millimètres de l’épiphyse inférieure, en est à 16.

Sur l’os n° 3, le clou 2, qui était à 4 millimètres de l’épiphyse supérieure, en est à 25; et le clou 7, qui était à 3 millimètres de l’épiphyse inférieure, en est à 13.

L’os n° 1 s’est donc accru de 3 millimètres par en haut, et de 3 millimètres par en bas.

L’os n° 2 s’est accru de 16 millimètres par en haut, et de 12 par en bas.

Et l’os n° 3 s’est accru de 21 millimètres par en haut, et de 10 par en bas.

Tous ces os se sont donc accrus par en haut et par en bas , et ils ne se sont accrus que par en haut et que par en bas.

§ VII.

L’os ne croît donc pas en longueur par l’extension de son tissu: il croît en longueur parce que de nouvelles couches, de nouvelles lames s’ajoutent sans cesse les unes aux autres à chacun de ses deux bouts, et s’y juxtaposent.

Mais d’où viennent ces couches, ces lames dont la juxtaposition successive produit tout l’accroissement de l’os en longueur? Elles viennent du fibro-cartilage (c’est-à-dire du périoste à l’état de fibro-cartilage) qui sépare l’os de son épiphyse, la diaphyse de l’épiphyse.

Tant que ce fibro-cartilage subsiste, l’os croît en longueur; dès qu’il est entièrement ossifié, tout l’accroissement de l’os en longueur est fini.

§ VIII.

L’os croît donc en longueur comme il croît en grosseur: par des suradditions de couches.

Pour sa grosseur, ces couches se superposent; et pour sa longueur, elles se juxtaposent.

L’os croît donc en longueur par couches juxtaposées.

Pulsuz fraqment bitdi.

Yaş həddi:
0+
Litresdə buraxılış tarixi:
16 yanvar 2025
Həcm:
101 səh. 2 illustrasiyalar
ISBN:
4064066328368
Naşir:
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Bookwire
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