Kitabı oxu: «Le péril jaune»
Yakov Novikov
Le péril jaune

Publié par Good Press, 2020
EAN 4064066084004
Table des matières
Le péril Jaune
Par
J. NOVICOW
Membre de l'Institut International de Sociologie.
Extrait de la Revue Internationale de Sociologie .
V. Giard & E. Brière Libraires-Éditeurs
Le péril Jaune
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J. NOVICOW
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Membre de l'Institut International de Sociologie.
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Extrait de la Revue Internationale de Sociologie.
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V. Giard & E. Brière Libraires-Éditeurs
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Paris 1897
Le péril jaune1.
«Partout où l'ouvrier chinois ou même nègre est en concurrence avec l'ouvrier blanc, dit M. E. Faguet2, celui-ci est vaincu». Nous avons assez vu cela dans l'Outre-Mer de Bourget, où le terrible problème des races est si nettement posé! «L'ouvrier à cinq sous est naturellement vainqueur de l'ouvrier à cinq francs».
Le «péril jaune» est signalé de toutes parts. Les Chinois sont quatre cents millions. Théoriquement ils peuvent mettre trente millions d'hommes sur pied de guerre. Un beau matin, ils devaient envahir l'Europe, massacrer ses habitants et mettre fin à la civilisation occidentale. Cela paraissait un dogme inattaquable. Mais on s'est aperçu dans ces derniers temps que les Chinois éprouvent une horreur insurmontable contre le service militaire. Depuis qu'ils se sont laissés battre par les Japonais, dix fois moins nombreux, les pessimistes ont fait volte face. Le «péril jaune» n'est plus à craindre sous forme d'invasion militaire, du moins pour une période qui peut entrer dans nos préoccupations, le «péril jaune» vient surtout de l'ouvrier chinois qui se contente de cinq sous.
«L'habileté de l'ouvrier oriental, sa sobriété extrême, ne font de doute pour personne, dit M. H. Normant3. Entre deux ouvriers également habiles, celui qui est le plus sobre est déjà assuré de la supériorité; il en sera bien plus certain encore s'il se contente d'un salaire très inférieur à celui de son concurrent. Or c'est le cas de l'ouvrier jaune par rapport à l'ouvrier blanc. Celui-ci est vaincu d'avance. L'ouvrier jaune tient l'ouvrier blanc à sa merci». Les Chinois, les Hindous, les nègres se contentant d'un faible salaire, fabriqueront bientôt tous les produits à meilleur marché que les blancs; alors personne ne voudra plus acheter les articles des blancs. N'ayant plus de travail, ceux-ci seront réduits à mourir de faim. L'Europe deviendra une solitude et notre civilisation périra.
Il y a dans ces raisonnements une série d'erreurs qu'il est bon d'examiner une à une.
Où a-t-on pris d'abord que les races inférieures se contentent d'un petit salaire? Or tout l'édifice de l'argumentation pessimiste est basé sur cette affirmation. Le Chinois se contente de quelques sapèques et vit d'une poignée de riz. Il est sobre; donc ses produits seront moins chers que les nôtres, donc il nous écrasera.
L'affirmation que les races inférieures se contentent d'un bas salaire quand elles peuvent obtenir un salaire élevé ne supporte pas l'examen un seul instant.
Au Transvaal les ouvriers cafres ont des salaires de 75 francs par mois, plus la nourriture, qui revient à 85 francs. Cela leur fait donc 5 fr. 35 par jour. Les Chinois en Californie gagnent 5 francs par jour4.
Pulsuz fraqment bitdi.